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Une députée britannique saisit la justice après des deepfakes pornos de Grok

Royaume-Uni : Grok a généré des images d’elle en bikini, une députée saisit la justice

Violences sexuellesLa députée travailliste britannique Jess Asato accuse le chatbot Grok d’avoir permis la création d’images sexualisées la représentant sans son consentement
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Keir Starmer a apporté son soutien « à 100 % » à sa plainte. La députée britannique Jess Asato a annoncé avoir saisi la Haute Cour de Londres contre xAI, la société d’intelligence artificielle d’Elon Musk, accusant son chatbot Grok d’avoir généré des images d’elle en bikini en janvier.

« En janvier dernier, des utilisateurs ont créé de fausses images à caractère sexuel me représentant à l’aide de Grok, le chatbot de xAI », a déclaré la députée travailliste mercredi sur les réseaux sociaux. « La capacité de Grok à déshabiller des femmes et des enfants n’était pas le fruit du hasard. Des mesures de sécurité auraient pu être intégrées au chatbot, mais ses créateurs ont choisi de ne pas le faire. J’intente cette action devant la Haute Cour pour qu’ils soient tenus responsables de ces choix », a-t-elle également indiqué.

Giorgia Meloni déjà visée

En janvier, Londres a ouvert une enquête sur les images à caractère sexuel générées par Grok. Le gouvernement avait aussi interdit la création d’images intimes non consenties et annoncé l’interdiction pour les entreprises de fournir des outils conçus pour produire de telles images. Lors d’un débat au Parlement à l’époque, Jess Asato, qui militait pour une interdiction de ces outils, avait déclaré en avoir elle-même été victime, en étant représentée en bikini par l’IA de X.

Grok a suscité un tollé international en début d’année après avoir généré des images dénudées de femmes et de mineurs sans leur consentement, conduisant à l’ouverture d’enquêtes dans plusieurs pays. Face à ces réactions, xAI avait restreint mi-janvier la génération d’images avec Grok à ses seuls abonnés payants et assuré bloquer la création d’images sexualisées « au sein des juridictions où cela est illégal ».

En mai, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a partagé sur ses réseaux sociaux une publication Facebook contenant une fausse photo d’elle en lingerie générée par l’IA, afin de dénoncer les dangers de ces « deepfakes », ces montages hyperréalistes.