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Cinq joueuses présentes au Mondial de hand s'évaporent dans la nature

Mondial de hand : Une joueuse iranienne et quatre Camerounaises se sont évaporées dans la nature

HANDBALLLe Championnat du monde de handball se dispute en Espagne jusqu'à dimanche
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Après la disparition de quatre joueuses de l’équipe de handball du Cameroun en Espagne, où elles se trouvaient pour le Mondial féminin, une joueuse iranienne s’est à son tour évaporée dans la nature en marge de la compétition, a indiqué ce mercredi la police. Comme pour les Camerounaises, cette disparition, qui s’est produite mardi dans la ville de Valence, dans l’est de l’Espagne, où est basée la sélection de l’Iran, n’est pour le moment pas jugée « inquiétante » car il s’agit d’une personne majeure.

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Une plainte, a précisé une porte-parole de la police locale, a été déposée par la Fédération de handball d’Iran, un pays où les femmes ont un statut juridique inférieur à celui des hommes et où elles font l’objet de discriminations de toutes sortes. Un agent de sécurité du ministère des Sports, en lien avec les Renseignements généraux iraniens, accompagne la sélection en Espagne, « pour les contrôler, pour leur interdire de parler à certains médias étrangers, pour leur interdire de sortir, de faire la fête », nous disait il y a quelques jours Reza Mohaddes, journaliste à Iran International.

« Dès qu’un sportif ou une sportive sort d’Iran pour une compétition, il est obligé de laisser une caution très élevée pour l’obliger à rentrer au pays et éviter des cas comme le judoka Saeid Mollaei [médaillé d’argent à Tokyo sous les couleurs mongoles], ajoutait-il. Au Mondial, les handballeuses sont dans une sorte de bulle. »