JO de Paris 2024 : Pour Emmanuel Macron, cette année doit être « un cru d’exception »
SOUHAITS•Le président de la République était à l’Insep ce mardi pour présenter ses vœux olympiques et paralympiques, et affirmer ses ambitions liées à Paris-2024Laure Gamaury
L'essentiel
- Emmanuel Macron a présenté ses vœux olympiques et paralympiques devant un parterre de sportifs et d’élus, et quelques représentants des générations de demain.
- Il a réaffirmé l’objectif de faire figurer la France dans le top 5 des nations l’été prochain.
- « J’ai essayé de lui glisser quelques conseils au passage, j’espère que ce sera entendu. On sent qu’un évènement très important arrive, ça va nous mettre aussi la pression », a confié la judokate Clarisse Agbégnénou, qui l’a rencontré dans le Dojo de l’Insep.
Il n’aura quasiment pas fait attendre la foule amassée sous la grande halle de l’Insep (Institut national du sport et de la performance), dans le bois de Vincennes à Paris, ce mardi. Avec à peine dix minutes de retard, un exploit en soi quand on connaît ses habitudes, Emmanuel Macron a fait son entrée pour présenter ses vœux olympiques et paralympiques devant un parterre de sportifs et d’élus, et quelques représentants des générations de demain.
Ni Kylian Mbappé, ni Victor Wembanyama, ni Antoine Dupont, qui figuraient parmi les mille personnes invitées par l’Elysée, n’avaient pourtant fait le déplacement pour écouter pendant quarante minutes un discours sans grande annonce. « La France pourrait vivre ses meilleurs Jeux depuis 1900. Mais c’est de la saine pression, hein », a-t-il plaisanté, réaffirmant l’objectif de faire figurer la France dans le top 5 des nations l’été prochain.
Un passage dans le dojo à l’Insep
« Nos Jeux, on les a voulus, on a été les chercher. Les voilà ! », avait attaqué le chef de l’Etat, juste après avoir demandé aux timides des premiers rangs de s’approcher. « 2024 sera un millésime français, un cru d’exception. Depuis 2017, nous sommes au rendez-vous de l’exigence du CIO », a ajouté le président français. Et de capitaliser sur les spécificités des Jeux de Paris : « ces Jeux seront les plus verts, totalement alignés sur l’accord de Paris. Ce sera un véritable laboratoire de Jeux véritablement durables. Nous allons créer des standards et il n’y aura plus de retour en arrière possible ».
Et un tacle à Londres 2012, un !
Le président a également assuré que les budgets étaient maîtrisés avec une hausse de 13 % pour celui du Cojop, dû à l’inflation et de 3 % seulement pour celui de la Solidéo. « Incomparable avec l’augmentation de 200 % de celui de Londres », a-t-il taclé. « En 2016, on avait 40 % des sportifs français qualifiés pour les Jeux de Rio qui vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Il n’y en aura aucun à Paris, alors même que notre délégation approchera les 800 athlètes olympiques et paralympiques », a-t-il aussi précisé.
« On sent qu’il est concerné », avait confié quelques instants plus tôt Clarisse Agbégnénou, championne olympique en titre, alors qu’Emmanuel Macron rendait visite à l’équipe de France de judo dans le dojo de l’Insep, accompagné des ministres Amélie Oudéa-Castéra, Rachida Dati et Sylvie Retailleau. « J’ai essayé de lui glisser quelques conseils au passage, j’espère que ce sera entendu. Il y a encore pas mal de questions à traiter sur la santé, la famille. J’aimerais bien avoir ma fille au village olympique pour être à fond et me sentir lancée au mieux dans la dernière ligne droite de ces Jeux olympiques ».
Si Emmanuel Macron en a pris bonne note en recevant les pulls floqués le Coq sportif, du nom de l’équipementier officiel de l’équipe de France, il n’a pas poussé l’exercice jusqu’à l’enfiler pendant les 38 minutes de son long discours qui n’a pas eu l’air d’emporter la foule, avec moult détails et termes techniques, alors qu’à l’avant du public, les plus jeunes avaient le nez rivé sur leur smartphone. « Le sport va aider à transformer nos vies ». Un peu plus que ces voeux très classiques, on espère.



















