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Ils valaient quoi, ces grands débuts de Sergio Ramos avec le PSG ?

ASSE-PSG : Ils valaient quoi, ces grands débuts de Sergio Ramos avec Paris, après six mois de blessures ?

FOOTBALLLe défenseur central espagnol de 35 ans a pu disputer l’intégralité de la rencontre à Saint-Etienne dimanche (1-3)
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Arrivé en grande star au PSG le 8 juillet, Sergio Ramos vient enfin de vivre ses premières minutes de compétition de la saison, dimanche à Saint-Etienne (1-3).
  • Après six mois de blessures, le défenseur central espagnol de 35 ans a réussi de solides débuts dans le Chaudron.
  • « C’est une sensation unique, un jour très spécial pour moi », a savouré l’ancien Madrilène après la rencontre.

Au stade Geoffroy-Guichard,

Il a fallu attendre le 28 novembre pour voir Sergio Ramos disputer son 8e match officiel de l’année 2021. On avait laissé le mythique défenseur central espagnol sur une demi-finale retour de Ligue des champions Chelsea-Real (2-0), le 5 mai à Londres. Quasiment six mois plus tard, et après bien des doutes et moqueries quant à son état physique, le joueur de 35 ans a enfin connu son premier match officiel avec le PSG, dimanche à Saint-Etienne (1-3). Comme un symbole tant certains suiveurs l’imaginaient prendre sa retraite sans jamais porter le maillot parisien, Sergio Ramos a eu droits à des chutes de neige régulières pour ses débuts si attendus en Ligue 1.

Un simple clin d’œil en direction de supporteurs des Verts l’acclamant en bas de la tribune Pierre Faurand, durant l’échauffement, a suffi à lancer une Sergiomania sous les flocons du Forez. Titularisé comme axial gauche, aux côtés de son nouveau capitaine Marquinhos, l’ex-Madrilène a multiplié les transversales précises en direction d’Achraf Hakimi et d’Angel Di Maria, tout en cherchant aussi à jouer court, avec la sérénité qu’on lui connaît.

Ramos est le joueur ayant réussi le plus de passes lors d’ASSE-PSG

En deuxième période, au vu de la configuration d’attaque-défense liée à l'expulsion du Stéphanois Timothée Kolodziejczak (45e), il n’a pas hésité à venir gratter des ballons très haut, en pressant Wahbi Khazri jusque dans ses 40 m, et enchaînant même une fois avec une ouverture quasi décisive pour Kylian Mbappé à l’entrée de la surface.

Sergio Ramos félicite ici son ancien partenaire au Real Angel Di Maria, auteur du deuxième but clé, dimanche à Sainté (1-3).
Sergio Ramos félicite ici son ancien partenaire au Real Angel Di Maria, auteur du deuxième but clé, dimanche à Sainté (1-3). - Laurent Cipriani/AP/SIPA

C’est simple, l’Espagnol a tellement validé son examen de passage dans le Forez qu’il est le joueur qui a tenté (101) et réussi (95) le plus de passes dans ce match, comme l’a révélé Opta. Et qui dit Sergio Ramos dit évidemment une bonne embrouille bien franche avec un adversaire sanguin, ici sans surprise Wahbi Khazri. Après avoir délicatement suggéré à l’attaquant des Verts de se relever, Ramos a, avec son métier et son aura (et les privilèges qui vont avec), évité un avertissement.

Wahbi Khazri se « fout carrément » de Sergio Ramos

C’est que dans le fond, tout le monde est content de le retrouver, le bougre. A défaut de pouvoir profiter d’au moins un de ses coéquipiers acceptant de s’arrêter en zone mixte, on a dû se rabattre sur Wahbi Khazri, qui a tenu à minimiser leur accrochage, avec un franc sourire : « Non, c’était dans le jeu, il revient et tout va bien ». On se dit donc qu’on va pouvoir le relancer sur ce qu’il a pensé du retour d’un des monstres défensifs des 15 dernières années en Europe. Et là, échec : « Franchement, je m’en fous, mais carrément. J’essaie de me concentrer sur moi-même et sur mon jeu, et je vous laisse juger ses performances ».

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On ne se fait pas prier pour ça, et vu comment il a su tenir l’intégralité de la rencontre, cela laisse à penser que ses pépins physiques de 2021, entre un genou opéré et le mollet, sont de l’histoire ancienne. « C’est une sensation unique, un jour très spécial pour moi, savoure l’intéressé sur le site du PSG. Après avoir passé autant de temps sans jouer, c’est important pour moi d’avoir disputé 90 minutes. »

« Je peux encore jouer quatre ou cinq ans »

De quoi pousser Mauricio Pochettino à envisager pour de bon ce système à trois défenseurs centraux (Ramos-Marquinhos-Kimpembe) qu’on imaginait tous l’été dernier, au moment de la signature de Sergio Ramos ? Heureux d’enfin pouvoir lancer dans son groupe « un grand champion », le toujours prolixe coach argentin s’est fendu d’un renversant « c’est une possibilité ». On aura le temps de découvrir tout ça.

Le Chaudron a un peu vibré en apprenant, une heure avant le coup d'envoi dimanche, que Sergio Ramos serait titulaire pour la première fois de la saison. Jeff PACHOUD
Le Chaudron a un peu vibré en apprenant, une heure avant le coup d'envoi dimanche, que Sergio Ramos serait titulaire pour la première fois de la saison. Jeff PACHOUD - AFP

En attendant, au détour d’une interview sur Prime Vidéo diffusée dimanche, on a eu l’occasion quasi unique de déceler des failles dans le personnage, en raison de son année 2021 frustrante : « Il y a eu des moments de solitude difficiles et même des pensées négatives en permanence qui font parfois douter ». Rassurez-vous, le Sergio Ramos triomphant du Real, quatre fois sacré en Ligue des champions, n’est jamais bien loin : « J’ai cru en moi et en mon travail. Je peux encore jouer quatre ou cinq ans ». Dimanche matin, on avoue qu’on se serait bien marrés en lisant cela. Ce lundi, on le voit déjà un peu moins comme le remake de la fausse bonne idée Gianluigi Buffon.