Lyon: «La ville a vibré pour le rugby»… Malgré la claque contre Montpellier, le LOU a «franchi des caps»
TOP 14•Nettement dominés par le MHR vendredi au Parc OL (14-40), les Lyonnais restent la belle révélation de cette saison de Top 14...Au Parc OL, Jérémy Laugier
L'essentiel
- Enorme surprise du quart de finale grâce à sa qualification à Toulon, le LOU Rugby a été brutalement stoppé par Montpellier vendredi à Lyon (14-40).
- Les hommes de Pierre Mignoni, qui voient leur popularité grimper dans le panorama du sport lyonnais, ont néanmoins pris rendez-vous avec les phases finales du Top 14.
Ne comptez pas sur Pierre Mignoni pour se réjouir d’une saison conclue par une claque contre Montpellier (14-40), vendredi au Parc OL, aux portes d’une finale de Top 14. « La saison aurait été fantastique seulement si on avait gagné le titre de champion de France », estime le si exigeant entraîneur du LOU. Celui-ci reste conscient de la belle ascension du club lyonnais depuis son arrivée en 2015. « Il y a deux ans, on était en Pro D2 et aujourd’hui, on joue une demi-finale à Lyon. C’est pas mal quand même », résume le deuxième ligne Félix Lambey.
Un optimisme partagé par son président Yann Roubert dès vendredi. « On est triste ce soir mais on a pris goût aux phases finales et on espère y revenir. Il y a eu des caps de franchis, comme la joie d’occuper la première place, même si ça a été éphémère. On a aussi retrouvé des internationaux et Matmut Stadium de Gerland nous a offert des soirées extraordinaires. »
« Les gens s’identifient de plus en plus à nous »
Et pour cause, rien qu’en mai, le LOU a arraché le premier billet de son histoire pour les phases finales devant près de 20.000 spectateurs… contre Montpellier (à Gerland) avant de renverser le RC Toulon à Mayol en quart puis de battre le record d’affluence du Parc OL (58.664 spectateurs) vendredi.
« C’est une énorme fierté de constater que dans une ville à la base surtout branchée foot, les gens s’identifient de plus en plus à nous », apprécie Pierre Mignoni, qui espère voir son effectif « enrichi » pour « jouer à fond » la Coupe d’Europe la saison prochaine.
« Le plus dur est à venir car on sera davantage attendu la saison prochaine »
Yann Roubert, qui a avant tout repéré « un manque de puissance et de maîtrise » durant cette demi-finale très déséquilibrée, dresse le même constat quant à la popularité grandissante du LOU dans la région lyonnaise. « La ville a vibré pour le rugby, remarque-t-il. Ça montre qu’il y a un vrai potentiel pour ce sport ici. A nous d’être bons pour que ce feu qui prend devienne un grand brasier. »
Ce brasier passera par la confirmation d’un groupe qui ne sera plus vu comme le promu 2016 ou le modeste 10e du classement en 2017. « Le plus dur est à venir car on sera davantage attendu la saison prochaine, confie Félix Lambey. Certains matchs à l’extérieur seront peut-être plus durs à remporter. Le vrai défi sera là : arrivera-t-on à faire aussi bien voire mieux ? »


















