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Ratés de Dembélé, penalty oublié… Le PSG a-t-il trop gâché ?

PSG - Liverpool : Dembélé maladroit comme pas possible, penalty oublié … Paris a-t-il trop gâché ?

DémonstrationAprès sa victoire 2-0 en quart de finale aller face à Liverpool, le PSG ira à Anfield avec une belle avance, même si elle aurait pu être plus importante
Ligue des champions : Le brief-Débrief de PSG-Liverpool (2-0)
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Le Paris Saint-Germain s’est imposé 2-0 face à Liverpool en quart de finale aller de Ligue des champions, mercredi au Parc des Princes.
  • Malgré ce bon résultat, les Parisiens s’en voulaient de ne pas avoir marqué plus de buts, au vu des nombreuses occasions gâchées, notamment par Ousmane Dembélé.
  • Malgré une prestation calamiteuse au Parc, les Reds demeurent optimistes avant le retour à Anfield. Alors, Paris a-t-il trop gâché ?

Au Parc des Princes,

Depuis tout ce temps, on ne sait pas trop où ont été entreposées les marionnettes des « Guignols de l’Info », mais on ressortirait bien, pour l’occasion, celle de Guy Roux. En référence à la relative pingrerie de l’ancien entraîneur et maître de vie de l’AJ Auxerre, le pantin des Guignols ne cessait de répéter « Faut pas gâcher ». Une expression que l’on pourrait ressortir aisément aux joueurs du Paris Saint-Germain, ce jeudi matin après le match face à Liverpool.

Alors, oui, les Parisiens ont fait le gros du boulot au Parc des Princes, en remportant de manière très convaincante le quart de finale aller de Ligue des champions (2-0). Mais ils auraient pu avoir déjà deux pieds et deux mains en demi-finale s’ils n’avaient pas saccagé la ribambelle d’occasions qu’ils ont eues face à des Reds fantoches. « On a laissé Liverpool en vie », a même regretté Achraf Hakimi au micro de Canal+ après la rencontre.

Les gros ratés d’Ousmane Dembélé

« En vie », c’est bien le terme, car en plus des buts de Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia, les Parisiens auraient bien pu corser l’addition avec quatre ou cinq buts de plus avec davantage de réalisme. A commencer par Ousmane Dembélé. A lui seul, le Ballon d’or, qui enchaîne pourtant les buts incroyables ces dernières semaines, s’est manqué face au but de Mamardashvili alors qu’il ne lui restait « plus » qu’à conclure : un tir tout mou dans les gants du Géorgien (42e) , une reprise seule au point de penalty qui s’envole dans le virage Boulogne (54e), un tir sur le poteau (87e)…

Le portier des Reds, qui est habituellement remplaçant, a aussi sorti des grosses parades face aux deux buteurs du soir (32e, 37e). « J’espère que ces arrêts seront cruciaux (en vue du match retour) », a indiqué le capitaine des Reds Virgil Van Dijk en zone mixte. Ajoutez à toutes ces occasions un tir de João Neves à côté (44e), un penalty non sifflé sur Nuno Mendes en fin de match (90e+ 1) et un gros cafouillage du Portugais sur un service d’Achraf Hakimi en contre (89e) et vous avez un résumé de la maladresse des Parisiens devant le but anglais.

Seul face à Mamardashvili, Ousmane Dembélé a raté le cadre qui aurait pu offrir trois buts d'avance au PSG.
Seul face à Mamardashvili, Ousmane Dembélé a raté le cadre qui aurait pu offrir trois buts d'avance au PSG. - Harry Langer/DeFodi Image/SIPA

« Il y a toujours une part de satisfaction quand on gagne 2-0, mais on est aussi un petit peu frustrés avec toutes les occasions claires qu’on a eues, reconnaissait Warren Zaïre-Emery. C’est mieux d’aller à Anfield avec trois ou quatre (buts d’avance). »

Paris en danger à Anfield ?

Alors, avec « seulement » deux buts d’avance avant de traverser la Manche la semaine prochaine, les hommes de Luis Enrique peuvent-ils craindre que la foudre ne s’abatte sur eux à Anfield. Au vu du match insipide des Reds mercredi soir, on serait fermes : impossible. Mais, comme le répètent à longueur de temps les acteurs du ballon rond dans des interviews fades, « dans le football, tout est possible ». Et ce n’est pas Arne Slot qui va dire le contraire.

« J’ai vu que l’Atlético était allé battre Barcelone 0-2, à cause d’un carton rouge, a développé le coach néerlandais de Liverpool. Dans le football, les cartons rouges, les incidents, les penalties, oui ou non… N’oubliez pas qu’Anfield peut faire beaucoup. Après le match à l’extérieur contre Galatasaray (perdu 1-0, en huitième de finale), j’étais assis devant vous (les journalistes) et vous n’étiez pas non plus très optimistes quant à notre match. Une semaine plus tard, à Anfield, nous avons probablement joué le meilleur match de la saison. »

On imagine déjà le scénario catastrophe pour le PSG mardi prochain : un You’ll Never Walk Alone repris comme jamais, Matveï Safonov qui rate un dégagement au pied, Marquinhos qui se met à trembler, Pacho qui fait un mauvais tacle et tout le peuple rouge qui entre en transe… « Je pense que si l’on veut exercer un pressing vraiment agressif, les supporteurs peuvent être d’une grande aide, a ajouté Slot. Une ambiance bruyante peut vous apporter ce petit plus dont on a parfois besoin. »

Le souvenir de Liverpool-Barça

L’avantage, c’est que les Parisiens, dans leur très grande majorité, savent de quel bois les petits et grands gars de la Mersey se chauffent, pour les avoir fréquentés la saison dernière en huitième de finale, même si le scénario était différent et que Paris devait rattraper un petit retard. Mais le début de match avait été totalement à l’avantage des Anglais, qui auraient pu mener, avant qu’Ousmane Dembélé ne refroidisse un peu tout ça.

« Ce dont nous sommes sûrs, c’est que ça sera très difficile, assure Luis Enrique. Aller jouer à Anfield, je l’ai fait beaucoup de fois en tant que joueur et entraîneur, c’est toujours compliqué. Il y aura de la souffrance dans ce match. » Interrogé pour savoir si l’ambiance d’Anfield pouvait perturber ses joueurs, l’Espagnol a répondu par la négative : « Il faut aller dans n’importe quel stade et face à n’importe quelle équipe pour gagner le match et se qualifier. On ne pense pas à défendre un résultat, ce n’est pas notre manière de voir le football. »

Une philosophie appréciée des médias anglais, assez dépités par le niveau affiché par Liverpool mercredi soir, mais qui gardaient quand même espoir en vue du match retour. Avec un souvenir bien présent en tête : la remontada face au Barça en 2019, après avoir encaissé un 3-0 en Catalogne. Là aussi, un certain Ousmane Dembélé avait vendangé la feuille avec une énorme occasion gâchée en fin de match. Le retour à Anfield avait été terrible pour les Catalans (4-0), pris dans la machine à laver anglaise. Paris sait à quoi s’attendre.