Coupe du monde 2026 : Lukaku chambre Trump et le gardien américain signe LA boulette du Mondial… Le récap de la nuit
World cup by night•Comme le football ne s’arrête pas la nuit durant ce Mondial, « 20 Minutes » fait le point ce mardi matin sur tout ce que vous avez manqué. Au menu évidemment le « Trump game » Etats-Unis - Belgique en 8e de finale, disputé à 2 heures à SeattleJérémy Laugier
L'essentiel
- La Coupe du monde de football 2026 a vécu dans la nuit de lundi à mardi son 26e jour de compétition aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.
- Comme durant tout le tournoi, 20 Minutes vous propose à l’aube un récap de l’actualité forte de la nuit. Au menu ce mardi un retour complet sur l’affiche de 2 heures du matin entre les Etats-Unis et la Belgique (1-4), aux allures de « Trump game » au vu de l’affaire Balogun, qui mêlait Gianni Infantino et le président américain.
- On revient également sur le dénouement du choc Portugal-Espagne (0-1), très serré/fermé, et sur la réaction de Cristiano Ronaldo, pour son dernier match en Coupe du monde, à 41 ans.
La Coupe du monde 2026 attaque déjà son 27e jour de compétition ce mardi, et ses histoires de la nuit sont toujours aussi nombreuses. C’est pourquoi 20 Minutes vous propose, durant tout le tournoi, un récap des événements majeurs ayant eu lieu pendant votre dodo.
On y voit plus clair dans le tableau final, après le choc Portugal-Espagne, disputé à 21 heures à Arlington-Dallas, et cet Etats-Unis - Belgique qui sentait le soufre, à 2 heures, depuis qu’il avait acquis cet étrange statut de « Trump game », via la si controversée annulation de suspension de Folarin Balogun par la Fifa, non sans un grand pressing du président américain himself. Embarquez par ici, on vous raconte la tournure de cette nuit noire à Seattle pour Team USA.
Le match de la nuit
Donald Trump a-t-il réussi à plomber la belle dynamique américaine (3 succès en 4 matchs et 10 buts inscrits) dans cette Coupe du monde à la maison ? On peut sérieusement se poser la question tant toute la préparation de ce 8e de finale tournait autour de son influence auprès de Gianni Infantino, et de sa sortie médiatique lunaire (un pléonasme le concernant) dans laquelle il expliquait avoir « découvert l’existence du carton rouge » dans le football grâce au drama Balogun.
« Si les Belges nous battent, je dirai que c’était truqué, tout comme l’élection de 2020 », balançait également lundi le président américain. On a hâte (pas vraiment en fait) d’entendre sa théorie complotiste contre l’issue de ce match à sens unique (1-4), seulement faussé par la présence du meilleur buteur US Folarin Balogun sur la pelouse du Lumen Field jusqu’à la 89e minute.
A l’image de l’attaquant monégasque, invisible d’un bout à l’autre de la rencontre, Team USA a été méconnaissable, surclassée par des Diables Rouges transcendés par ce sentiment du « nous seuls contre le reste du monde », comme tant d’autres équipes avant eux. Les ajustements de Rudi Garcia, avec Jérémy Doku et Kevin de Bruyne sur le banc (sans même une entrée en jeu pour l’ancien maestro de City), ont été diablement payants, grâce surtout à l’impact de Charles De Ketelaere.
Auteur d’un doublé plein d’opportunisme en première période, sur des caviars de Nicolas Raskin (0-1, 9e) et de Leandro Trossard (1-2, 33e), l'habituel milieu offensif de l’Atalanta a été précieux et disponible en pointe. Miraculés devant le Sénégal (0-2 à la 85e, 3-2 au final) au tour précédent, les Belges n’ont pas été perturbés par l’égalisation chanceuse de Malik Tillman, sur un coup franc dévié par la tête de Hans Vanaken (1-1, 31e).
Ce même Vanaken s’est racheté plus tard en profitant du pressing de De Ketelaere sur le pauvre Matt Freese (1-3, 57e), avant que le désormais « supersub » de la sélection Romelu Lukaku n’enfonce le clou dans le temps additionnel (1-4, 90e + 3). Malgré une possession stérile du côté des Etats-Unis (56,2 %), les coéquipiers de Youri Tielemans ont survolé ce « Trump game » (13 occasions à 5, 15 tirs à 7) et tracent leur route dans le Top 8 de ce Mondial. Rudi can’t fail ?
La boulette de la nuit
Attardons-nous quand même un instant sur le but du break belge signé Hans Vanaken, qui a quasiment anéanti tous les espoirs de renversement américain avant l’heure de jeu (1-3, 57e). On peut difficilement faire ballon plus anodin à dégager pour un gardien de but que cette ouverture trop longue à destination de Charles De Ketelaere. En apparence très serein pour anticiper le coup loin de sa surface et se mettre dans le sens du jeu grâce à un contrôle de la poitrine très correct, Matt Freese nous offre ensuite l’un des plus gros fails de ce Mondial.
A savoir une feinte de frappe du gauche totalement incompréhensible, comme s’il redoutait d’être accroché par De Ketelaere, présent dans son dos. Ce geste provoque le déséquilibre du gardien de New York City, qui tente de se rattraper en jouant court du droit vers son défenseur Tim Ream. Très propre au pressing, De Ketelaere en profite pour le contrer.
Ce ballon bêtement perdu file ensuite sur Hans Vanaken, seul dans l’axe à une trentaine de mètres, et avec un gardien ne pouvant pas utiliser ses mains face à lui. Le milieu de Bruges assure une frappe très tranquille et, comme pour ajouter une touche burlesque à la situation, le dernier espoir de sauvetage Tim Ream est bien pataud sur le coup, pris à contrepied. Glaçant, non (vous l’avez ?) ?
Le chambrage de la nuit
A 33 ans, Romelu Lukaku est décidément royal en impact player dans cette Coupe du monde. Déterminant dans la folle remontada devant le Sénégal, le meilleur buteur de l’histoire des Diables Rouges a encore marqué lundi soir d’une belle frappe du droit (1-4, 90e + 3). Conscient que ce but assurait à sa sélection la qualif en quarts, l’attaquant de Naples s’est lancé dans une drôle de facétie.
A savoir une amusante danse de célébration, reprise par tous ses coéquipiers autour de lui. Avec une référence claire : les mouvements de bras sont en effet un clin d’œil à la « Trump dance », célèbre danse effectuée par le président américain sur l’air du tube YMCA, durant ses meetings depuis 2020. 22/20 sur notre échelle du trashtalking de qualité, cher Romelu.
Le malin de la nuit
Vous vous étiez peut-être déjà endormis, alors qu’on entrait dans le temps additionnel d’un Portugal-Espagne jusque-là sans le moindre but. Le moment choisi par Mikel Merino, seulement entré en jeu à la 85e minute, pour chambouler le destin de la Roja dans cette Coupe du monde avec une sacrée malice.
Dos au jeu sur une séquence dans l’axe sans vitesse à 40 m des buts portugais, le polyvalent milieu d’Arsenal a été victime d’une faute inutile de Bernardo Silva. Juste après s’être écroulé au sol, et alors que le nouveau joueur du Real Madrid lui tourne le dos pour vaguement contester le coup de sifflet de l’arbitre, Mikel Merino a la bonne idée de jouer ce coup franc à toute vitesse au sol.
Le bloc défensif portugais va payer sa microseconde de relâchement, puisque en quatre passes, dont un superbe caviar final de Ferran Torres, l’Espagne obtient un face-à-face inespéré à un tel moment. C’est là que l’on retrouve Mikel Merino, aussi létal à la finition que malin pour déclencher l’action (0-1, 90e + 1). En lice pour un doublé Euro-Mondial, comme en 2008-2010, la Roja affrontera la Belgique, vendredi (21 heures) à Inglewood (Californie).
La décla de la nuit
Comment s’éviter ici LE clap de fin de Cristiano Ronaldo ? Même s’il tient à « ne pas prendre de décision à chaud » quant à sa retraite internationale, « CR7 » a reconnu que le 8e de finale perdu face à l’Espagne (0-1) était bien son dernier match de Coupe du monde. Comment aurait-il pu en être autrement en même temps, alors qu’il aura 45 piges lors du Mondial 2030 ?
On a tout de même eu droit à une remise en question pleine de modestie/sagesse de sa part, après cette élimination sans peser dans le jeu durant 90 minutes contre la Roja, au bout d’une compétition qui lui a surtout permis d’inscrire un doublé face au modeste Ouzbékistan (5-0).
C'est évidemment archi faux, voici sa sortie « delonesque » face aux micros : « J’ai gagné trois titres avec le Portugal [dont deux Ligues des nations en 2019 et 2025]. Avant Cristiano, le Portugal n’en avait pas remporté un seul dans son histoire ». Simple et efficace, non ? Avant d’ajouter que l’Euro 2016 (il avait dû quitter sur blessure la finale épique contre les Bleus dès la 25e minute de jeu) a pour lui « autant de valeur qu’une Coupe du monde ». Bon vent, Cristiano.
Notre dossier sur la Coupe du monde 2026Le programme du jour
Les 8es de finale vont toucher à leur fin ce mardi soir, puis dans la nuit de mardi à mercredi, avec d’abord un Argentine-Egypte à 18 heures à Atlanta. Ce match a priori déséquilibré, même si le Cap-Vert a mis en exergue la fragilité de l’Albiceleste (3-2) en 16es, présente une belle curiosité. A savoir son arbitrage par le Français François Letexier, ce qui est de nature à faire flipper les supporteurs argentins. Puis place à Suisse-Colombie, à 22 heures à Vancouver. Deux matchs qui seront évidemment à suivre en live sur 20 Minutes.


















