AS Roma : Viré, José Mourinho en route pour les 100 millions d’euros d’indemnités depuis le début de sa carrière ?
FOOTBALL•José Mourinho a gagné beaucoup d’argent depuis le début de sa carrière. Mais c’est peut-être en en se faisant licencier qu’il a réalisé ses plus belles affairesWilliam Pereira
José Mourinho était l’élu. En 2010, au moment de quitter l’Inter, et alors qu’il avait remporté deux Ligue des champions, une Coupe de l’UEFA et deux Premier League en l’espace de sept ans, il apparaissait comme évident que le Portugais serait l’homme de tous les records. La prophétie s’est réalisée, mais pas dans le bon sens. Certes couronné de succès et de trophées, le Special One se sera, au bout du compte, presque plus couvert d’or en se faisant virer par ses employeurs de renom, l’AS Roma étant le dernier club sur la liste à l’avoir remercié - ce mardi - avant la fin de son contrat. La Louve devrait s’en tirer à moindres frais par rapport à ses prédécesseurs, le contrat du Special One courait jusqu’à la fin du mois de juin.
Il n’empêche : la terreur de Setubal va ajouter une petite somme à son pécule. Avant de signer dans la capitale italienne, il culminait à 91 millions d’euros obtenus rien qu’en indemnités de licenciement, soit quasiment 123.000 fois le Smic portugais, et quasiment autant que le transfert de CR7 de Manchester au Real. La barre des 100 millions d’euros ne sera probablement pas atteinte cette fois, mais n’hésitons pas à rêver plus grand pour José. Un contrat de cinq ans en Arabie saoudite rompu au bout de deux et il pourrait même passer du simple au double.
La cagnotte de José
Chelsea, épisode I = 21 millions d’euros
Real Madrid = 10 millions d’euros
Chelsea, épisode II = 15 millions d’euros
Manchester United = 22 millions d’euros
Tottenham = 23 millions d’euros
Notons que seules ses expériences à Porto et à l’Inter se sont bien terminées et que lors de son premier départ prématuré d’un club, à Benfica, en tout début de carrière, le Mou a commis une erreur de jeunesse en présentant sa démission à la direction du club, qui venait de changer. Une faute pleine de naïveté, la seule du parcours du roi Midas du licenciement.


















