Basket : L’ancien joueur NBA Enes Kanter viré d’un match de WNBA après des provocations transphobes et une altercation
« Freedom » qu’il dit•Enes Kanter était présent en bord de parquet lors du match entre Chicago Sky et Indiana FeverA.H.
C’est quand même cocasse, et le mot est faible de porter dans son nom de famille le mot « freedom » (liberté) et d’être à ce point opposé à la liberté d’une certaine partie de la population. Enes Kanter Freedom, ancien joueur NBA passé par les Jazz, les Celtics, ou les Knicks, a été viré de la Wintrust Arena, à l’occasion du match à cause de provocations transphobes, où il assistait au match de WNBA entre le Chicago Sky et Indiana Fever.
Arrivé dans l’arène avec un tee-shirt « Woman : nom, humain adulte de sexe féminin », Enes Kanter a été interpellé par la joueuse du Sky, Natasha Cloud. Le ton est alors monté et l’ancien pivot a été escorté et évacué de la salle. « A tous les enfants et personnes transgenres, vous faites partie de ma communauté et de ma tribu, a écrit Cloud après le match. Vous avez votre place. Vous êtes aimés. Vous êtes vus. Vous êtes parfaits tels que vous êtes et je vous protégerai toujours. »
De son côté, sur les réseaux sociaux, Enes Kanter s’est indigné d’avoir été viré de la salle : « Je viens de me faire expulser d’un match de WNBA pour avoir soutenu les femmes ! Rendez-vous compte, America. » Ce n’est pas la première prise de parole transphobe du joueur qui s’était notamment fait connaître en dehors des parquets pour ses prises de position à l’encontre du président turc Recep Tayyip Erdogan.
Transphobie aggravée
Désormais naturalisé américain et placé sur la liste des terroristes recherchés par la Turquie, Kanter avait déclaré lors d’une conférence de presse qu’il se présenterait à la Draft WNBA en tant que femme en expliquant sur X que « si le simple fait de déclarer qui vous êtes est tout ce qui est requis, alors je remplis chacune des conditions nécessaires pour évoluer en WNBA ».
Il soutient également la joueuse d’Indiana Sophie Cunningham, qui a assuré dans une interview à ESPN qu’elle était opposée à la présence d’athlètes transgenres dans le sport féminin (aucune femme transgenre ne joue actuellement en WNBA). « Je veux protéger les petites filles dans les vestiaires, ou les jeunes filles dans le sport, qui ne devraient pas avoir à affronter des hommes biologiques », avait lancé l’arrière fin juillet.
Des déclarations qui ont alimenté un débat très prégnant aux Etats-Unis, où Donald Trump prend régulièrement position contre les minorités ne se conformant pas aux normes de genre et a publié l’an passé un décret présidentiel interdisant les athlètes transgenres dans le sport féminin. Mais la prise de position de Sophie Cunningham entre en contradiction avec celle de la ligue et de plusieurs de ses équipes : ainsi, la WNBA, contrairement à d’autres instances, n’a pas banni les joueuses transgenres de son championnat. C’est ça, la vraie freedom.



















