PSG - Newcastle : Paris pénalisé par cette formule inéquitable de la Ligue des champions ?
polémica•Après le match nul face aux Magpies (1-1), Luis Enrique a une nouvelle fois évoqué le calendrier compliqué du PSG lors de la saison régulière de Ligue des champions. Les Anglais faussent-ils le jeu ?William Pereira
Deux voies existent pour surmonter un échec. La première consiste à admettre sa part de responsabilité, la seconde à trouver un coupable. Luis Enrique est un peu trop élégant pour emprunter ouvertement le deuxième chemin, mais il n’a pas pu s’empêcher de mettre un gros pied dedans au moment d’évoquer l’incapacité du PSG à se maintenir dans le top 8 de Ligue des champions après le nul contre Newcastle (1-1).
« On a eu un groupe merveilleux, et avec ce calendrier… Quand tu vois et que tu analyses tous les matchs avec toutes les équipes, c’était compliqué quand tu vois le niveau des adversaires, » soupirait Luis Enrique en conférence de presse d’après-match.
Les adversaires du PSG deux fois plus prolifiques que ceux de Tottenham
Si l’Espagnol ne s’est pas épanché mercredi soir, c’est qu’il avait déjà abordé le sujet dans les grandes lignes après la défaite contre le Sporting, à Lisbonne. « Si vous regardez nos adversaires, il y en a six en lice pour être dans les huit premiers ».
Finalement, seuls quatre d’entre eux ont fini dans le Top 8 (Bayern, Barcelone, Tottenham et Sporting), mais trois autres sont qualifiées pour les barrages (Leverkusen, Atalanta, Newcastle) et seul L’Athletic Bilbao est désormais hors compétition. Au total, les adversaires du PSG en phase de groupe ont inscrit un total de 14,62 points, une moyenne légèrement plus élevée que le nombre de points glanés par Paris. A titre de comparaison, les adversaires de Tottenham affichent une moyenne de 7,5 points - et encore, heureusement que le PSG relève la moyenne - et ceux de Liverpool 10,5 points - et encore, heureusement que l'OM... ah non, ça marche pas.
« Newcastle, c’est chapeau 4… C’est une petite équipe ? »
Les clubs anglais ne peuvent pas s’affronter entre eux lors de la saison régulière, charge aux autres de se les farcir. Cette année, ils étaient six représentants de Premier League en Ligue des champions, dont trois dans le chapeau 1 (Liverpool, City et Chelsea), celui du PSG. Le « modeste » Newcastle issu du chapeau quatre avait donc de très grandes chances de croiser la route de Paris. Luis Enrique l’avait en travers de la gorge mercredi. « Newcastle est une équipe de chapeau 4… C’est une petite équipe ? […] Je suis très exigeant envers mon équipe, mais il faut analyser et regarder notre calendrier. »
A part les Magpies, tous les clubs anglais ont réussi à se qualifier directement pour les 8es de finale de la compétiiton. Preuve de leur supériorité - le championnat anglais n’est pas le meilleur pour rien - mais aussi d’un système perfectible, sinon inéquitable. Il faudrait songer à laisser les Anglais s’entredéchirer dès la phase de ligue, quitte à contrevenir à la variété des affiches. Pour le bien de tous. Et surtout de Luis Enrique.



















