Ligue 1 : Avec trois penaltys sifflés et un festival, le RC Strasbourg étrille Nîmes

FOOTBALL Les Strasbourgeois n’ont même pas eu besoin de transformer leurs trois penaltys

Thibaut Gagnepain

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Habib Diallo a inscrit le deuxième but et est à l'origine du premier.
Habib Diallo a inscrit le deuxième but et est à l'origine du premier. — Frederick FLORIN / AFP
  • Le RC Strasbourg a corrigé Nîmes à la Meinau lors de la 18e journée de Ligue 1 ce mercredi.
  • Les Alsaciens ont maîtrisé quasiment toute la partie et ont bénéficié de 3 penaltys. Ils en ont marqué 2.
  • Ludovic Ajorque a inscrit un doublé et… a raté un penalty.

Au stade de la Meinau,

Les Strasbourgeois ont le sens de la loi. L’arrêté préfectoral qui interdisait l’utilisation de pétards terminé le 4 janvier, ils ont pu tirer un vrai feu d’artifice à la Meinau contre Nîmes. Cinq buts, une bonne dizaine d’occasions franche, la maîtrise quasi totale du match… Et une belle fessée à l’arrivée, sur un score digne du CFA 2. Quand le Racing était capable de coller trois raclées à Saint-Dié (5-0), Neuves-Maisons (5-0) et Belfort Sud (6-0) en un peu plus d’un mois.

Dix ans plus tard, l’époque n’est vraiment plus la même mais une victoire aussi large provoque toujours autant de plaisir. Les partenaires d’Adrien Thomasson l’ont montré à leur façon au coup de sifflet final. Dans une Meinau à huis clos, ils sont allés symboliquement saluer et fêter leur succès devant leur kop, Alexander Djiku en profitant pour jeter son maillot à un supporter fantôme ! L’hilarité générale s’est poursuivie jusqu’au vestiaire, d’où on pouvait facilement entendre les chants de victoire retentir depuis l’extérieur.

« Tout est positif ce soir »

Une bien douce soirée pour les Alsaciens. L’heure était même à la plaisanterie pour Thierry Laurey, pas toujours agréable face à la presse. « C’est marrant, dans ma causerie, j’avais justement dit aux joueurs qu’on gagne rarement un premier match de l’année 5-0. J’aurais dû me taire », a souri le technicien, évidemment très satisfait de la prestation de son groupe. « Ce qui m’importe, c’est que l’équipe soit allée de l’avant, ne se soit pas souciée de l’adversaire et ait été efficace […] Tout est positif ce soir mais je vais un peu plomber la soirée, ça ne rapporte que trois points et on rejoue samedi à Lens. »

Le Racing s’y présentera avec une confiance retrouvée, après un match qu’il a survolé. La seule frayeur est peut-être venue quand Koné s’est présenté seul face à Kawashima (43e). Le gardien japonais est parfaitement sorti et a évité… la réduction du score. Les siens menaient déjà 2-0, grâce à deux buts en deux minutes d’Ajorque (37e) puis Diallo (38e). Puis 3-0 juste avant la pause, sur le premier penalty de la soirée transformé par Lala (45e).

« Je me souviens que Nicolas Rainville avait sifflé 4 penaltys l’an dernier »

Fait rare dans un match, deux autres ont suivi en seconde période, un raté par Ajorque (58e) – qui avait mis son doublé avant (51e) – et un autre réussi par Waris (90e). « Je ne sais pas si j’avais déjà connu ça dans ma carrière. Je n’ai pas eu le temps de regarder mes fiches mais je me souviens que Nicolas Rainville avait sifflé 4 penaltys l’an dernier dans un Niort-PFC », a rappelé Thierry Laurey. « Oui, car je regarde aussi la Ligue 2 ! »

Pour le RC Strasbourg, la division inférieure s’est un peu éloignée ce mercredi. Le voilà maintenant 16e de Ligue 1, avec surtout cinq points d’avance sur les deux derniers, Lorient et… Nîmes.