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Eliminé d’une C1 à 36, l’OM a-t-il vécu sa plus grosse humiliation en Europe ?

Bruges - OM : Eliminé d’une Ligue des champions à 36, Marseille a-t-il vécu sa plus grosse humiliation européenne ?

chute à l’arrièreL’OM s’est incliné à Bruges (2-0) lors de la dernière journée de la phase régulière de la Ligue des champions
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • L’OM s’est fait éliminer de la Ligue des champions après une défaite 3-0 à Bruges, passant de la 24e place qualificative à la 25e place éliminatoire à cause d’un but tardif du gardien du Benfica.
  • Cette élimination s’inscrit dans une série de déceptions en Ligue des champions pour Marseille, qui n’a pas franchi la phase de poule depuis quatorze ans et détient le record de 13 défaites consécutives en C1.
  • Les joueurs marseillais ont reconnu leur responsabilité dans cet échec, avec Amine Gouiri déclarant « avec le match qu’on a fait, on ne mérite rien ».

Il est rare de voir une équipe menée 3-0 faire la passe à dix dans son camp en trottinant dans le temps additionnel. Il est souvent question de tenter de marquer un but pour sauver l’honneur. Mais d’honneur, l’OM en a eu point à Bruges, mercredi soir, pour le compte de la dernière journée de la phase régulière de la Ligue des champions. Et plutôt que d’essayer de marquer un hypothétique but, les Phocéens ont préféré attendre.

Attendre que la fin du match soit sifflée. Attendre pour ne pas encaisser un nouveau but des coéquipiers du remuant et vorace Carlos Forbes. Attendre que les résultats, jusqu’alors positifs pour eux sur les autres terrains, ne soient entérinés. Attendre une qualification miraculeuse pour les barrages grâce à un goal-average un poil meilleur. Mais il n’est jamais très bon d’attendre.

« On ne mérite rien », reconnaît Gouiri

Et, alors qu’ils avaient regagné leur vestiaire, les hommes de Roberto de Zerbi ont découvert que le Benfica, via un but incroyable de son gardien Anatolii Trubin, leur était passé devant. De 24e et dernier qualifiés, les Phocéens sont passés 25e et premier éliminé. Un coup de massue énorme alors que les mathématiques leur donnaient plus de 90 % de chances de se qualifier.

« Le scénario est cruel parce qu’on a pris trois buts, fallait pas compter sur les résultats des autres, fallait gagner ou prendre un point, grommelait Amine Gouiri au micro de Canal+. Avec le match qu’on a fait, on ne mérite rien. » L’échec est immense pour Marseille et pour son trio dirigeant Pablo Longoria-Medhi Benatia-Roberto De Zerbi. Depuis le début de saison, l’état-major du club répète que le véritable objectif est de retourner en Ligue des champions la saison prochaine, et les suivantes.

Enchaînement de déceptions en Ligue des champions

Quant au coach italien, il avait lui-même défini l’importance de ce match à Bruges en parlant de rencontre « historique » pour l’OM. Il est malheureusement possible que ce match reste effectivement dans l’histoire du club olympien. Evidemment pas pour des bonnes raisons. Un peu comme la phase de poule catastrophique de la saison 2013-2014.

Dans un groupe de la mort avec le Borussia Dortmund, Arsenal et le Napoli, l’OM avait terminé la phase de poule sans le moindre point. Six matchs, six défaites. Une série de déroutes qui continuera dans le temps en Ligue des champions, puisque les supporteurs marseillais ont « l’honneur » de détenir le record du plus grand nombre de défaites consécutives en C1 (13).

Qarabag et Bodo-Glimt qualifiés, eux

Autre épisode malheureux, lors de la saison 2022-2023 où l’OM peut encore se qualifier pour la phase finale lors du dernier match face à Tottenham. Mais un but des Spurs dans les arrêts de jeu les élimine de toute compétition européenne. Depuis quatorze ans (série qui ne s’est donc pas arrêtée), l’OM n’a jamais réussi à franchir la phase de poule.

Alors, où classer cette élimination après la défaite face à Bruges ? Haut, très haut, d’autant que le nouveau format de la Ligue des champions avec 24 qualifiés sur 36 équipes devrait permettre d’éviter les accidents industriels. Avec des budgets nettement inférieurs, Bruges, l’Olympiakos, Qarabag ou Bodo-Glimt ont, eux, réussi à se qualifier pour les barrages.

« C’est difficile de digérer cette soirée, on venait avec beaucoup d’illusions, on n’a pas fait les choses bien », tentait d’expliquer le capitaine Leonardo Balerdi, toujours au micro de Canal+. « Ne pas faire les choses bien », effectivement. Et c’est un euphémisme.