Equipe de France: Henry, Le Sommer et Majri sur le flanc... Doit-on déjà s'inquiéter pour les Bleues à une semaine du Mondial?

FOOTBALL L'équipe de France a dû faire sans trois de ses cadres vendredi soir à Créteil, lors du dernier match de préparation avant le début du Mondial

Aymeric Le Gall

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Amel Majri (en survêtement) est légèrement blessée à une semaine du début du Mondial.
Amel Majri (en survêtement) est légèrement blessée à une semaine du début du Mondial. — FRANCK FIFE / AFP

A Créteil,

Promis, on ne va pas passer cette Coupe du monde féminine à faire des parallèles avec le foot masculin, mais ce coup-ci on va se permettre une exception. Imaginez l’état de panique dans toute la France, aussi bien dans les médias que chez les supporters, si on apprenait qu’Antoine Griezmann, Kylian Mbappé et Raphaël Varane étaient tous trois blessés à une semaine du début de la Coupe du monde.

Hé bien c’est exactement ce que vivent les joueuses et la sélectionneuse des Bleues avec les absences très remarquées d’Eugénie Le Sommer, d’Amel Majri, et d’Amandine Henry, vendredi soir du côté de Créteil pour le dernier match de préparation avant le début du Mondial.

Amandine Henry rejoint ses potes à l’infirmerie

Autant pour les deux premières citées il n’y a pas eu de surprise (on connaissait leur forfait bien avant le coup d’envoi), autant ce fut une mauvaise surprise d’apprendre qu’Amandine Henry avait rejoint le camp des K-O. « C’était une surprise pour moi aussi, je vous avoue que je m’en serais bien passée ce matin, lâchait Corinne Diacre en conférence de presse après la victoire contre la Chine. Elle va bien, elle va mieux, elle s’est tout simplement bloquée le dos ce matin au réveil. Donc on n’a pas pris de risque. De toute façon, vu comment elle marche, je pense qu’il aurait été compliqué pour elle de courir ce soir mais ça va vite rentrer dans l’ordre. »

De son côté, Viviane Asseyi nous a invités à voir directement avec la Lyonnaise pour connaître son état de santé. Elle nous a assurés en revanche n’y être pour rien dans ce mal de dos de dernière minute : « « On ne peut rien y faire, c’est la nature (sic) mais en tout cas je ne lui ai pas donné de coups (rires) ! »

Pas trop d’inquiétude malgré tout

Dans la zone mixte improvisée à l’air libre sur la piste d’athlé qui entoure le stade Dominique-Duvauchelle de Créteil, le débrief du match s’est transformé en consultation médicale avec les joueuses. Docteur Emelyne Laurent, l’attaquante lyonnaise prêtée à Guingamp a tenu à se montrer rassurante au sujet de ses coéquipières restées sur le carreau.

« Inquiète ? Non, car ce sont relativement de petites blessures et on sait qu’elles seront présentes dès le début de la compétition. Elles ont eu une grosse saison avec Lyon et j’ai envie de dire que c’est limite, euh… Pas normal, mais disons qu’on pouvait s’attendre à ce que ce soit compliqué pour elles. Leur saison a été très longue et dans ces cas-là les jambes sont lourdes et on est plus sujettes à se blesser. Mais c’est vraiment pas grand-chose et on sait qu’elles seront là tout au long de la compétition. »

Grâce Geyoro, la joueuse du PSG, préfère quant à elle voir le verre à moitié plein : « Mieux vaut qu’elles soient ménagées maintenant que pendant le Mondial, on sait que la compétition va être longue et on aura besoin d’elles. On savait qu’après leur finale elles allaient avoir les jambes un peu lourdes et ça s’est un peu ressenti durant les entraînements mais je pense que d’ici une semaine elles seront sur pieds, on va leur laisser le temps qu’il faut pour bien revenir. » « Je ne suis pas inquiète, a déclaré la sélectionneuse. Ce n’est pas très grave, il n’y a pas de déchirure musculaire, d’entorse grave. Ça donne un peu moins de préparation pour ces filles, mais on va gérer. »