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Pourquoi le RC Strasbourg n'a pas vécu « un coup d'arrêt » contre l'OM

RC Strasbourg - Olympique de Marseille : Pourquoi « ce n'est pas un coup d'arrêt » pour le Racing d'avoir perdu contre l'OM

LIGUE 1Après six matchs sans défaite, les Alsaciens se sont inclinés dimanche à la Meinau face aux Marseillais (0-2)
Thibaut Gagnepain

Thibaut Gagnepain

L'essentiel

  • Le RC Strasbourg s’est incliné dimanche à la Meinau contre l’OM (0-2).
  • Après six matchs sans défaite, le Racing voit sa marche en avant être contrariée.
  • Mais est-ce un coup d’arrêt ? Pas forcément. Voilà pourquoi.

Un peu plus de 26.000 spectateurs, une ambiance de fou à la Meinau, des chants de bout en bout… Mais une défaite à l’arrivée et le RC Strasbourg qui retombe à la 7e place de Ligue 1. Ce dimanche contre l'Olympique de Marseille (0-2), les Alsaciens ont vu leurs rêves (silencieux) de podium à Noël s’envoler.

Pourquoi ? Comment ? Tout simplement car ils ont pris une leçon de réalisme avec 2 buts encaissés sur les 3 tirs cadrés olympiens. Leur entraîneur Julien Stéphan l’a même reconnu après-match. « Le réalisme marseillais l’a emporté », a-t-il résumé, sans la moindre arrière-pensée. Et sans afficher une mine déconfite post-défaite. « Bien sûr, on n’aime jamais perdre mais on n’a pas de regret. On en aurait eu si on s’était trompé dans notre analyse, si on n’avait pas tout tenté etc. »

Fidèles à ce qu’ils montrent depuis le début de la saison, les Alsaciens ont de nouveau tenté d’emballer la partie. Pendant le premier quart d’heure avant d’être maîtrisé par la mainmise marseillaise. Puis en seconde période, malgré les deux coups de poignards pris en contre-attaque (Dieng, 66e) et sur corner (Caleta-Car, 82e). Jamais le Racing n’a semblé renoncer à son schéma de jeu, constitué de redoublements de passes, renversements, mouvements, intensité…

« On a eu les situations »

« On a perdu mais il y a quand même eu de bonnes choses dans ce match. On va continuer à se battre », a tenu ainsi à positiver le défenseur Gerzino Nyamsi après la partie. Tout en reconnaissant le gros point noir de l’après-midi pour son équipe : un manque de réalisme. « On a eu les occasions avant eux. On n’a pas dû faire tourner le match quand il fallait. On doit apprendre de ça car on n’en aura pas toujours autant. »

Mais cette fois, Diallo était hors jeu (13e) puis Ajorque a été deux fois trop gentil face à Lopez (50e, 77e). Lui qui avait été si clinique depuis le début de la saison, avec 9 réalisations en championnat… « On a eu les situations. Face à ce genre d’adversaires, il faut saisir ces opportunités », a insisté Julien Stéphan, pas vraiment surpris d’avoir affronté un OM si attentiste. « Je n’ai pas à juger des stratégies des adversaires. Reims était venu aussi jouer comme ça. Ce sera peut-être une tendance à la Meinau en deuxième partie de saison, à nous de nous adapter ». Pour continuer à grimper au classement et être cette équipe frisson de la Ligue 1 qui, comme le RC Lens par exemple, développe son jeu quoi qu’il arrive.

Ça ne fonctionne pas à tous les coups. Mais peut-être au prochain… « Ce n’est pas un coup d’arrêt. Ça nous servira certainement sur la saison. On a la possibilité de rebondir dès jeudi en Coupe de France (à Valenciennes) », conclut l’entraîneur strasbourgeois.