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JO de Paris 2024 : On a repéré les hotspots où s’envoyer en l’air au village olympique
CHAAAAAAUD•Laveries, salle de fitness, endroits cachés ou plus populaires, « 20 Minutes » a dressé son propre topoguide des spots les plus propices pour satisfaire l’appétit sexuel qu’on dit gargantuesque des athlètes olympiquesLaure Gamaury
L'essentiel
- Durant les Jeux olympiques, les athlètes s’adonnent fréquemment à des relations sexuelles dans le village olympique, selon plusieurs témoignages et statistiques, la plupart non officiels. Les préservatifs y sont distribués par centaines de milliers, et les applications de rencontres comme Tinder ou Grindr y sont très populaires.
- Le site des Jeux de Paris 2024 offrira, lui aussi, de nombreux endroits propices à ces ébats, selon l’enquête très partiale menée par « 20 Minutes ».
- Après les Jeux de Pékin en 2008, la footballeuse américaine Hope Solo racontait notamment avoir « vu des gens coucher à l’air libre, sur les pelouses, entre les bâtiments, les gens se lâchent et deviennent dirty ».
No zob in job. Oui mais quand travail oblige, les athlètes vivent plusieurs semaines dans un village olympique tendance colonie de vacances, y côtoient des stars planétaires partageant la même aventure, le mercure grimpe. Et la canicule cette fois n’y est pas pour grand-chose. A chaque édition des Jeux, c’est un sujet récurrent : ça baise vraiment tant que ça au village ?
A Pékin, en 2008, « j’ai vu des gens coucher à l’air libre, sur les pelouses, entre les bâtiments, les gens se lâchent et deviennent dirty », racontait Hope Solo, footballeuse du team USA avant les Jeux de Londres en 2012 sur la chaîne ESPN. Ryan Lochte, le nageur six fois champion olympique, estimait lui que « 70 à 75 % des Olympiens ont des relations sexuelles ». Et sans doute un paquet de Français là-dedans, eux qui ne rechignent jamais à prendre leur part : les folies d’une célèbre athlète française prise sur le fait par son officiel lors d’une olympiade récente sont restées dans les mémoires.
A Tokyo en 2021, entre 150 et 160.000 préservatifs avaient été distribués alors que les athlètes étaient encouragés à garder leurs distances, en pleine crise du Covid. Les Jeux de Paris vont-ils battre un record à ce niveau ? Chez 20 Minutes, plutôt que de se demander si, combien et qui, on a misé sur un repérage précis pour proposer notre topoguide des hotspots où s’envoyer en l’air. Tout en précisant évidemment que l'’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. Mais ce qui se passe au village reste au village...
- Dans un appartement
Coller deux lits jumeaux dans une chambre, même s’ils sont en carton recyclé et au vu de leur résistance, jusqu’à 250 kg, c’est tout à fait faisable. Si en 2021 à Tokyo, des craintes sur la solidité avaient émergé, plusieurs athlètes, dont le gymnaste irlandais Rhys McClenaghan, retweeté par le CIO à l’époque, avait battu en brèche l’idée que ces lits soient « anti-sexe ». L’idée venait du New York Post et d’une série de tweets de Paul Chelimo, fondeur américain.
Solidité check donc. Cependant, penser à vérifier au préalable que l’appart est désert parce qu’avec des cloisons démontables, on ne garantit pas un confort sonore optimal.
Pour les plus acrobates, peut-être moins confortables mais un peu plus pittoresques, les salles de bains avec baignoire ou la vasque « à la bonne hauteur pour permettre à un fauteuil roulant de passer dessous ». On ne vous fait pas le dessin pour ce qui est de passer dessus.
- En bord de Seine
Avec sa promenade en bois de plus de 600 mètres, abritée par des arbres, le bord de Seine risque d’être bucolique et particulièrement prisé en cas de fortes chaleurs. Mais à la fraîche, le soir, faiblement éclairée pour « préserver la faune du fleuve », dixit le Cojop, l’endroit pourrait bien se transformer et accueillir ébats d’un soir ou couples libérés.
Il est en plus idéalement situé à proximité du village club des athlètes, que le Cojop voit comme un « lieu de rencontres de tous les sportifs » (sic). « Contrairement à un bar, il n’est pas difficile d’entamer une conversation parce que vous avez quelque chose en commun », lançait sous forme de conseil, Hope Solo en 2012, qui qualifiait ses congénères et elle-même d'« extrémistes ». « Quand les athlètes s’entraînent, ils ne pensent qu’à ça. Quand ils sortent c’est pour boire une vingtaine de verres. Dans une expérience qui n’arrive qu’une fois, vous voulez construire des souvenirs, qu’ils soient sexuels ou sportifs ».
Comme une prédiction pour les éditions suivantes où Tinder a relevé des pics de connexions dans les villages des athlètes. Une véritable explosion de matchs pour l’application créée en 2012, aux Jeux d’été comme d’hiver. « À chaque olympiade, nous constatons que Tinder est on fire dans les villages olympiques », avait déclaré pendant les Jeux de Pyeongchang en 2018, une porte-parole de Match Group. Et en 2012, c’est Grindr qui avait fait le coup de la panne dans l’est de Londres, au moment de l’arrivée des athlètes dans le village olympique.
- Les laveries
Tony Azevedo, capitaine de l’équipe de water-polo américaine à Londres, expliquait de son côté, que le village des athlètes, « c’est comme le premier jour de l’université : des gens nerveux, superexcités, tout le monde qui essaye de finir la nuit avec quelqu’un ». Et si l’option laverie s’avérait des plus torrides ?
Pour les plus frileux (et ceux que les vibrations n’effraient pas), le Cojop a prévu, officiellement pour laver le linge de tous les occupants du village, d’installer plusieurs laundry desks avec 600 machines à laver, disséminées au pied de la quarantaine d’immeubles. Du genre discret et diversifié parce qu’il y aura aussi des sèche-linge.
- La halle fitness XXL
Pour le 24h/24, le restaurant sous la nef de la cité du cinéma n’est pas conseillé, contrairement à la salle de fitness de 3.000 m2 dans la halle Maxwell, une ancienne usine électrique du début du XXe siècle retapée et située au cœur du village. Si l’immense plateau avec ses 300 machines ne sera pas idéal pour l’intimité, sans parler des baies vitrées, l’ambiance moite des vestiaires pourrait être plus attirante.
Ouverte à toute heure du jour et de la nuit, elle sera sans doute plus accessible que les studios de Paris situés juste à côté et transformés en salle d’entraînement pour plusieurs sports. Mais peut-être aussi plus fréquentée.
- A l’écart sur l’Île Saint-Denis
Enfin sur le bingo des hotspots, on n’a pu s’empêcher de cocher la partie ouest du village, l’Île Saint-Denis, reliée au reste par une passerelle sur la Seine, mais pour l’heure bien mystérieuse puisque laissée dans l’ombre pour l’inauguration à cause de retards sur la finalisation des bâtiments.
Vantée par le Cojop comme la zone la plus calme et la plus reculée du village, elle ne proposera que des zones de logement, un « petit » restaurant de 600 couverts et le charme discret des zones isolées. Sans pouvoir décrire en détail les lieux les plus propices au coït de cette zone, 20 Minutes met une pièce pour les plus pudiques. Car tous « extrémistes » que soient les athlètes olympiques, n’est pas Hope Solo qui veut, elle qui déclarait tranquillou. « À mon retour dans ma chambre, peut-être bien qu’une vedette s’est glissée avec moi sans que personne ne s’en aperçoive. Mais c’est mon secret olympique ». Un dirty secret bien gardé donc !


















