OL: «Ça semblait être la préoccupation principale de nombreux supporters et médias»… Aulas réagit au départ de Genesio

FOOTBALL Après le large succès de l'OL contre le PSG samedi en D1 féminine (5-0), Jean-Michel Aulas est revenu sur l'officialisation de la fin de sa collaboration avec Bruno Genesio sur le banc

Jérémy Laugier

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Bruno Genesio et Jean-Michel Aulas,  dans l'auditorium du Parc OL après l'élimination lyonnaise en Coupe de France contre Rennes, le 2 avril.
Bruno Genesio et Jean-Michel Aulas, dans l'auditorium du Parc OL après l'élimination lyonnaise en Coupe de France contre Rennes, le 2 avril. — Jérémy Laugier/20 Minutes
  • Jean-Michel Aulas était très attendu en zone mixte samedi, quelques heures après l'annonce officielle du départ de Bruno Genesio en fin de saison.
  • Le président lyonnais a tenu à saluer son coach pour cette décision, prise afin d'avoir une meilleure ambiance vendredi prochain contre Angers.

« Wendie, you are the best. » A voir Jean-Michel Aulas féliciter avec un sacré enthousiasme sa capitaine Wendie Renard, on a pu saisir l’importance qu’avait à ses yeux la démonstration de son équipe féminine, samedi contre le PSG (5-0). Le matin même, il venait d’accepter la décision de Bruno Genesio de mettre quoi qu’il arrive un terme à son poste d’entraîneur de l'équipe masculine à la fin de la saison.

« Je sais prendre les décisions, quelquefois à contrecœur, mais au moment opportun, a expliqué le président lyonnais, samedi soir face à la presse. On n’est pas dans une situation dramatique sur le plan des résultats puisque l’OL est 3e. Mais on était dans une période difficile sur le plan de la relation avec les supporters. »

« Ce match n’était pas la conséquence d’une équipe qui lâchait son entraîneur »

Un paramètre qui a clairement joué un rôle clé, au vu du cauchemar vécu une semaine plus tôt au Parc OL contre Dijon (1-3). La majeure partie du message de JMA était sans surprise destinée aux médias : « On a suspecté des choses qui n’étaient pas la réalité dans la relation que j’avais avec Bruno. Il était évidemment très choqué par le traitement médiatique qui était le sien, mais aussi très fatigué. Ça [son départ] semblait être la préoccupation principale de nombreux supporters et médias ».

Pour autant, le président lyonnais n’a pas eu une lecture si négative du revers à Nantes (2-1) : « Les joueurs faisaient confiance à Bruno. Je n’ai pas du tout eu l’impression que, malgré la troisième défaite en une semaine, le match d’hier était la conséquence d’une équipe qui lâchait son entraîneur. C’était plutôt la conséquence d’une spirale négative ». Difficile de nier l’existence de cette spirale de la lose, entre les csc contre Dijon puis les blessés à Nantes.

« Ceux qui espèrent qu’on ne soit pas sur le podium sont en train de se tromper »

Jean-Michel Aulas a également détaillé ce qui l’avait amené, après plusieurs heures de discussions, à accepter la décision de son coach, qu’il a qualifié de « garçon respectable et respecté » et de « très digne ».

« Bruno m’a demandé de pouvoir prendre du recul à la fin de la saison pour libérer l’institution. Il m’a expliqué qu’on aurait plus de chances d’avoir dans le stade une réception enthousiasmante et non pas blessante contre Angers. J’ai senti que c’était humainement le bon moment de le faire et ça donnait plus de chances à l’équipe de battre Angers vendredi. »

JMA ne s’en cache pas : il souhaite aussi via cet épisode « responsabiliser les joueurs » pour les six dernières journées de Ligue 1, dans lesquelles l’OL va désormais devoir s’arracher pour se qualifier en Ligue des champions. « Je peux vous assurer que ceux qui espèrent qu’on ne soit pas sur le podium sont en train de se tromper », ose-t-il, défiant sans trembler le karma, même en pleine crise.