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Une enquête ouverte visant l’IA Grok accusée de fausses vidéos sexuelles

Une enquête ouverte visant l’IA Grok accusée de fausses vidéos sexuelles

deepfakesDes parlementaires et ministres français dénoncent la diffusion de « deepfakes », c’est-à-dire de fausses vidéos, à caractère sexuel et diffusées sur la plateforme X par Grok
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Grok est au cœur d’une vive polémique. Et la justice a décidé de s’en mêler. Le parquet de Paris a étendu vendredi son enquête visant X (anciennement Twitter) à cette intelligence artificielle, accusée par trois ministres et deux députés d’avoir généré et diffusé de fausses vidéos à caractère sexuel, « mettant notamment en scène des mineurs », a appris l’AFP auprès du ministère public.

Ces parlementaires et ministres français dénoncent la diffusion de « deepfakes », c’est-à-dire de fausses vidéos, à caractère sexuel et diffusées sur la plateforme X par Grok, sans le consentement des personnes représentées sur ces vidéos.

« Contenus manifestement illicites »

Cette enquête visant X est ouverte depuis juillet, à la suite de signalements contre le réseau social et ses dirigeants, accusés d’avoir biaisé l’algorithme de la plateforme à des fins d’ingérence étrangère. « Le délit de montage à caractère sexuel d’une personne sans son consentement est puni de deux ans d’emprisonnement et de 60.000 euros », a rappelé le parquet qui confirmait une information du site Politico.

Vendredi, les députés macroniste Eric Bothorel et socialiste Arthur Delaporte ont saisi la justice, aboutissant à l’élargissement des investigations. Les ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé ont également annoncé vendredi avoir signalé au procureur des « contenus manifestement illicites », demandant « leur retrait immédiat. »

Les internautes incités à signaler ces publications

« Ces derniers jours, l’intelligence artificielle Grok a permis la génération et la diffusion de contenus à caractère sexiste et sexuel, notamment sous forme de fausses vidéos (deepfakes), visant des personnes sans leur consentement », ont-ils détaillé. Un signalement a également été effectué auprès de la plateforme Pharos par le gouvernement, ont-ils indiqué.

L’Arcom, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et du numérique, a aussi été saisie, « au titre de possibles manquements de X à ses obligations découlant du Digital Services Act », le règlement européen sur les services numériques. Sur X, la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El-Haïry s’est déclarée « scandalisée par les requêtes adressées à Grok de dénuder des filles et femmes » et a incité les internautes à signaler les publications à Pharos.