France-Chine: Les Bleues tapent la Chine et engrangent un max' de confiance… Maintenant, place à la Coupe du monde

FOOTBALL Après s’être imposée sans grandes difficultés face la Chine, place désormais au Mondial 2019 pour l’équipe de France féminine

Aymeric Le Gall

— 

Kadidiatou Diani a inscrit un but splendide contre la Chine à Créteil.
Kadidiatou Diani a inscrit un but splendide contre la Chine à Créteil. — FRANCK FIFE / AFP

A Créteil,

L’équipe de France s’est imposée contre la Chine pour son dernier match de préparation au Mondial, vendredi soir au stade Dominique-Duvauchelle de Créteil. Désormais, les joueuses vont pouvoir basculer mentalement dans la compétition, mais revenons d’abord sur ce qu’il s’est passé dans le sud de Paris face aux Chinoises.

» Un peu plus d’adversité, enfin. Le programme des matchs de préparation de équipe de France avant le Mondial n’a évidemment pas été fait par hasard. On digère les efforts de la prépa' et on se met en jambes contre une (très) faible équipe de Thaïlande, pour finalement monter en puissance contre la Chine, 16e nation mondiale au classement Fifa.

Et la hausse de l’adversité s’est immédiatement perçue, les Bleues déroulant bien moins facilement, vendredi soir au stade Dominique-Duvauchelle de Créteil, qu’elles ne l’avaient fait à Orléans la semaine passée. Et si le premier adversaire des Françaises, la Corée du Sud, le 7 juin au Parc des Princes, ressemble dans le jeu aux Chinoises, on se dit qu’il va encore falloir monter en puissance, car tout était loin d’être parfait vendredi soir.

» Duvauchelle ne fait pas le plein. Autant on avait loué la belle ambiance et la forte affluence la semaine passée à Orléans, autant vendredi soir on a tiré la gueule en voyant que le stade de Créteil n’avait pas vraiment fait le plein. Si ce n’était pas non plus un flop, mettons-nous d’accord, 10.0000 spectateurs c’est loin d’être dégueu. Mais on aurait imaginé monter encore d’un cran dans cette dernière ligne droite avant la Coupe du monde. Rassurons-nous, le Parc des Princes sera à guichets fermés pour voir les filles de Corinne Diacre entamer leur aventure. C’est la seule chose qui compte.

» Un onze-type (ou presque). Face à la Thaïlande, la sélectionneuse tricolore avait opté pour un onze de départ remanié, du fait notamment d’une grosse prépa’ physique à Clairefontaine les jours précédant le match et du retour tardif des Lyonnaises, vainqueurs de la Ligue des champions face au Barça. Mais vendredi soir, l’équipe mise en place ressemblait plus à ce qu’on devrait voir lors du match d’ouverture contre la Corée du Sud.

Trois absences notables cependant, celles d’Eugénie Le Sommer, d’Amel Majri et d’Amandine Henry, toutes trois touchées et laissées en tribune. On ne va pas commencer à flipper à une semaine du début des hostilités, mais il y a tout de même de quoi se poser des questions sur leur état de forme d’ici là.

» Une équipe à réaction. S’il y a bien une chose à retenir après ce match contre la Chine, c’est que les Bleues ont besoin d’être bousculées pour se réveiller et jouer au foot. Après une première période à la limite de l’ennui, tout de même conclue par un but de renarde signé Valérie Gauvin, les femmes de Corinne Diacre ont attendu de se faire remonter au score en début de deuxième (but de Wang à la 52e) pour enfin montrer ce qu’elles avaient dans le ventre. A l’image de la Parisienne Kadidiatou Diani, auteure d’un festival offensif et d’une frappe magnifique pour le but du 2-1.

A l’arrivée, si tout n’a pas encore été parfait, les Bleues s’imposent et engrangent un maximum de confiance avant de partir au combat. L’objectif est atteint.