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Soleil et baignade… Les Springboks « comme à la maison » dans le Var

Coupe du monde de Rugby 2023 : Soleil, baignade et crêpes… Les Springboks « comme à la maison » dans le Var

RUGBYDepuis le début de la Coupe du monde de rugby 2023, les Springboks résident au grand hôtel des Sablettes à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, où ils se sentent « comme à la maison »
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’équipe de rugby d’Afrique du Sud a pris ses quartiers au Grand Hôtel des Sablettes, à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, depuis le début de la Coupe du monde 2023.
  • Les champions du Monde en titre s’y sentent « comme à la maison », depuis leur première venue en novembre 2022.
  • Même si leur séjour pourrait ressembler à des vacances, avec baignade, crêpes et balades le long de la mer Méditerranée, ce cadre idyllique leur permet une préparation optimale pour décrocher un quatrième titre mondial.

De notre envoyé spécial à La Seyne-sur-Mer,

« Content de vous revoir sous un temps ensoleillé, je vois que toutes les vestes ont été rangées ». Comme son attachée presse, la délégation de l’équipe de rugby d’Afrique du Sud est ravie d’enfin retrouver ses quartiers à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, après un passage par Bordeaux, et une large victoire contre la Roumanie (76-0), puis par Paris et la courte défaite contre l’Irlande (13-8) dans cette Coupe du monde de rugby 2023. A chaque fois, sous la pluie.

« Nous sommes tous très heureux d’être de retour ici. La façon dont nous sommes traités, c’est comme si on revenait à la maison. On est vraiment très heureux d’être dans cet hôtel », pouvait savourer Daan Human, l’entraîneur de la mêlée de l’Afrique du Sud, en même temps qu’il réenfilait son bob flanqué d’un Springbok. Et il y a de quoi. Le Grand hôtel des Sablettes, un hôtel spa de 4 étoiles, n’est qu’à quelques pas de la plage du même nom et de ses couleurs azur, typiques de la Méditerranée. Les paisibles retraités qui s’adonnent au longe-côte ont d’ailleurs pris l’habitude de croiser quelques joueurs sud africains venir piquer une tête le matin.

« C’est l’Afrique du Sud qui nous confie sa Coupe du monde »

Les Springboks y ont déjà pris leurs habitudes en novembre 2022, et un premier séjour pour découvrir les infrastructures lors d’un test-match face au XV de France, au stade Vélodrome de Marseille. Le Grand Hôtel des Sablettes a l’habitude d’accueillir des rugbymen, il n’est pas rare que des équipes du Top 14 y viennent en stage de présaison. « Pas mal de joueurs nous connaissent, comme Cheslin [Kolbe] ou Bryan Habana, on a une bonne connexion avec les Sud Africains », cadre Adrien Lelièvre, le jeune directeur de l’hôtel.

Le Grand Hotel des Sablettes, dans le Var, s'est mis aux couleurs de l'Afrique du Sud pour accueillir les Springboks.
Le Grand Hotel des Sablettes, dans le Var, s'est mis aux couleurs de l'Afrique du Sud pour accueillir les Springboks.  - Adrien Max

L’emblématique capitaine des Boks, Siya Kolisi, connaît d’ailleurs tous les prénoms des employés. « Il s’en souvient depuis novembre dernier », confie le directeur de l’hôtel, presque ébahi par autant d’humanité et de simplicité. Adrien Lelièvre et ses équipes ont justement fait leur maximum pour que la délégation sud africaine se sente comme chez elle, avec des petits devoirs imposés à ses employés : « Au-delà de l’équipe sportive, c’est l’Afrique du Sud qui nous confie sa Coupe du monde. Et on sait que là-bas, le rugby, c’est plus que du sport. On a travaillé en amont, j’ai sensibilité mes équipes et on a tous regardé Chasing the Sun [une série sur leur titre Mondial en 2019]. Quand les gars sont là, on sait à qui on parle et ce ne sont pas que des sportifs », confie-t-il.

Et l’ambiance familiale de l’hôtel déteint sur les joueurs et le staff. Comme ce week-end quand toute l’équipe a appelé Adrien Lelièvre pour son mariage, alors que les joueurs se préparaient pour le choc face à l’Irlande : « Ils m’ont tous dit un petit mot et Siya [Kolisi] a pris cinq minutes pour me féliciter ».

Une mission commune : « être hyper respectueux de leur calme »

Une ambiance familiale et un cadre idyllique, pour recréer un « cocon ». Certaines familles de joueurs sont également présentes, de quoi se croire presque en vacances lorsqu’il est l’heure d’aller manger une glace avec les enfants. « En dehors du sud et du beau temps, il y a vraiment ce côté comme à la maison. Ils ne sont pas non plus en vacances, mais ça leur permet d’avoir des moments de relâche en regardant simplement la mer », avance le directeur.

La plage des Sablettes, dans le Var, où certains Springboks ont pris l'habitude de piquer une tête.
La plage des Sablettes, dans le Var, où certains Springboks ont pris l'habitude de piquer une tête.  - Adrien Max

Et il n’est pas le seul à mettre les petits plats dans les grands. Des drapeaux sud africains flottent partout sur la petite presqu’île, tout comme les « Welcome Springboks ». Avec comme « mission commune d’être tous hyper respectueux de leur calme », rappelle Adrien Lelièvre.

Comme à la crêperie « Les deux frères », quelques dizaines de mètres plus loin sur la promenade qui surplombe la plage. « Quand ils sont là, on les voit presque tous les après-midi. Parfois ils font des marches à 30 ou 40, et d’autres fois ils passent par groupe de deux ou trois. Ils sont super accessibles avec nous et les clients, ils nous serrent la main, font des photos, signent des ballons », confie Yohan, le patron. Tout ça après avoir enfilé un bon plat de pâtes, ou quelques crêpes en famille.

« Il est venu nous dire au revoir comme si on était des voisins »

La femme du talonneur Malcolm Marx y avait presque pris ses habitudes, avant que son mari ne se blesse. « Quand ils sont revenus lundi, il est venu me voir pour me dire qu’il s’était blessé et qu’il allait rentrer au pays. Vous vous rendez compte ? Il est venu nous dire au revoir comme si on était des voisins. Ils m’ont même dit que s’ils gagnaient la finale, ils allaient revenir », n’en revient pas Yohan.

Parce que la fin du séjour varois des Springboks approche. S’ils se qualifient pour les quarts de finale face au Tonga dimanche soir (21 heures), ils joueront leur prochain match à Paris et quitteront le Grand Hôtel des Sablettes. « On va leur faire un gros câlin, et je pense qu’eux aussi. On sera content de les voir partir parce qu’ils iront vers leur prochaine étape, mais on aura un pincement au cœur », confie Adrien Lelièvre qui se prépare déjà psychologiquement au déménagement. « On doit tout faire en une journée pour réinstaller une autre équipe qui viendra pour les phases finales. Six ont visité l’hôtel mais on ne sait pas encore ce sera », explique-t-il. Avant de voir revenir les Springboks pour fêter leur quatrième titre de champions du monde ?