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footballMbappé au frigo, Dembélé au turbo, le PSG dans le tempo avant la C1

PSG - Lille : Mbappé au frigo, Dembélé au turbo, une bonne soirée de boulot avant la Ligue des champions

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Le Paris Saint-Germain, avec une équipe largement remaniée mais un Dembélé très inspiré, s’est imposé face au Losc samedi soir et arrive lancé vers son 8e de finale aller de Ligue des champions
Ousmane Dembélé lors de la victoire du PSG contre le Losc en Ligue 1, le 10 février 2024.
Ousmane Dembélé lors de la victoire du PSG contre le Losc en Ligue 1, le 10 février 2024.  - AFP / AFP
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Le PSG s’est imposé face au Losc (3-1) lors de la 21e journée de Ligue 1, samedi soir.
  • Même sans Mbappé, laissé au repos après son coup reçu à la cheville, ni une bonne partie de leurs cadres, les Parisiens ont réalisé un match plein, notamment dans l’intensité, et ont pu compter sur un Dembélé magistral.
  • De bon augure à quatre jours d’un rendez-vous très important, ce 8e de finale aller de la Ligue des champions face à la Real Sociedad.

Au Parc des Princes,

On n’ira pas jusqu’à dire que cette équipe B était ce qu’on a vu de mieux du PSG cette saison, mais honnêtement on ne doit pas être très loin. Du pressing intelligent, de la solidarité défensive, du talent, de l’inspiration, les Parisiens ont livré un match plein pour s’imposer contre Lille ce samedi, aidés aussi par quelques erreurs coupables côté nordiste il faut le dire. Au bout du compte, une belle soirée pour Luis Enrique, qui a pu gérer les temps de jeu et relancer quelques joueurs alors que se profile la Ligue des champions dans quelques jours.

Le coach espagnol avait le sourire après la rencontre. Son choix de se passer de Kylian Mbappé au coup d’envoi, après la grosse semelle reçue sur la cheville contre Brest mercredi, était attendu, pour ne pas dire espéré. Personne ne voulait trop croire à une prise de risque inconsidérée concernant le grand patron, mais il a tout de même fallu attendre que la compo tombe pour en être totalement certain. « Cela n’aurait pas eu de sens qu’il joue, assure Luis Enrique. Si cela avait été une finale, il aurait joué. Ce n’était pas le cas. Lui et le staff, on a fait un choix intelligent. Mercredi, il sera à 100 % sans aucun doute. » Heureux de se l’entendre dire, alors que tout le monde avait été étonné de le voir terminer la rencontre mercredi.

Pour ce premier match en intégralité sans le dragster de Bondy depuis six ans (!), les Parisiens s’en sont très bien sortis. Sans Marquinhos, Hakimi, Zaïre-Emery, Vitinha ou encore Barcola, également laissés sur le banc au coup d’envoi, ils se sont vite remis à l’endroit après l’ouverture du score précoce de Yazici, portés par un Ousmane Dembélé magistral. L’ailier international était partout, au four, au moulin et au service à table, ajoutant à ses habituels dribbles fous et accélérations un caviar pour Gonçalo Ramos, trois autres passes amenant un tir, sept duels gagnés et quelques grattages de ballon très haut pour mettre la pression. Du grand art, salué comme il se doit par un coach qui l’adore :

« « C’est l’un des joueurs les plus constants et réguliers. Il peut déborder, faire des passes décisives, nous aider en défense, créer de l’espace. C’est l’une des meilleures recrues de la saison et un joueur vital pour nous. » »

Au-delà de l’éclat de son numéro 10, remplacé avec le même brio par Barcola au passage, ce collectif remanié a montré que même en étant parfois brouillant (cc Kolo Muani), on pouvait avec de l’envie et de la coordination opposer une grosse intensité et pousser à la faute une équipe qui sait pourtant bien se débrouiller avec le ballon. « On a fait un très bon match après avoir concédé ce but, au niveau du pressing, de l’utilisation du ballon, on a été solides, apprécie le capitaine du soir, Danilo Pereira. C’est un match qui peut servir d’exemple pour la Real Sociedad. »

Son entraîneur ne dit pas autre chose. « On a su être forts face à l’une des meilleures équipes du championnat, qu’il a fallu bien presser, observe Luis Enrique. C’était intéressant de jouer Brest et Lille avant la Real Sociedad parce qu’elles ont des qualités semblables. »

Tout le monde sur le pont

Le 8e de finale aller de la Ligue des champions était dans toutes les têtes ce samedi, évidemment. Si on s’amuse d’ailleurs à observer les cadres habituels qui étaient préservés et les joueurs rappelés à l’écurie autour de l’heure de jeu, on obtient probablement le 11 qui débutera mercredi. C’est en tout cas assez clair pour la défense (Donnarumma, Hakimi, Marquinhos, Danilo, Hernandez) et pour l’attaque (Barcola, Mbappé, Dembélé). C’est un peu plus flou au milieu, où les places sont chères pour accompagner Warren Zaïre-Emery. Les prestations d’Ugarte et Asensio, dans un rôle un peu plus reculé que d’habitude pour l’Espagnol, ne sont pas passées inaperçues, mais Fabian Ruiz et Vitinha ont aussi montré qu’on pouvait compter sur eux.

Tout ça sent bon le casse-tête pour l’ancien coach du Barça. « C’est ça qu’on aime ici, la compétitivité. Un club comme le PSG doit en avoir pour que le coach ait du mal à faire la compo », en souriait Danilo au micro de Canal à la sortie du terrain. Interrogé sur ce sujet quelques minutes plus tard en conférence de presse, l’intéressé a annoncé aux journalistes son 11 de départ. Non c’est faux bien sûr, il a botté tellement fort en touche que le ballon a atterri sur le périph’ : « Honnêtement, je décide du 11 le jour du match après l’entraînement. Les entraînements sont importants, j’insiste. »

Les Parisiens lors de la victoire face au Losc au Parc des Princes, le 10 février 2024.
Les Parisiens lors de la victoire face au Losc au Parc des Princes, le 10 février 2024.  - Thibault Camus/AP/SIPA

Blague à part, on l’a assez critiqué cette saison pour dire que Luis Enrique a eu cette fois raison ce samedi. Si son PSG a eu des moments de creux inquiétants en cours de match ces dernières semaines, il déboule sur une bonne dynamique (sept victoires et un match nul en 2024) et avec tout le monde sur le pied de guerre – y compris Kolo Muani et Ramos, qui ont profité de l’aubaine pour claquer leur petit pion. Pas de pépin à déplorer, l’effectif est au complet, loin d'être un détail pour qui connaît la grande histoire du club parisien quand vient la phase finale de C1.

Enfin tout ça, c’est ce que l’on peut en dire a priori. Car c’est seulement mercredi que l’on saura si ces répétitions ont amené le PSG au niveau que l’on attend de lui pour ces grands rendez-vous. Luis Enrique, lui, tente de faire infuser sa sérénité. « Je vois, je ressens, je perçois autour du club des choses. On ne parle que de la Ligue des champions depuis trois semaines. On en parle comme d’un match à la vie à la mort. Ce n’est pas le cas, assène-t-il. On doit rester tranquilles, avoir de l’envie mais sans sentir de la pression, de l’anxiété. L’objectif doit nous donner du plaisir, pas nous limiter. » Facile à dire quand on n’a pas suivi toutes les campagnes européennes du PSG ces 10 dernières années… mais après tout, tant mieux.

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