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« Le sport pro est impossible sans analgésiques », accuse Ivan Klasnic

« Le sport pro est impossible sans analgésiques »… Les terribles confessions d’Ivan Klasnic, passé par Nantes

et faites du sport, qu’ils disaientL’ancien international croate a raconté avoir subi plusieurs greffes de rein
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

Il formait, avec Miroslav Klose, l’un des duos d’attaquants les plus redoutables d’Europe. Avec 13 buts et 10 passes décisives, Ivan Klasnic avait été l’un des grands artisans du titre de champion d’Allemagne obtenu par le Werder Brême en 2004. Mais vingt ans plus tard, l’ancien international croate vit un calvaire. « Je suis en colère, a-t-il assuré dans un entretien à la chaîne allemande ARD. Je ne souhaite à personne ce que j’ai vécu. »

La raison de cette colère : des nombreux problèmes de santé, qui lui ont valu notamment trois greffes de rein. Il était d’ailleurs devenu, en 2007, le premier joueur à rejouer dans le monde professionnel après une transplantation rénale et avait même joué au FC Nantes, marquant dix buts lors de la saison 2008-2009.

« Je dois prendre des médicaments à vie »

En 2008, il a porté plainte contre les anciens médecins du Werder Brême, qui lui avaient prescrit du diclofénac, un médicament qui peut entraîner des problèmes rénaux. « Diclofénac, Voltarène… c’est difficile de s’en passer et d’atteindre ce niveau de performance. Le sport professionnel est impossible sans analgésiques. »

Après douze ans d’instruction, Klasnic avait reçu 4,5 millions d’euros de dommages et intérêts versés par l’ancien club de Johan Micoud, plus 100.000 euros pour négligence des médecins. « Aucune somme d’argent ne pourra me rendre la santé, regrette Ivan Klasnic. Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre. Je dois juste être reconnaissant d’être encore en vie, même si je dois prendre des médicaments pour survivre. »