FC Nantes-OL: Avenir immédiat de Genesio? Jean-Michel Aulas sème (un peu) le trouble

FOOTBALL Après le revers (2-1) encaissé à Nantes vendredi soir, le président lyonnais a encore une fois tiré la sonnette d’alarme et s’est montré ambigu sur l’avenir (avant la fin de saison) de son entraîneur

David Phelippeau

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Jean-Michel Aulas.
Jean-Michel Aulas. — SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP
  • Lyon s’est incliné (2-1) à Nantes vendredi soir, une troisième défaite d’affilée toutes compétitions confondues.
  • Le président Jean-Michel Aulas, très inquiet, a pointé du doigt certains choix de Bruno Genesio.
  • Il s’est montré aussi flou sur l’avenir à très court terme de son entraîneur.

Genesio a fait « une causerie époustouflante », selon son président Jean-Michel Aulas, qui manifestement était aux premières loges. Le joli discours n’a pas eu l’effet escompté. Lyon a encore plongé et s’est incliné (2-1) à Nantes vendredi soir. Pour la troisième fois d’affilée. En toute fin de match, les stadiers, chargés de l’espace visiteurs, ont dû calmer la petite colonie de fans lyonnais qui avaient fait le déplacement. Ces derniers ont sans doute estimé que la prestation de l’OL était encore inacceptable face (encore) à une formation visant le maintien. Mené, Lyon a pourtant égalisé par un éclair de génie de Terrier (41e), mais en deuxième mi-temps, les Lyonnais – fébriles défensivement – ont fini par craquer sur un coup franc du Nantais Limbombe.

Le retour de la PlayStation

Mais où va Lyon, assuré néanmoins d’être toujours 3e à la fin de cette journée ? Assuré lundi matin d’y être, mais au soir de la 38e journée, le doute semble s’instiller sérieusement dans l’esprit de Genesio et de son président. « On a des objectifs de fin de saison, observe Genesio. On est déçu par rapport à ça. Ce sont trois nouveaux points de perdus dans cette perspective. » Jean-Michel Aulas emploie des termes plus forts comme pour taper encore du poing sur la table. Et le voilà qui ressort son histoire de console : « Ce n’est pas un jeu de PlayStation, c’est un championnat et les enjeux économiques sont considérables. On n’a pas le droit de se tromper. Quand on se trompe sur une PlayStation, on refait une partie, là, quand on se trompe, les conséquences économiques sont considérables ! »

Aulas semble critiquer certains choix…

Le président lyonnais cherche des solutions : « Bruno fait ce qu’il peut, mais il n’est pas récompensé. Il est malheureux d’une part et en difficultés d'autre part. Il faut bien réfléchir. Il y a sans doute des leviers qu’on n’a pas encore activés. » Et il ne se gêne pas pour tirer (un peu) sur son entraîneur et sur son choix de laisser au coup d’envoi des Fekir, Depay, Marcelo, Traoré etc sur le banc : « Quand vous mettez six titulaires sur le banc alors qu’ils sont parmi les joueurs les plus réputés et pour lesquels le club a investi le plus, ça veut dire que le staff et l’entraîneur ont vraiment essayé de trouver la solution, y compris en piquant les plus expérimentés. »

L’avenir de Genesio ? « Il faut que je réfléchisse », dit Aulas

Bruno Genesio menacé avant la fin de l’exercice 2018-2019 ? La question est légitime quand on entend Aulas. Ce dernier sème le trouble. Sa réponse n’est pas nette. « Ce n’est pas un choix qui aura des implications pour faire mieux, lance d’abord le président de l’OL. Renvoyer un entraîneur pour terminer, ce n’est pas envisageable. » OK, donc c’est clair, Bruno Genesio ira jusqu’à au moins mi-mai. Puis, Aulas se montre ambigu : « Maintenant, il faut que je réfléchisse, que je concerte les gens autour de moi et que je discute avec Bruno [Genesio] pour savoir s’il a l’énergie pour terminer… pour le moment, il a montré qu’il l’avait. » Mais, jusqu’à quand ?