Open d’Australie : « Je n’aurais pas laissé mon fils ramasser des balles dans ces conditions », admet Nicolas Mahut

TENNIS Le Français est revenu sur les conditions rocambolesques dans lesquelles se déroule le grand chelem australien 

A.L.G.

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Nicolas Mahut est éliminé de l'Open d'Australie dès le premier tour.
Nicolas Mahut est éliminé de l'Open d'Australie dès le premier tour. — GABRIEL BOUYS / AFP

Eliminé dès le premier tour de l’Open d'Australie par l’Espagnol Mario Vilella Martínez (6-3, 6-4) jeudi, le Français Nicolas Mahut est longuement revenu sur la situation dans le pays avec une qualité de l’air pour le moins préoccupante. « Je trouve qu’il y a eu un décalage entre ce qui a été annoncé par le tournoi – on va protéger les joueurs au maximum, c’est notre priorité – et ce qu’il s’est passé mardi. Pour moi, ce n’était pas jouable », a-t-il déclaré dans des propos repris par L'Equipe.

« J’ai du mal à comprendre que la ville de Melbourne ferme des piscines, annule des courses de chevaux, demande à ses habitants de passer le moins de temps possible dehors, de mettre les animaux de compagnie à l’intérieur, et qu’en même temps on laisse le tournoi se dérouler normalement avec les joueurs, les ramasseurs de balles et les fans, poursuit le spécialiste du double. S’ils avaient fait un footing de 30 minutes dehors dans ces conditions, ils auraient peut-être revu leur jugement. On s’en sort bien avec un seul abandon. »

Mahut, les ramasseurs de balle et les fumeurs

Interrogé sur ses sensations personnelles lors de son arrivée sur les courts australiens, Mahut a expliqué qu’il avait « le sentiment d’avoir passé la journée enfermé dans une pièce remplie de fumeurs. Ce n’était vraiment pas agréable. Le matin, j’avais arrêté mon entraînement au bout de 40 minutes. Je pense que je n’aurais pas été en mesure de jouer mon match ce jour-là. »

S’il s’est félicité des cinq millions de dollars australiens récoltés mercredi lors d’une exhibition, Mahut a conclu son coup de gueule en expliquant « moi, personnellement, je n’aurais pas laissé mon fils ramasser des balles dans ces conditions. » Tout est dit.