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RC Strasbourg – Stade de Reims : « Giroud et Ibrahimovic sont des modèles », avoue le Strasbourgeois Ajorque
LIGUE 1•L’attaquant, au profil de golgoth lui aussi, est désormais le quatrième meilleur buteur de Ligue 1, avec 10 réalisationsThibaut Gagnepain
L'essentiel
Ludovic Ajorque est devenu incontournable à Strasbourg. L’attaquant a déjà inscrit 10 buts cette saison en Ligue 1, son record.
- Se voit-il aller encore plus haut ? En équipe de France ? Le natif de la Réunion, 26 ans, a répondu aux questions de 20 Minutes.
- Il a aussi évoqué ses modèles. Des joueurs, comme lui, assez grand et costaud, Olivier Giroud, Zlatan Ibrahimovic et Guillaume Hoarau.
Au duel de la tête pour une déviation, en remise pour combiner avec ses partenaires ou dans la surface pour finir le boulot… Ludovic Ajorque, 26 ans, est partout cette saison ! Arrivé à Strasbourg dans l’anonymat à l’été 2018 après une bonne saison de Ligue 2 à Clermont (14 réalisations), l’attaquant est devenu incontournable au Racing. Cette saison, il est le deuxième joueur le plus utilisé par Thierry Laurey, juste derrière Kenny Lala. Surtout, le golgoth de 1,96 m semble avoir franchi un cap, qui se ressent au niveau des statistiques…
Vous avez encore marqué à Dijon le week-end dernier et vous voilà désormais 4e meilleur buteur de Ligue 1 ! Qu’est-ce que ça vous inspire ?
C’est flatteur d’être aux côtés de grands joueurs, tous internationaux, dans ce classement mais aussi anecdotique. Ce qui compte, c’est ce que l’équipe montre actuellement sur le terrain. On redresse la barre et on gagne des places.
Vous venez quand même de battre votre record de buts en championnat…
Je suis content car c’était mon objectif personnel de début de saison. Je l’ai atteint donc maintenant, je vais essayer de marquer le plus possible pour faire gagner le plus possible le groupe.
Vu votre gabarit, vous êtes souvent comparé à Olivier Giroud. Qu’en pensez-vous ?
C’est plaisant car tout ce qu’il fait depuis un moment est assez extraordinaire. Avec Ibrahimovic, ce sont des modèles. Je regarde beaucoup leurs matchs car sont des joueurs de mon profil. Quand j’étais encore à la Réunion, je m’inspirais aussi pas mal de Guillaume Hoarau.
Olivier Giroud a la particularité d’être devenu international à 25 ans. Les Bleus, ça vous semble si loin que ça ?
Oui, oui… Il faut être réaliste. Je joue à Strasbourg, c’est un bon club, je sais mon niveau et je connais celui de ceux qui sont en équipe de France. Ils évoluent tous dans des grands clubs.
Et vous, vous n’avez pas envie de gravir un échelon supplémentaire un jour ?
Tout joueur a envie d’aller le plus haut possible, c’est une ambition normale. Si j’ai l’opportunité d’aller dans un plus grand club, je n’hésiterai pas. Mais pour l’instant, je me sens bien à Strasbourg. J’ai prolongé de deux ans (jusqu’en 2022) mon contrat en début de saison et je vais continuer dans ce sens-là.
Votre ancien président à Clermont, Claude Michy, parle de vous comme quelqu’un de « humble et travailleur ». Vous confirmez ?
C’est dur de dire comment on est ! Ce qui est sûr, c’est que j’ai percé sur le tard. Et ça n’a pas été facile d’en arriver là donc j’essaie de travailler le plus possible. Sans oublier d’où je viens, de ma petite île de la Réunion.
Dans quels secteurs pensez-vous avoir progressé cette saison ?
Un peu partout. Déjà, j’ai eu la chance d’évoluer dans des équipes joueuses comme Luçon et Clermont. Ça me sert aujourd’hui à Strasbourg. Après, quand je suis arrivé à Clermont (en 2016), j’étais peut-être un peu frêle. Maintenant, je pense être un peu plus costaud dos au but. J’essaie d’être le plus propre et efficace possible. Je pense même que j’aurais pu marquer un peu plus !
Vous faites référence à ce penalty raté contre Nîmes ?
(Il rigole). Je n’ai pas voulu, je l’ai mal pris, je ne sais pas ce qu’il s’est passé ! Il n’y a pas de hiérarchie des tireurs dans l’équipe. C’est celui qui se sent qui tire, mais on peut aussi le laisser si on l’a pris le dernier match. On s’entend bien donc on arrive à tourner.
En parlant du Racing, comment vivez-vous cette saison assez mouvementée ? Si ça va mieux en 2021 (15e), vous avez longtemps flirté avec la dernière place…
On a connu un début de saison très difficile avec le Covid-19, la préparation etc. Là, on commence à relever la tête et il faut assurer le maintien le plus vite possible. J’espère qu’on fera un bon match contre Reims dimanche (15h) car il est très important.
Préférez-vous être seul ou accompagné d’un autre attaquant devant ?
Quand je suis arrivé, je jouais beaucoup avec Lebo Mothiba, pas mal aussi avec Nuno Da Costa. Maintenant, c’est Habib Diallo. A un ou deux devant, je me sens bien. Je n’ai pas de préférence, j’ai toujours des occasions dans le match !
Dernière question, il a été question un temps de vous voir en sélection de Madagascar. Ce dossier est-il refermé ?
Le sélectionneur m’a déjà appelé deux, trois fois mais je ne suis pas prêt à faire le grand saut. Je ne me vois pas jouer pour cette sélection. Je n’ai rien à reprocher aux Malgaches mais je me sens vraiment Réunionnais.


















