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Comment Djokovic s’est arraché pour gagner à 3 heures du matin

Roland-Garros 2024 : « Le plus beau match joué ici »… Comment Djokovic s’est arraché pour gagner à 3 heures du matin

TENNISMalmené par un immense Musetti, Djokovic a encore repoussé les limites pour retourner la rencontre et remporter le match le plus tardif de l’histoire à Paris, à 3h06 du matin (7-5, 6-7 (6/8), 2-6, 6-3, 6-0)
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'essentiel

  • Mené deux sets à un, Novak Djokovic, numéro un mondial et tenant du trophée, s’est sorti du piège nocturne tendu par l’Italien Lorenzo Musetti (30e).
  • Au bout de la nuit et de l’effort au troisième tour de Roland-Garros, Djokovic, 37 ans, est victorieux à trois heures du matin passées ce dimanche.
  • Après 4h29 min de jeu, cette rencontre Djokovic-Musetti est devenue la plus tardive de l’histoire du tournoi du Grand Chelem parisien.

La question taraude le monde du tennis depuis plusieurs mois maintenant : qu’est-ce qui fait encore courir Novak Djokovic à son âge, alors qu’il a fini le jeu depuis longtemps et que personne n’ira jamais chercher son record de 24 Grands Chelems ? Et puis on le voit se dépouiller comme jamais pour retourner un match légendaire sur le Chatrier à 3 heures du mat', et on a notre réponse. Montrer qu’il est le meilleur, toujours, à 37 ans.

Mené deux sets à un, Novak Djokovic, numéro un mondial et tenant du trophée, s’est sorti du piège nocturne tendu par l’Italien Lorenzo Musetti (30e)… au bout de la nuit et de l’effort au troisième tour de Roland-Garros, à trois heures du matin passées dimanche.

« Si vous avez une fête, je viens »

Djokovic est même sorti victorieux 7-5, 6-7 (6/8), 2-6, 6-3, 6-0 d'un match historique, puisque à 03h06 du matin, après 4h29 min de jeu, cette rencontre est devenue la plus tardive de l’histoire du tournoi du Grand Chelem parisien. Elle dépasse aisément le quart de finale de 2020 entre Rafael Nadal et Jannik Sinner, qui avait trouvé son dénouement à 1h26. « C’est peut-être le plus beau match que j’ai joué ici. C’est impossible de dormir maintenant avec toute cette adrénaline. Si vous avez une fête, je viens ! », a-t-il lancé au public parisien à même le court, taquinant les enfants qui étaient encore debout à cette heure-là.

L’heure importe finalement peut-être peu au Serbe de 37 ans, qui affrontera l’Argentin Francisco Cerundolo (27e) en huitième de finale : sa victoire renversante lui permet, au moins provisoirement, de conserver la couronne de numéro un mondial qu’il aurait abandonnée à un autre Italien, Jannik Sinner, en cas d’élimination.

Interrogé sur l’heure tardive de son match entamé après 22h30 samedi, la pluie ayant encore chamboulé la programmation, « je pense que certaines choses auraient pu être gérées différemment », s’est borné à répondre Djokovic.

Une bataille spectaculaire

Déjà, lors de leur première confrontation à Roland-Garros en 2021, Musetti avait fait trembler « Nole » en menant deux sets à rien, avant de craquer puis d’abandonner. Trois ans plus tard, d’abandon il n’y a pas eu. Au contraire, les deux joueurs se sont livrés une bataille spectaculaire, durant laquelle le Toscan a tenu longtemps la dragée haute à son adversaire de 15 ans son aîné -- 22 contre 37 ans.

En démontre ce deuxième set de près d’1h30 entre les deux hommes, au cours duquel Musetti, mené 4-1, est parvenu à débreaker pour revenir à hauteur, avant de s’offrir la manche au tie-break après avoir écarté une balle de deux sets à zéro en faveur de Djokovic.

La programmation en question

Il a ensuite empoché le troisième set, faisant envisager la chute du géant serbe. Oui mais voilà, Djokovic, l’homme aux 24 titres record en Grand Chelem, a su trouver les ressources pour se relancer. « J’ai eu un peu de chance au début du quatrième set. Il était le meilleur joueur sur le court à ce moment-là. Je ne voyais pas de solution. Il était impénétrable. J’étais vraiment en grande difficulté. A 2 partout, vous m’avez donné de l’énergie et j’étais un joueur différent », a remercié Djokovic en s’adressant au public parisien.

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Après un tel combat, reste à savoir si son physique tiendra la distance. Pour ce qui est du mental, Djokovic a prouvé une fois de plus qu’il n’en avait pas fini.