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France - Italie : « On a vraiment hâte d’y être »… Miam miam, les quarts de finale arrivent (enfin)
rugby•Après quatre semaines de phase de poule, la Coupe du monde entre dans sa phase finale à partir de la semaine prochaine, et on était tous impatients que ça arriveNicolas Camus
L'essentiel
- Le XV de France a largement battu l’Italie (60-7) vendredi soir pour son dernier match de poule dans cette Coupe du monde.
- Place désormais aux quarts de finale, où l’attend sans doute l’Afrique du Sud, championne du monde en titre.
- Les Bleus ont hâte d’entrer dans cette phase finale à laquelle ils pensent depuis des mois, et nous avec.
De notre envoyé spécial à Lyon,
C’était bien sympa tout ça, mais il est plus que temps de passer à la suite. Parce qu’il faut que ça se termine avant Noël, quand même, mais surtout parce qu’il nous tarde de ces matchs de Coupe du monde sans lendemains. Ç’en était peut-être un sur le papier vendredi soir à Lyon, mais on peut le dire maintenant, cette histoire de 8e de finale contre l’Italie n’avait pas convaincu grand monde, à commencer semble-t-il par les Italiens. Bref, maintenant, c’est les quarts de finale, et comme le dit Charles Ollivon, « on a vraiment hâte d’y être ».
C’est d’autant plus vrai que les Bleus ont donné sur ce dernier match de poule un avant-goût de ce que ça pouvait donner, cette intensité en plus, cette recherche de précision dans chaque geste, cette libération quand on sent que ça part dans le bon sens. « On s’est conditionnés à ce que qui va arriver le week-end prochain », résume Thomas Ramos. Car il n’y aura plus de palier de décompression désormais. Sauf exploit majuscule des Ecossais contre l’Irlande, c’est bien l’Afrique du Sud qui va débouler à bord de ses blindés à Saint-Denis. « Les champions du monde en titre, qui ont clairement préparé leur back-to-back », pose Fabien Galthié.
Le sélectionneur n’était pas très chaud vendredi soir pour parler des Boks. Il a même coupé une question d’un confrère destinée à Ollivon sur la manière de préparer mentalement un match contre une équipe aussi rugueuse (pour ne pas dire autre chose). « Ah, vous avez déjà joué le match de demain vous ? », a-t-il interrogé, ne laissant pas son joueur répondre. « Quoi qu’il arrive, ce quart sera pour nous une deuxième finale de Coupe du monde, a ajouté Galthié dans la foulée. On en a déjà joué une en ouverture contre la Nouvelle-Zélande, là c’est une deuxième finale qui nous attend. Je le répète, et je pèse mes mots. »
« Il reste trois semaines, trois one shot »
La perspective donne le vertige, en tout cas. Parce que perdre à ce stade de la compétition serait un échec quand on vise la victoire, surtout à la maison. Tout le pays est bouillant, ce serait dommage que ça s’arrête maintenant. Et en même temps, on ne peut pas trouver plus forte opposition au monde que l’Afrique du Sud actuellement, si ce n’est l’Irlande. « De toute façon, il faut battre les meilleurs pour aller au bout », évacue Matthieu Jalibert. Ce n’est qu’une impression, mais on a senti les Bleus très confiants en zone mixte. Pas confiants en mode on va leur botter les fesses à ces Sudafs, évidemment, mais juste confiants comme il faut, sûrs de leur force.
« On est bien physiquement, bien dans notre jeu. Et puis on s’est préparés pour, observe Louis Bielle-Biarrey, à qui décidément rien ne fait peur du haut de ses 20 piges. Il reste trois semaines, trois one shot. Les Sud-Africains sont très forts mais pas imbattables, l’Irlande l’a prouvé. » La France aussi, et pas plus tard que lors de leur dernière confrontation, en novembre (30-26). « On s’attend à un match comme la dernière fois, physique, rugueux, intense. Un grand match, quoi », dit Thibaud Flament.
« On sait très bien comme ils jouent, archi physiques devant, avec en plus un gros banc de remplaçants du paquet d’avants [l’Afrique du Sud a cette douce particularité de constituer un banc avec sept avants et un seul arrière, quand les autres équipes optent pour une répartition en 5-3 ou au pire 6-2]. Il faudra savoir répondre, projette Ramos. Après, ils maîtrisent ce qu’ils font. Mais on peut s’appuyer sur ce qu’on a fait de bien ce soir [vendredi] offensivement. Il ne faudra pas avoir peur, s’ils montent vite en défense, de les jouer parce que ça leur arrive aussi de se faire prendre. »
Tout le monde sera devant sa télé, samedi soir, pour regarder cet Irlande-Ecosse de la première importance. Et puis après une seconde journée de repos pour déconnecter un peu auprès de ses proches, ce sera à fond les ballons à partir de lundi. Avec un mot d’ordre signé Greg Alldritt : « Il ne faut pas la subir cette semaine, mais profiter. L’aventure continue, on est toujours en mission et j’espère avoir le même discours dans une semaine. Ce n’est pas une banalité d’être en quarts mais on est programmés depuis quatre ans pour essayer d’aller plus loin. »
NOTRE DOSSIER XV DE FRANCEAntoine Dupont en sera-t-il ? On saura lundi, déjà, si le capitaine est apte ou non à retrouver l’entraînement collectif. L’intéressé a des fourmis dans les mains, en tout cas. On l’a vu échanger quelques passes en costard avec ses coéquipiers lors de la reconnaissance de la pelouse, vendredi. Et son visage déterminé quand il a traversé la zone mixte en disait long sur sa motivation. On avoue être partagés entre l’espoir de le revoir sur pieds et la crainte de le relâcher si vite sur le ring.


















