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« Je ne suis pas raciste », se défend Bastien Chalureau les larmes aux yeux

XV de France : « Je ne suis pas raciste », se défend Bastien Chalureau les larmes aux yeux

rugbyLe deuxième ligne de l’équipe de France s’est présenté face à la presse lundi soir pour répondre en personne à la polémique née pendant le week-end
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Bastien Chalureau, appelé dans le groupe France pour pallier le forfait de Paul Willemse, est au cœur d’une polémique pour une condamnation pour violences à caractère raciste en 2020 – dont il a fait appel.
  • Alors que l’affaire a été commentée jusqu’à la présidence de la Fédération internationale, l’intéressé s’est présenté face à la presse lundi soir pour répondre en personne.
  • Le deuxième ligne, visiblement ému, a assuré à plusieurs reprises « ne pas être raciste ».

A Rueil-Malmaison,

Le problème à la racine. Epicentre d’une polémique née pendant le week-end, après un tweet de la Boucherie Ovalie rappelant une condamnation datant de 2020 pour des violences teintées de propos racistes, Bastien Chalureau s’est présenté devant la presse, lundi soir. Une prise de parole qui s’est décidée dans la journée, éventée sans le vouloir par Fabien Galthié dans une discussion pas si privée avec Emmanuel Macron.

Alors que le président de la République était venu rendre une petite visite aux Bleus à cinq jours de leur tant attendue entrée en lice en Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande, le sélectionneur lui a glissé lors d’un aparté capté par les micros présents autour du terrain que son deuxième ligne devrait s’exprimer en fin de journée. « Qu’il soit lui-même, invoquait alors Galthié. S’il doit pleurer, il doit pleurer. Il doit dire les choses. »

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Bastien Chalureau a pleuré. Sans qu’il n’y ait rien de prémédité, évidemment. Les larmes lui sont montées quand il a parlé de ses proches. C’est pour eux qu’il a demandé de lui-même à prendre la parole. « Ça ne touche pas que moi, ça touche ma famille », a-t-il regretté, très ému. Mais pendant de longues minutes avant ça, il a répondu aux questions le visage fermé, droit dans ses bottes. « Je ne suis pas raciste », a-t-il ainsi répété à plusieurs reprises.

« On accompagne nos joueurs »

« Depuis le premier jour, j’ai avoué mes erreurs avec la violence et j’ai nié tout propos racistes. Je ne le suis pas, je ne partage pas ces valeurs », a-t-il encore dit. Au cœur de cette tempête, Chalureau peut compter sur le soutien de ses coéquipiers, qui lui ont témoigné leur confiance dimanche par l’intermédiaire du capitaine Antoine Dupont. « On se connaît tous, depuis très longtemps. Ce n’est pas un feu de plus qui va nous séparer », a-t-il assuré. Une des raisons pour lesquelles le Montpelliérain n’a pas songé une seconde à quitter le groupe.

Alors que l’affaire a été commentée jusqu’à la présidence de World Rugby, dans la matinée, elle ne semble pas devoir faire vaciller le groupe France. En interne, le staff a tenu à déminer la situation. « Ça fait quatre ans qu’on anticipe tout ce qui peut contrarier notre travail, a indiqué Laurent Labit, l’entraîneur de l’attaque du XV de France, également passé devant la presse. On a eu quelques épisodes, qu’on a assez bien gérés je crois. On accompagne nos joueurs, on discute avec eux, c’est la grande force de notre méthode. Et quand on a traité tout ça, on peut se concentrer sur le rugby. » Les Bleus espèrent qu’après cette séquence, le seul sujet de discussion sera les All Blacks.