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La fin de l’ère Genesio va-t-elle vraiment apaiser les supporters de l'OL?

OL-Angers: «Le mal est profond»… La fin de l’ère Genesio va-t-elle vraiment apaiser les supporters lyonnais?

FOOTBALLDeux semaines après avoir exaspéré leurs supporters lors d’un fiasco contre Dijon (1-3), les joueurs lyonnais vont retrouver le Parc OL ce vendredi (20h45) face à Angers
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Les joueurs lyonnais vont retrouver le Parc OL, ce vendredi (20h45) contre Angers, après trois énormes contre-performances de rang.
  • Les sifflets et banderoles virulentes du couac (1-3) contre Dijon pourraient laisser place à des encouragements de la part des virages.
  • La récente annonce de Bruno Genesio, qui va quitter son poste en fin de saison, est de nature à apaiser les groupes de supporters, mais « le mal est profond » à l’OL.

«Encore un rendez-vous raté ! Allez tous vous faire niquer ! » côté nord, « Joueurs, vous rêvez d’ailleurs, allez souiller d’autres couleurs » pour le sud. Les joueurs lyonnais ont déjà connu un accueil plus chaleureux de la part de leurs virages qu’avant OL-Djion (1-3), il y a deux semaines à Décines. A l’image de ces banderoles et des « sept minutes de silence pour sept années sans titre » du groupe Lyon 1950, la fracture entre les groupes de supporters et leur équipe a éclaté au grand jour depuis l’élimination en Coupe de France contre Rennes (2-3).

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« Ce n’était qu’une petite éruption face à Dijon, estime Jean-Pierre, un fidèle Bad Gone. Plus que de la colère, j’ai senti de la résignation dans le virage. Il y a déjà eu des époques bien plus chaudes avec grève de chants, tags et coups de pression au centre d’entraînement. Mais c’est sûr que l’attitude de la plupart des joueurs est horrible cette saison. » C’est pourquoi l’annonce du départ de Bruno Genesio, au lendemain d’un nouveau couac à Nantes (2-1), n'annonce pas forcément un OL-Angers apaisé pour ce vendredi (20h45).

« Inimaginable » de finir derrière l’ASSE et/ou l’OM

« Le cas de Bruno Genesio cristallisait les tensions mais le changement doit aller bien au-delà. Le nouveau coach devra être à même de changer les mentalités, il nous faudra aussi des joueurs avec plus de caractère et la fin de cette culture permanente de l’excuse dans notre club », résume Richard (35 ans), un habitué du virage sud. Si, tout comme les Bad Gones, les Lyon 1950 évoquent via un communiqué « un nouveau départ » pour OL-Angers, c’est pour une raison bien précise.

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Le deuxième plus important groupe de supporters lyonnais appelle à encourager « ces starlettes » (dixit le communiqué) car il est pour lui « inimaginable » de voir l’ASSE et/ou l’OM coiffer l’OL dans le sprint final. La menace de ces deux rivaux historiques, respectivement à trois et à cinq points, pourrait donc être bénéfique aux partenaires de Nabil Fekir afin de traverser au mieux la crise.

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« Il va falloir de nouvelles têtes pour retrouver de l’adhésion »

« Maintenant que Genesio s’en va, je pense qu’il faut aider le club à se qualifier en Ligue des champions, confie Sébastien du virage nord. Ça facilitera le mercato, que ce soit pour le choix du coach ou des joueurs. Je pense que pas mal de gens sont dans cet état d’esprit. Après, c’est le match qui va décider de l’ambiance, ça peut partir en cacahuète si on perd encore. » A six journées de la fin, le club lyonnais se trouve à un tournant de son histoire, comme le décrypte Julien (32 ans) du virage sud.

« Je viens encourager l’OL mais pas ces joueurs, pas ce coach, plus ce président. Juste l’entité, ma ville et le plaisir d’aller au stade quoi qu’il arrive. J’ai dû rater une quinzaine de matchs à Lyon depuis près de 20 ans et je n’ai pas souvenir d’une telle fracture divisant même les supporters entre eux. Ce n’est pas pareil qu’à l’époque de Claude Puel : c’était alors monté très fort mais c’était vite retombé. Là, le mal est profond et ça va prendre du temps. Il va falloir de nouvelles têtes un peu partout pour retrouver de l’adhésion. Vivement que la saison se termine et que l’on change joueurs et staff, ça fera déjà du bien à tout le monde. » »

En attendant, il reste une place sur le podium à sauver. Et une question : y aura-t-il contre Angers une nouvelle version du chant remixé par des Bad Gones bien chambreurs face à Dijon, il y a deux semaines : « Vive le ven, vive le ven, vive le vendredi. Le mardi, on est mauvais, le samedi aussi » ? Vendredi peut-il, comme la semaine dernière à Nantes, être un autre soir de déconvenue pour cet OL au bord du précipice ?