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La jeunesse s’offre une soirée de rêve pour hisser l’OL en tête de la C3

OL-PAOK Salonique : Avec quatre joueurs de moins de 19 ans décisifs, Lyon régale toujours autant en Ligue Europa

GONES en stockPour le 300e match européen de son histoire, l’OL a validé jeudi sa première place en Ligue Europa en battant le PAOK Salonique (4-2). Avec notamment le premier but chez les pros de Rémi Himbert, de Khalis Merah et d’Alejandro Gomes Rodriguez
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • L’Olympique Lyonnais est venu à bout jeudi du PAOK Salonique (4-2) lors de la dernière journée de la première phase de Ligue Europa. Ce 8e succès en 9 matchs européens cette saison permet aux joueurs de Paulo Fonseca d’aborder les 8es de finale avec un statut de tête de série.
  • Pour se hisser sur le toit de cette C3, l’OL s’est appuyé jeudi sur six joueurs formés au club, âgés de 17 à 20 ans. Quatre d’entre eux (dont trois mineurs !) ont été décisifs dans ce succès arraché dans les dix dernières minutes.
  • Rémi Himbert et Alejandro Gomes Rodriguez (17 ans tous les deux) sont notamment entrés dans l’Histoire comme les plus jeunes buteurs de l’histoire de l’OL sur la scène européenne, en devançant un certain Karim Benzema. A 18 ans, Khalis Merah a également inscrit son premier but avec le groupe professionnel (2-1, 55e), tandis qu’Adil Hamdani s’est distingué avec une brillante passe décisive pour Adam Karabec (3-2, 87e).

Le Musée des Beaux-Arts de Lyon devrait sérieusement songer à dédier une salle aux masterpieces européennes de la « formidable académie » de l’OL. Car la farouche envie du club de mettre en avant sa jeunesse, couplée au culot bluffant à travers les générations pour la plupart de ces « gones », nous avait déjà offert de drôles de rendez-vous depuis vingt-cinq ans. Impossible d’oublier le 5-0 d'un soir de Fête des Lumières 2004 contre Prague en Ligue des champions, avec Jérémy Berthod, Jérémy Clément, Yohan Gomez, Johann Truchet, plus Bryan Bergougnoux et Sylvain Idangar buteurs.

Gerland avait aussi vibré un an plus tard face à Rosenborg (2-1), en appréciant le premier but en C1 de Karim Benzema, alors âgé de 17 ans et accompagné sur la pelouse d’Hatem Ben Arfa et de Romain Beynié. Rebelote en octobre 2013, cette fois en Ligue Europa devant Rijeka (1-0), lorsque Rémi Garde s’appuyait sur Alexandre Lacazette (unique buteur ce soir-là), Corentin Tolisso, Clément Grenier, Jordan Ferri, Maxime Gonalons, Yassine Benzia et Mehdi Zeffane, tous issus du centre de formation et âgés de moins de 25 ans.

Himbert puis Gomes Rodriguez détrônent Benzema

Le mood « Moi, tu m’parles pas d’âge » étant passé par là, ce sont six joueurs formés au club de moins de 21 ans qui ont participé jeudi au joli succès (4-2) obtenu en Ligue Europa contre le PAOK Salonique. Mieux, quatre d’entre eux (dont trois mineurs !) ont été décisifs pour le 300e match européen de l’histoire du club. A commencer par Rémi Himbert, qui n’a même pas encore son premier contrat professionnel en poche, mais qui s’est offert un (superbe) premier but dès sa première titularisation avec l’équipe première (1-1, 33e).

Ainsi qu’un record de précocité : il est devenu à 17 ans et 334 jours, le plus jeune buteur de l’histoire de l’OL en Coupe d'Europe… devant Karim Benzema (17 ans et 352 jours). Un record qui n’a tenu qu’une heure puisque l’international U18 anglais Alejandro Gomes Rodriguez l’a devancé… de 10 jours, en inscrivant à son tour son premier but avec les pros dans le temps additionnel (4-2, 90e+ 3).

Rémi Himbert dort encore au centre de formation

Dans une soirée de grandes premières pour la classe biberon, Khalis Merah (18 ans) y est aussi allé de son premier but (2-2, 55e). Et le plus jeune d’entre eux, Adil Hamdani (17 ans depuis le 21 janvier), a régalé avec une passe décisive brillante pour Adam Karabec (3-2, 87e). « Je dors encore au centre de formation, donc ce soir je vais rentrer et je vais devoir rendre mon téléphone », a confié en se marrant Rémi Himbert au micro de Canal+.

Ici félicité par Khalis Merah, lui aussi buteur un peu plus tard, Rémi Himbert (à gauche) n'est pas près d'oublier sa première titularisation avec le groupe professionnel de l'OL, jeudi contre le PAOK Salonique (4-2).
Ici félicité par Khalis Merah, lui aussi buteur un peu plus tard, Rémi Himbert (à gauche) n'est pas près d'oublier sa première titularisation avec le groupe professionnel de l'OL, jeudi contre le PAOK Salonique (4-2). - P. Figuet/Getty Images/AFP

Après une saison en U19 national en 2024-2025, puis seulement 8 matchs (et 2 buts) avec l’équipe réserve en National 3, ce bachelier, qui suit actuellement des études de management et de marketing sportif, vient de changer de monde. « La semaine prochaine, j’ai mes partiels, donc maintenant je vais devoir travailler en dehors du football », rappelle-t-il.

En zone d’interview, le prometteur attaquant a insisté sur le « sentiment exceptionnel » que procure un premier but professionnel sous le maillot de l’OL, sur la scène européenne qui plus est. « Je souhaite à tout le monde de vivre de tels moments. Cela procure beaucoup d’émotions, mais ça n’est que le début », a conclu l’un des héros du soir.

Neuf succès de rang, série en cours

En l’absence de dix joueurs professionnels blessés (dont Corentin Tolisso, Pavel Sulc et Nicolas Tagliafico) ou non qualifiés pour cette première phase de Ligue Europa (on pense évidemment au phénomène Endrick), tous ces jeunes - auxquels il faut ajouter les milieux Mathys De Carvalho (20 ans, titulaire) et Tiago Gonçalves (18 ans, entré en jeu à la 69e) - ont contribué à offrir à l’OL la tête de la première phase de Ligue Europa devant Aston Villa. « Nous sommes fiers du parcours que nous avons réalisé », a pu savourer le directeur technique lyonnais, Matthieu Louis-Jean, après ce remarquable bilan de 7 victoires en 8 matchs.

L’enthousiasme lié à l’actuelle série « plutôt impressionnante » de neuf victoires consécutives, toutes compétitions confondues, s’accompagne désormais, grâce à cette première place européenne, de l’assurance pour l’OL de recevoir le match retour de chaque tour à élimination directe, à partir de son 8e de finale (tirage au sort ce vendredi à 13 heures). Une autre réussite majeure de Paulo Fonseca dans une saison attendue comme utra-complexe, en raison des déboires économiques de l’ère John Textor.

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L’académie « en déclin », vraiment ?

Fin janvier, l’OL est dans les temps pour un retour en Ligue des champions (4e en Ligue 1), encore en lice en Coupe de France, et donc parmi les principaux prétendants à la victoire finale en Ligue Europa. Le tout avec le renfort hivernal XXL d’Endrick, et donc sans négliger son centre de formation. « Je dois faire attention au bon moment pour lancer les jeunes, précise Paulo Fonseca. Mais là, c’était une nécessité et ils m’ont donné une réponse très positive. »

Notre dossier sur l'OL

Matthieu Louis-Jean complète : « On disait l’académie en déclin mais on voit qu’il y a encore de la qualité ». Tout va décidément très vite dans le football, puisque de nombreux supporteurs lyonnais s’inquiétaient de constater qu’aucun joueur formé au club n’avait démarré le match contre Brest (2-1 le 18 janvier). Il s’agissait d’une première depuis novembre 2011. Une « anomalie » sacrément bien réparée face au PAOK Salonique.