OL-Stade Rennais: Immense désillusion pour les Lyonnais, plombés par Marcelo et encore privés de titre (2-3)

FOOTBALL Le Stade Rennais a créé la sensation, ce mardi, en se qualifiant pour la finale de la Coupe de France grâce à son succès (2-3) au Parc OL

Jérémy Laugier

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Benjamin André peut jubiler: Rennes a réussi un drôle d'exploit à Lyon. JEFF PACHOUD
Benjamin André peut jubiler: Rennes a réussi un drôle d'exploit à Lyon. JEFF PACHOUD — AFP
  • L’OL n’a pas su gérer son rendez-vous clé de la fin de saison. Son revers surprise, ce mardi contre Rennes (2-3) en demie de Coupe de France, va clairement faire tache au moment du bilan.
  • D’emblée fébriles défensivement et guère inspirés sur le plan offensif, les Lyonnais ont été plombés par Marcelo, coupable sur les deux premiers buts bretons.
  • Délivré par un ultime but de son défenseur Ramy Bensebaini (2-3, 81e), le Stade Rennais n’a pas volé sa place en finale, contre le PSG ou Nantes.

Voilà donc une septième saison de rang sans titre pour l’OL. Battus par le Stade Rennais à la surprise générale ce mardi en demi-finale de Coupe de France (2-3), les Lyonnais ont vécu une nouvelle désillusion, à un succès d’un retour au Stade de France. Très remontés, les deux virages du Parc OL ont en partie scandé des « Genesio, démission» à la fin de la rencontre.

Marcelo (encore) en galère. Présenté comme le taulier défensif de l’OL dès son arrivée, durant l’été 2017, Marcelo n’a jamais réellement convaincu sur la durée. Pire, après une première saison oscillant entre fébrile et moyen, le défenseur central brésilien plombe très souvent son équipe depuis huit mois. L’ancien joueur du Besiktas a choisi un drôle de moment pour signer sa masterpiece ce mardi.

D’emblée sur un fil dans son duel avec Mbaye Niang, Marcelo a trouvé le moyen de craquer après un centre sur lequel il était pourtant le mieux placé au départ. Mais extrêmement passif dans son intervention, il s’est fait devancer par Mbaye Niang, bien malin sur le coup (0-1, 40e). Rebelote sur le deuxième but rennais : corner d’Hatem Ben Arfa et Benjamin André, laissé complètement libre par Marcelo, a pu signer à sa guise un coup de tête rageur (1-2, 55e).

Des réactions, seulement des réactions à Lyon. Evoquer un OL irrégulier, y compris dans un même match, est devenu un sacré pléonasme. Là aussi, la rencontre de ce mardi a parfois pu virer à la caricature. Sans la moindre maîtrise, avec seulement trois petites frappes cadrées à la pause, dont une véritable occasion pour Nabil Fekir (36e), les Lyonnais ne méritaient pas mieux.

Leur entame de seconde période a certes été plus convaincante avec l’égalisation rapide de Bertrand Traoré (1-1, 47e). Mais même ce deuxième acte est un enchaînement de montagnes russes, malgré l’entrée en jeu de Memphis Depay (69e) et un penalty généreux offert à Moussa Dembélé après « une main » de Benjamin André (2-2, 75e).

Les Rennais sont vraiment allés chercher la qualif'. Timorés en Ligue 1 vendredi dans cette même affiche (0-1), les Bretons ont montré un tout autre visage. A l’image d’un Hatem Ben Arfa très en jambes, Rennes n’a pas volé son sésame pour le Stade de France fin avril. A 1-2 en leur faveur, les joueurs de Julien Stéphan ont eu des wagons d’occases franches pour tuer la rencontre.

Benjamin Bourigeaud a été repris in extremis par Lucas Tousart (61e), Mbaye Niang a gâché un centre d’Ismaïla Sarr (64e), Hatem Ben Arfa n'a pas cadré de loin (69e) et Benjamin Bourigeaud a failli piéger Anthony Lopes, qui avait anticipé le centre (71e). Le héros du soir a finalement été Ramy Bensebaini (2-3, 81e). D'une belle frappe du pied droit, le défenseur algérien a envoyé 25.000 supporters rennais au Stade de France, le 27 avril, contre le PSG ou Nantes.