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Après nos sols, Dyson veut nettoyer nos dents avec sa « CameraJet »

Dyson : C’est quoi la « CameraJet », cette brosse à dents qui coûte un bras ?

SOURIEZ !Après avoir pris soin de nos sols avec ses aspirateurs, le fabricant veut soigner nos dents
Christophe Séfrin

Christophe Séfrin

L'essentiel

  • La marque d’aspirateurs, de ventilateurs et de purificateurs d’air Dyson se lance dans l’hygiène bucco-dentaire.
  • Nommée « CameraJet », la première brosse à dents de la marque anglaise innove avec une caméra intégrée pour détecter et nettoyer les interstices entre les dents et ainsi mieux éliminer la plaque dentaire.
  • Si elle n’est pas la plus onéreuse du marché, cette brosse à dents reste un produit premium que tout le monde ne pourra pas s’offrir.

Souriez, vos dents sont filmées ! En cette rentrée, Dyson, la marque aux aspirateurs, ventilateurs et purificateurs d’air premium, se lance… dans l’hygiène bucco-dentaire. Le grand manitou, fondateur de la marque et ingénieur en chef James Dyson est même venu à Paris pour présenter sa brosse à dents connectée d’un nouveau genre, la CameraJet.

Jet d’eau pulsée durant le brossage (!); connexion Wifi (!!); éclairage stroboscopie (!!!) et caméra intégrée (!!!!): mais comment le fabricant prétend-il révolutionner le brossage de nos quenottes ?

20 Minutes vous dévoile les secrets de la CameraJet… dont le prix risque, lui, de vous faire grimacer !

Dans le grand bain de l’hygiène bucco-dentaire dentaire

Ce n’est pas la première fois que Dyson sort de sa ligne d’eau. En 2023, le fabricant anglais notamment célèbre pour ses aspirateurs lançait son Dyson Zone, un masque de protection avec purificateur d’air intégré. En 2024, ce fut au tour du Dyson OnTrac, un casque audio à réduction de bruit. Sans crier gare, voici James Dyson et ses équipes lancer en cette rentrée 2026 leur CameraJet. Derrière ce nom, on aurait pu tout imaginer sauf… une brosse à dents électrique. C’est pourtant dans le grand bain de l’hygiène bucco-dentaire dentaire que Dyson plonge aujourd’hui la tête la première. Avec une promesse : la CameraJet effectue en plus du brossage « un nettoyage interdentaire de précision pour éliminer la plaque dentaire ». Voilà pour le pitch.

James Dyson présente sa brosse à dents connectée «CameraJet».
James Dyson présente sa brosse à dents connectée «CameraJet». - Dyson

Alors, un peu de storytelling, ensuite, avant de se brosser les dents : c’est en constatant que neuf personnes sur dix n’utilisaient pas de fil dentaire aussi souvent qu’elles le devraient que Dyson aurait eu l’idée de sa CameraJet. Le fil dentaire, c’est lui qui permet de supprimer les impuretés entre les dents. Mieux : son usage ralentit la formation de la plaque dentaire, vous savez, ce film plein de bactéries qui se minéralise sous forme de tartre et facilite tout un tas de désagréments… dont la mauvaise haleine ! Pour remplacer le fil dentaire, Dyson a eu une idée : et si un jet d’eau (ou de bain de bouche) permettait lors du brossage des dents de supprimer les impuretés logées dans les interstices ?

Une caméra macro qui filme à 28 images/seconde

Pour mettre ce scénario en scène et créer la CameraJet, 6 ans d’ingénierie auraient été nécessaires. À la clé : une brosse à dents à la technologie sonique (les poils de ses brossettes vibrent et ne sont pas disposés sur une tête oscilo-rotative) lestée de quelques « accessoires ». Il y a d’abord une mini-caméra macro (0.1 pixel) qui, avec son système d’éclairage, va scanner la bouche durant le brossage. 28 images par seconde à l’appui, les algorithmes Dyson détectent les interstices entre les dents.

Dès qu’un interstice entre les dents est détecté, un jet d’eau conique est projeté.
Dès qu’un interstice entre les dents est détecté, un jet d’eau conique est projeté. - Dyson

Il y a ensuite un système d’hydropulsion : dès qu’un interstice est détecté, il ne faut pas plus de 100 millisecondes pour qu’un jet d’eau soit projeté. De forme conique, il permet de traiter une zone assez large tout en préservant l’émail dentaire et la gencive. Contenant le liquide pulsé, le réservoir de 12,5 ml de la CameraJet (l’équivalent de 60 jets) est dit « anti-gravité » : quelle que soit l’orientation de la brosse à dents, sa pompe permet d’en extraire l’eau ou le bain de bouche. Et ce réservoir se remplit tout seul sur la base d’accueil de la CameraJet.

Il y a enfin des brossettes équipées d’une puce RFID capables d’alerter l’utilisateur via l’application MyDyson lorsqu’il faut les remplacer. Petit plus : cette même application permet également de suivre en images sur l’écran de son smartphone son brossage dentaire, avec cartographie des zones couvertes, conseils, historiques des brossages. Autant de données qui restent en local, selon Dyson, les images du brossage n’étant que diffusées en direct.

479 euros la brosse à dents...

Au générique de fin, alors que les 2 minutes de brossage réglementaires sont effectuées deux fois par jour, Dyson a évalué que sa CameraJet éliminait « jusqu’à 72 % de plaque en plus que les brosses à dents électriques leader du marché ». On pense à celles d’OralB ou de Philips… Impossible de vérifier la véracité de ce chiffre, personne n’ayant encore pu tester la brosse à dents… que Dyson vend tout de même la rondelette somme de 479 euros ! Ce qui n’est pas donné, même pour « une toute nouvelle façon de garder une bouche plus saine », comme décrit par James Dyson…

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Unique en son genre, la CameraJet n’est cependant pas la seule brosse à dents connectée du marché qui nous les sert sur un plateau depuis l’émergence des objets connectés… en 2010. Ni la plus chère d’ailleurs : avec sa Sonicare DiamondClean 9900 Prestige, Philips crève le plafond et réclame quand même sur son site 649 euros (449 euros sur d’autres plateformes, ouf !) pour une brosse sans caméra, sans jet, mais avec notamment des capteurs pour adapter le brossage selon les gestes opérés. Du coup, la CameraJet de Dyson semblerait presque accessible…