Dimitri Liénard joue beaucoup moins cette saison que les précédentes. En 19 journées, il a disputé 736 minutes en Ligue 1.
Dimitri Liénard joue beaucoup moins cette saison que les précédentes. En 19 journées, il a disputé 736 minutes en Ligue 1. — Jean-Francois Badias/AP/SIPA

FOOTBALL

RC Strasbourg : Toujours pas prolongé, et si « l’emblème du club » Dimitri Liénard partait ?

Thibaut Gagnepain

Arrivé en 2013 au Racing, le chouchou de la Meinau sera en fin de contrat en juin

  • Dimitri Liénard sera-t-il encore un joueur du RC Strasbourg la saison prochaine ? Il fait partie des nombreux éléments en fin de contrat dans quelques mois et n’a toujours pas signé de prolongation.
  • Depuis le début de la saison, le natif de Belfort joue moins que ses concurrents au poste. « Ça ne veut pas dire que le coach ou le Racing ne comptent plus sur lui », nuance son ancien partenaire et grand ami Jérémy Grimm.
  • Son éventuel départ ferait des déçus au sein des fans alsaciens. Comme Grégory Walter. « C’est l’emblème de la reconstruction. Ce serait vraiment un coup dur et ça me chagrinerait s’il partait cet été », estime-t-il.

« Bonne année, bonne santé à vous et à vos proches ! J’espère que vous allez bien. » La scène remonte au 4 janvier. En partant à l’entraînement ce jour-là, Dimitri Liénard avait été le seul joueur du Racing à s’arrêter de lui-même dans la salle de presse. Quelques secondes… soit presque aussi longtemps que lors de sa dernière apparition en Ligue 1.

Samedi dernier à Lens (victoire 1-0), le milieu de terrain était entré dans les arrêts de jeu. Trois jours plus tôt contre Nîmes (5-0), c'était pour la dernière demi-heure (65e) et alors que le score était déjà largement acquis. Qu'en sera-t-il dimanche (15h) contre Saint-Etienne à la Meinau ? Il faut remonter avant la trêve pour le retrouver titulaire, au Parc des Princes, un soir où les Alsaciens n’avaient pas d’obligation de résultat (0-4).

En retard sur ses concurrents

C’est une réalité statistique : avec 731 minutes disputées depuis août pour 1 but et 3 passes décisives, le natif de Belfort, 32 ans, joue moins cette saison. Moins qu’avant et moins que ses concurrents éventuels au poste de relayeur, Ibrahima Sissoko (1.426) et Jeanricner Bellegarde (1.229). Le signe d’un passage de témoin pour le n°11 bleu, arrivé en 2013 dans un club alors en National ? « Ça ne veut pas dire que le coach ou le Racing ne comptent plus sur lui », nuance son ancien partenaire et grand ami Jérémy Grimm.

« Le fait qu’il ne joue plus trop en ce moment se comprend car les résultats sont là avec le milieu Aholou-Sissoko-Bellegarde-Thomasson qu’a mis en place Thierry Laurey », ajoute Philippe Wolff. Le président de la Fédération de supporters du RCS ne se montre pas très inquiet quant aux capacités de rebond du chouchou de la Meinau, capable par le passé d’élever son niveau de jeu au fil des montées.

Mais le temps presse de plus en plus pour "Dim", en fin de contrat en juin et dont une éventuelle prolongation n’a toujours pas été évoquée. Pourrait-il bientôt s’en aller ? « On n’en a pas trop parlé mais je sais qu’il se sent bien à Strasbourg et qu’il espère continuer là-bas », reprend Jérémy Grimm. Qu’en dit l’intéressé ? C’est assez rare pour être signalé : il n’a pas donné suite à la demande d’interview de 20 Minutes. Mais l’an dernier, le gaucher avait déjà répondu à une question similaire.

« C’est l’emblème de la reconstruction »

« Si le Racing me propose un contrat de quatre ans, je signe tout de suite. On n’en a pas encore discuté mais le jour où je voudrai voir le président (Marc Keller), j’irai dans son bureau », disait alors le gaucher, devenu un véritable symbole du club. « C’est l’emblème de la reconstruction. Ce serait vraiment un coup dur et ça me chagrinerait s’il partait cet été », estime Grégory Walter, fan historique du RC Strasbourg.

« En 2017, son départ était quasi annoncé à Troyes et il était finalement resté », rappelle Philippe Wolff, lui aussi très attaché au célèbre tireur du coup franc du maintien contre Lyon en mai 2018. « Dimitri Liénard représente le Racing des années 2010 et un peu ce qu’on souhaite garder au club avec son côté proche du public, sa simplicité et sa combativité. Le jour où il ne sera plus là, on perdra cet esprit-là. »