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Le scandale de corruption arbitrale au Barça ne passe pas du tout en Espagne

FC Barcelone : Le scandale de corruption arbitrale ne passe pas du tout en Espagne

FOOTBALLSoupçonné d’avoir versé plus de 6 millions d’euros à l’ex-numéro deux de l’arbitrage espagnol entre 1994 et 2018, le Barça est dans le viseur des clubs et du président de LaLiga Javier Tebas
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Le FC Barcelone contre le reste de l’Espagne. Après les déclarations de Javier Tebas, le président de LaLiga, qui expliquait vendredi que le FC Barcelone, soupçonné d’avoir payé un responsable de l’arbitrage entre 1994 et 2018, était « en train de faire beaucoup de mal au football espagnol », c’est au tour des clubs de sortir du bois. Lundi, le FC Séville et l’Espanyol, l’autre club de Barcelone, ont en effet exprimé leurs vives inquiétudes dans deux communiqués publiés lundi.

« Bien qu’elles soient encore en phase d’investigation, les implications possibles de ce qui a été publié pour notre compétition, les clubs qui la composent et les organismes affectés seraient si graves qu’une action exceptionnelle est nécessaire pour clarifier ce qui s’est réellement passé, écrit l’Espanyol. Et, le cas échéant, purger les responsabilités correspondantes au niveau national et/ou international. »


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« La gravité des faits connus à ce jour, qui remettent en cause ou sèment le doute sur l’intégrité des compétitions de football espagnol, conduit également le Séville FC à demander publiquement à la Ligue et à la RFEF (…) de promouvoir et de participer à toutes les procédures qui pourraient découler de cette affaire une fois l’enquête terminée », écrit pour sa part le club andalou.

Joan Laporta fragilisé

Le journal El Mundo a publié de nouvelles révélations vendredi, affirmant que le club catalan avait versé plus de 6 millions d’euros depuis 2001 à José Maria Enriquez Negreira, ex-numéro deux de l’arbitrage espagnol entre 1994 et 2018, pour conseiller le club sur des questions arbitrales.

« Je ne sais pas si les résultats des matchs ont été directement affectés. Mais pour l’image de LaLiga, cela ne me plaît pas. LaLiga ne peut pas rester passive face aux indices que nous avons dans la presse », a estimé Javier Tebas lors d’une conférence de presse à Barcelone. « L’enquête doit aller au bout (…) car tout cela est en train de faire beaucoup de mal au football espagnol », a déclaré le dirigeant, précisant que si les faits étaient « prescrits sur le plan sportif » ils ne l’étaient « pas dans le pénal ».

M. Tebas a affirmé qu’il n’avait « jamais remarqué quoi que ce soit de louche » dans les matchs qu’il avait vus : « C’est très compliqué de tricher dans le monde arbitral. En plus, aujourd’hui, avec la télévision… » Mais il a ajouté qu’il n’était « pas nécessaire que la tentative de corruption ait fonctionné pour que cela soit condamnable ». Lundi, le président de la Ligue espagnole a également invité son homologue du Barça, Joan Laporta, à démissionner s’il n’était pas en mesure de fournir des explications.