Tournoi Maurice-Revello: Même chez les jeunes, France-Brésil, «c'est une affiche légendaire»

FOOTBALL Le match du tournoi Maurice-Revello entre la France et le Brésil a attiré beaucoup de monde à Salon-de-Provence, ce mercredi. Les jeunes Bleus se sont inclinés (4-0), sans être ridicules

Jean Saint-Marc

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Les Français ont bataillé, pour finalement s'incliner lourdement face au Brésil.
Les Français ont bataillé, pour finalement s'incliner lourdement face au Brésil. — Magali Ruffato / Memophotos / Tournoi Maurice Revello
  • Le match France-Brésil, sèchement gagné par la Seleção, a drainé beaucoup de monde au stade d’honneur de Salon-de-Provence, qui accueillait ce mercredi le tournoi Maurice Revello.
  • « C’est une affiche légendaire », assurent les supporters. Un moment « très émouvant » pour les jeunes joueurs qui portent le maillot bleu en U18.

Les photos sont du meilleur effet sur les comptes Facebook et Instagram​ de Pragash. « Quand j’ai vu les deux maillots côte à côte au bord du terrain, j’ai tout de suite sorti mon téléphone. France-Brésil, c’est une affiche qui fait toujours rêver, elle a comme un air de finale ! » Il ne s’agissait en l’occurrence que d’un match de poules du tournoi de jeunes Maurice-Revello, perdu 4-0 par les jeunes Français. Et pourtant, le stade d’honneur de Salon-de-Provence était rempli : environ 2.000 personnes ont assisté à la rencontre, dont une poignée de célébrités du monde du foot.

« Il y avait beaucoup plus de monde que pour les autres matchs, c’est certain, apprécie un des organisateurs. L’an dernier, pour France-Ecosse, il y avait pas mal de monde… Mais le fait que ce soit le Brésil rajoute pas mal d’engouement ! » Beaucoup des supporters nous disent, en effet, qu’ils sont précisément venus voir la Seleção.

Venus de Mâcon pour France-Brésil

« C’était super intéressant de voir les futurs grands joueurs français confrontés à ce qui se fait de mieux à l’international », apprécie Roger, maillot des Bleus (avec les deux étoiles !) sur les épaules. « Même chez les jeunes, c’est une affiche mythique, un match légendaire », s’emballe Diana, qui a apprécié « les jolis gestes techniques des Brésiliens, qui nous ont souvent mis dans le vent. »

Les jeunes Français ont souffert face à des Brésiliens de quatre ans leurs aînés.
Les jeunes Français ont souffert face à des Brésiliens de quatre ans leurs aînés. - Magali Ruffato / Memophotos / Tournoi Maurice Revello

Dans les familles des joueurs de l’équipe de France, ce match était extrêmement attendu : « Nous sommes une vingtaine à être venus de Mâcon », nous explique Jordan, cousin du défenseur Théo Bardet. Les oncles, les tantes, les cousins et bien sûr les parents se sont farci les 350 km de bagnole « pour voir deux équipes légendaires, deux grandes nations du foot s’affronter. » Pour Jordan, « c’est très émouvant » de voir le petit cousin affronter les Auriverdes. « C’était un match difficile mais ils le savaient… Théo progresse avec ce genre d’adversaire », conclut-il.

« C’est émouvant de jouer le Brésil »

Le fossé était en effet bien réel entre la sélection olympique du Brésil, les moins de 22 ans, donc, et de jeunes Français âgés eux de moins de 18 ans. « Les Brésiliens ne font aucune erreur technique… J’ai des jeunes qui jouent en U19 nationaux, en N2 (quatrième division) ou en N3 (cinquième)… En face, vous avez des joueurs qui en sont à 20 matchs en Liga espagnole », soupire le sélectionneur français Jean-Luc Vannuchi, qui estime que « les quatre ans d’écart étaient bien visibles. »

Le jeune Bilal Benkhedim ne dira pas le contraire :

C’est une très grande équipe qui joue bien au ballon, avec une maîtrise technique parfaite, mais ça reste une belle expérience pour nous. C’était la première fois que je jouais le Brésil, et ça fait franchement plaisir, c’est émouvant ! C’est une grande nation et c’est une fierté de porter le maillot bleu face à eux ! »

Ses yeux verts s’illuminent quand il évoque cette « fierté » et ce match rare dans une carrière : « Je les ai prévenus, c’est peut-être la première et dernière fois qu’ils jouent le Brésil, ça n’arrive en général qu’une fois par génération », rappelle Jean-Luc Vannuchi.

L’émotion est réciproque : c’est en tout cas ce que nous assure l’impressionnant capitaine Lyanco, qui évolue à Bologne en Serie A. « Jouer un France-Brésil a une saveur particulière, assure-t-il. Ça se prépare et on gardera longtemps ce souvenir ! » Et pour ça, quoi de mieux qu’une photo sur Instagram ?