France-Thaïlande: Les Bleues s'imposent les yeux fermés (mais ratent quand même deux pénos)

FOOTBALL L'équipe de France féminine a battu la Thaïlande en match de préparation au Mondial 2019

Aymeric Le Gall

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Les Françaises célèbrent le but d'Elise Bussaglia contre la Thaïlande, le 25 mai 2019.
Les Françaises célèbrent le but d'Elise Bussaglia contre la Thaïlande, le 25 mai 2019. — FRANCK FIFE / AFP

Au Stade de la Source à Orléans,

La France a entamé la dernière ligne droite avant le début de sa Coupe du monde avec un premier match amical face à la modeste sélection thaïlandaise (34e au classement Fifa), samedi après-midi au stade de la Source à Orléans. Emoussées physiquement après un début de préparation intensive du côté de Clairefontaine, les Bleues se sont tout de même imposées (3-0) sans trembler, même s’il reste encore pas mal de choses à peaufiner d’ici au 7 juin, date du premier match du Mondial contre la Corée du Sud.

Ambiance champêtre à Orléans

On est encore loin du Parc des Princes et de ses 45.000 spectateurs attendus à l’occasion du premier match des Bleues à la Coupe du monde, contre la Corée du Sud, le 7 juin prochain. Il règne plutôt une sympathique ambiance de tournoi de fin de saison dans le petit stade de la Source à Orléans, pour ce premier match de préparation des Bleues face à la modeste équipe de Thaïlande.

Si l’on ne frémit pas encore vraiment, le public a tout de même répondu présent samedi et les drapeaux tricolores fleurissent de partout. Placés derrière l’un des buts, derrière une main courante à l’ancienne, les supporters français (France Ang’elles et Irréductibles Français) ont sorti les tambours et les drapeaux et tentent tant bien que mal d’emmener le public dans leur sillage. Quitte à se lancer dans un petit « pogo » digne du Hellfest quand le match devient moins passionnant.

La Thaïlande, plus « sparring-partner » que véritable adversaire

On n’a pas pu s’empêcher d’esquisser un petit sourire en entendant le speaker orléanais parler des joueuses thaïlandaises comme d’une « équipe redoutable ». Modeste 34e nation mondiale, la Thaïlande n’a rien d’un monstre du foot et cette affiche avait plus comme objectif de dégourdir les jambes des tricolores après un début de préparation placée sous le signe de la transpi et des langues qui pendent. « C’est un match programmé comme une séance de travail », avait d’ailleurs déclaré la sélectionneuse Corinne Diacre​ avant le début du match. Elle ne s’y était pas trompée.

Le mur thaïlandais fait barrage aux Bleues

Dès les premières minutes de jeu, et malgré une chaude occase pour la Thaïlande après un passage à vide de la défenseuse centrale Aïssatou Tounkara, on a très vite compris que ce match n’allait être rien d’autre qu’un attaque-défense à l’avantage des Bleues. Malgré des physiques certainement émoussés par les heures de travail de fond effectué depuis le début du rassemblement, les Françaises ont squatté le camp adverse durant la quasi-totalité de la première période, faisant tout de même preuve par séquence d’un déchet technique préoccupant. Et malgré une pelletée d’occasions franches, les joueuses de l’équipe de France se sont heurtées à un mur nommé Charoenying dans les buts adverses. A l’arrivée, le 0-0 à la pause fait quand même figure de gros, gros miracle pour les Asiatiques.

La logique est finalement respectée

Corinne Diacre avait annoncé que ce match servirait de grosse revue d’effectif, et ce fut le cas dès le début de seconde période avec de nombreux changements côté tricolore. Pour le reste, on prend le même scénario de domination et on recommence. Sauf que cette fois, les efforts ont fini par payer quand, à la 60e minute de jeu, Bussaglia profite d’un mauvais dégagement de la défense thaïlandaise sur corner pour ouvrir la marque d’un joli plat du pied gauche depuis l’intérieur de la surface.

Les deuxième et troisième but français signés Kadidiatou Diani ont permis de donner un peu plus de relief à la victoire française, mais on n’oubliera pas pour autant les deux pénos ratés en seconde période par Geyoro (72e) et Périsset (84e). En finale du Mondial (ben quoi, laissez-nous nous enflammer !), lors de la séance de tirs au but, il ne faudra pas les manquer ceux-là.