« CaptiveCrunch » : Attention à cette cyberattaque qui utilise le Wi-Fi public des gares, aéroports et hôtels
CYBERSECURITE•Une campagne de piratage cible les utilisateurs de Wi-Fi publics dans plusieurs pays, permettant aux cybercriminels de voler des identifiants Microsoft 365, de contourner la double authentification et de partager des malwares20 minutes avec agence
Une vaste campagne de piratage à l’échelle internationale a été mise au jour par les équipes de Microsoft et de ReliaQuest. Elle porte le nom de « CaptiveCrunch » et a été attribuée au groupe de hackers Storm-2945. Ceux-ci agiraient pour le compte des services de renseignement russes. Les attaques visent les réseaux Wi-Fi publics des hôtels, centres de conférence et aéroports ou n’importe quel lieu proposant une connexion gratuite, rapporte 01Net ce samedi.
L’objectif est de cibler les voyageurs professionnels qui parcourent le monde en Inde, en Arabie saoudite ou encore aux Etats-Unis, pays où les attaques ont été observées depuis mai 2026. Le mode opératoire consiste à détourner les bornes Wi-Fi en exploitant les mots de passe d’administration trop faibles ou laissés à leur configuration par défaut. Les cybercriminels peuvent alors prendre le contrôle des routeurs des établissements. Ils modifient ensuite les paramètres DNS pour rediriger les tentatives de connexion à une boîte mail Microsoft 365 vers un site ressemblant à celui du géant américain.
Une protection qui ne fonctionne pas
Les pirates peuvent alors capter les identifiants sans que l’utilisateur n’ait eu à se poser la question de cliquer sur un lien apparaissant suspect. Les chercheurs ont aussi découvert que les cybercriminels parviennent à contourner la double authentification. Ils détournent pour cela le flux « code d’appareil », qui est normalement dédié aux télévisions intelligentes ou imprimantes dans l’univers Microsoft. Le faux portail incite l’utilisateur à valider un code qui semble légitime mais qui va permettre aux hackers d’accéder au compte de la victime.
Ils génèrent également de fausses notifications de mise à jour Windows, incitant leurs cibles à télécharger des logiciels malveillants. Les appareils Windows ne sont plus les seuls concernés selon les chercheurs en cybersécurité. En effet, au cours de l’été, l’attaque a également touché des appareils Android. Voilà pourquoi les experts recommandent la plus grande prudence aux utilisateurs de Wi-Fi publics.



















