En images : Chambres, promenade, Cité du cinéma… Dans les coulisses du village olympique de Paris
Jeux olympiques•Situé en Seine-Saint-Denis, le village olympique, qui accueillera dans cinq mois les athlètes et leur staff durant les JO de Paris, a été inauguré ce jeudi par Emmanuel MacronMamadou-Oury Diallo
C’est une nouvelle étape importante de franchie en direction des Jeux olympiques de Paris. A cinq mois de l’événement, Emmanuel Macron a inauguré ce jeudi 29 février, le village olympique, où logeront les athlètes, qui prendront part aux Jeux.
Véritable épicentre pharaonique de ces JO, ce village, situé à Saint-Denis et bâti en sept ans, doit accueillir près de 14.500 athlètes avec leur staff. En tout, il regroupe quelque 82 bâtiments, 3.000 appartements et 7.200 chambres sur un site qui s’étend sur 52 hectares.
Petit tour en image du lieu, qui a donc été livré dans les temps par la société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), en charge des constructions et rénovation des infrastructures pérennes.
Emmanuel Macron a salué « l’aventure d’un siècle ». Les « engagements qu’on a pris en 2017 on les a tenus (…) Vous l’avez fait dans les temps, dans le budget et avec une exemplarité sociale et environnementale », a-t-il lancé en direction de Solideo avant d’assister à la remise symbolique des clés du Village aux organisateurs des Jeux.
Vue aérienne du village des athlètes, avec une série d’immeubles qui serviront de logements aux sportifs. Le temps des JO, le village fonctionnera comme une cité classique mais éphémère. Les athlètes pourront par exemple faire laver leur linge dans des laveries temporaires avec près de 600 machines à laver et sèche-linge. L’entretien des appartements dans plus de 70 résidences sera assuré par douze conciergeries disséminées dans le village.
Les immeubles du village présentent une diversité à la fois au niveau de la taille et de l’architecture. La couleur des bâtiments est aussi différente. Certaines délégations pourront occuper, durant les Jeux, l’intégralité d’un bâtiment y compris le rez-de-chaussée.
Les appartements du village pourront accueillir jusqu’à huit personnes. Ils sont composés d’une à quatre chambre avec un espace de vie commune ainsi qu’une à deux salles de bains. En revanche, pas de cuisine à l’intérieur des logements, les athlètes ayant déjà à leur disposition un lieu spécifiquement dédié pour la restauration sur le site.
C’est la Cité du cinéma qui accueillera donc le restaurant principal du village des athlètes. Il sera ouvert 24h/24 avec une déclinaison en six thèmes culinaires (Italie, Asie, France…) pour près de 3.200 couverts et 40.000 repas servis par jour. Un deuxième restaurant sera installé sur l’île Saint-Denis, et des food-trucks « seront répartis sur le village ».
Si le village a d’ores et déjà été inauguré, tout n’est cependant pas encore terminé. Car il faut désormais équiper les appartements, installer le mobilier (lits, tables de chevet…), aménager les espaces communs et de services mis à disposition des athlètes. « Cela représente plus de 345.000 pièces en tout qui vont être acheminées. Des couettes, des tables de chevet, des lits – il y en aura 14.250 –, 8.200 ventilateurs et 5.535 sofas », détaille Laurent Michaud, directeur des villages olympiques et paralympiques au comité d’organisation de Paris 2024, qui précise qu’il y aura « deux athlètes par chambre de 12 m2 ».
Cet immeuble, installé à 50 mètres d’altitude, en surplomb de la place olympique, est l’une des quatorze œuvres d’art exposées dans le village. Réalisée par Charlotte Vergely et Archibald Verney-Carron de l’atelier CH.V, « Lucerna », comme il convient de l’appeler, représente les anneaux olympiques entrelacés mais déstructurés.
Pour assainir l’air extérieur du village, des purificateurs d’air ont été installés. Il s’agit de grandes soucoupes blanches surélevées, de quatre mètres de diamètre, qui vont capter les particules fines, grâce à « deux plaques conductrices (…) permettant d’atteindre un taux d’abattement de 95 % de la pollution de l’air sur la zone concernée », selon la Solideo.
Le village olympique se décompose en deux parties : un niveau bas et un niveau haut. Les deux forment une passerelle qui se rejoigne par l’intermédiaire d’une gigantesque rampe. L’endroit sera le lieu où athlètes, invités et médias pourront se retrouver. Le site est uniquement accessible aux athlètes et officiels.
Des conteneurs sont également en cours d’installation au pied des immeubles d’habitation des athlètes. Ceux-ci permettront de favoriser la propriété des lieux tout en permettant une filière de tri des déchets sur place.
Une grande allée entre les immeubles sera aménagée pour les personnes à mobilité réduites, afin de facilité leur déplacement au sein du site.
C’est l’une des nouveautés de la place olympique : les berges de Seine ont en effet été réhabilitées, afin de permettre un accès piéton et cyclable plus fluide. Une terrasse donnant sur la Seine a aussi vu le jour afin d’offrir plus de confort aux athlètes et officiels, qui pourront se promener et se reposer au bord de l’eau. A l’issue des Jeux, cet espace reviendra, comme héritage, aux habitants et travailleurs du nouveau quartier.
Un pont reliant la partie « continentale du village » à l’île de Saint-Denis, qui abrite près de 3.000 lits et un restaurant secondaire, a été construit. Une installation qui servira uniquement à l’occasion des Jeux olympiques et non pour les paralympiques. Les participants à cet événement étant moins nombreux que leurs homologues valides.


















