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L’EWC 2026 à Paris, une édition historique mais une affluence contrastée

L’Esports World Cup 2026 à Paris, une édition historique mais une affluence contrastée

côté publicAprès sept semaines de compétition à Paris, l’Esports World Cup a tenu ses promesses sur le terrain, mais a connu une affluence très variable selon les jeux et les jours
Tom Comminge

Tom Comminge

L'essentiel

  • L’Esports World Cup (EWC) s’est achevé à Paris Expo Porte de Versailles après sept semaines de compétition, avec un budget record de 75 millions de dollars de récompenses globales et plus de 2.000 joueurs impliqués.
  • L’affluence du public variait fortement selon les jeux et les jours de la semaine.
  • La prochaine édition en 2027 aura lieu à Riyad en Arabie saoudite, où les deux premières éditions s’étaient déjà déroulées.

Clap de fin pour l’Esports World Cup (EWC). Après sept semaines intenses de compétition à Paris Expo Porte de Versailles, le plus grand événement Esport de l’année a tiré sa révérence sur Counter-Strike, l’un des jeux compétitifs les plus populaires au monde. Et il n’y a pas à dire, cette troisième édition de l’EWC a marqué l’histoire de l’Esport mondial.

L’Esports Foundation, organisation à l’origine de l’événement, a mis les moyens pour rendre cette compétition à Paris unique. 75 millions de dollars de récompenses globales (un record), plus de 2.000 joueurs et joueuses impliqués et une campagne de publicité XXL, tout était réuni pour faire rayonner l’Esport à travers le globe. Les sept semaines à Paris Expo Porte de Versailles promettaient donc d’être folles. Mais sur place, l’expérience était parfois surprenante.

Une compétition aboutie… mais que le week-end

L’affluence dépendait majoritairement des tournois proposés chaque semaine. Pour League of Legends, Rocket League, Valorant ou Counter-Strike, des jeux avec de grosses communautés en France, les spectateurs répondaient présents pour supporter leurs équipes, notamment grâce aux clubs français qui y participaient. A l’inverse, des titres majoritairement connus en Asie comme Honor of Kings, Free Fire, Dota 2, mais aussi Overwatch ont eu plus de mal à rameuter les foules, notamment un lundi ou un mardi.

La rubrique Gaming

« Le nombre de spectateurs entre la semaine et le week-end n’a rien à voir, nous soulignait un fan français venu voir les matchs de League of Legends. Le dimanche, pour la finale de Karmine Corp, chaque siège était occupé c’était exceptionnel. Mais j’y suis retourné le lendemain et je pouvais presque marcher plusieurs minutes sans croiser personne dans le Hall 1 de Porte de Versailles. On entendait plus les commentateurs que les spectateurs. » Pour Thomas, fan d’Esport et de Rocket League, les vacances d’été étaient la principale raison du manque de public.

« Ça me fait mal de le dire, mais la majorité des Français préfèrent se la couler douce à la plage plutôt que de rester dans un immense bâtiment climatisé à regarder des gens jouer aux jeux vidéo. Une compétition de sept semaines qui propose vingt-cinq tournois différents ne peut pas faire guichet fermé. On peut tout de même remercier les Asiatiques qui ont ramené leur passion pour l’Esport, leur gentillesse et leur énergie à Paris. » En 2027, la quatrième Esports World Cup aura de nouveau lieu à Riyad, en Arabie saoudite. La capitale avait accueilli les deux premières éditions.