OL-Hoffenheim: Proches d'un énième rebond, les Lyonnais s'écroulent (2-2) et compromettent leur avenir européen

FOOTBALL Après avoir mené 2-0 au terme d’une première demi-heure emballante, l’OL a trouvé le moyen de se faire rejoindre dans le temps additionnel par Hoffenheim, pourtant réduit à dix (2-2)...

Jérémy Laugier

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Très en vue en première période ce mercredi, Nabil Fekir et les Lyonnais ont fini par s'écrouler en fin de rencontre face à Hoffenheim.
Très en vue en première période ce mercredi, Nabil Fekir et les Lyonnais ont fini par s'écrouler en fin de rencontre face à Hoffenheim. — Laurent Cipriani/AP/SIPA
  • Quatre jours après son nul insipide (1-1) contre Bordeaux, l’OL a d’emblée montré un tout autre visage ce mercredi en Ligue des champions face à Hoffenheim.
  • Portés par des buts de Nabil Fekir et Tanguy Ndombele, les Lyonnais ont mené 2-0 après une demi-heure de jeu et se sont retrouvés à 11 contre 10 à la suite de l’expulsion de Kasim Adams Nuhu (51e).
  • Malgré ces conditions idéales pour quasiment filer vers les 8es de finale de Ligue des champions, l’OL a reculé au point d’être rejoint (2-2) dans le temps additionnel, comme deux semaines plus tôt en Allemagne.

L’OL a failli retrouver son art du rebond. Comme si souvent depuis trois ans, c’est dos au mur que les Lyonnais ont signé un match plutôt emballant, ce mercredi face à Hoffenheim, menant 2-0, avant de s’écrouler dans la dernière demi-heure… à 11 contre 10 et de voir Pavel Kaderabek tout changer en égalisant dans le temps additionnel (2-2, 90e+2).

Genesio sort un 3-5-2 de nulle part. Après avoir tenté sans réussite trois systèmes de jeu différents contre Bordeaux (1-1), Bruno Genesio a opté pour un quatrième dans ce match déjà décisif sur la scène européenne. Même en ne disposant que de trois défenseurs de métier dans son effectif (Marcelo, Denayer et Morel), il a choisi le 3-5-2, pour la première depuis octobre 2016 et un revers (0-1) contre la Juve en Ligue des champions.

Cette volonté de sécurité défensive a semblé plutôt probante si on en croit les 16 tirs concédés, loin des 26 de l’aller. Dès la première période, Anthony Lopes a tout de même été déterminant face à Ishak Belfodil (24e) et Kerem Demirbay (30e). Et l’OL ne s’est finalement pas rassuré derrière au vu du finish cauchemardesque.


Ferland Mendy s’est éclaté. Totalement amorphes samedi en L1, les Lyonnais avaient davantage besoin de folie que d’une rigueur tactique pleinement maîtrisée. Dès ses premiers ballons, Ferland Mendy a incarné cette insouciance, aux côtés d’Houssem Aouar et Nabil Fekir en mode masterclass. C’est simple, dans ce 3-5-2 favorisant ses envies offensives, le latéral gauche était partout. Sa superbe tentative du droit a échoué sur le montant de Baumann, avant que Nabil Fekir ne conclue (1-0, 20e).

L’ancien Havrais a ensuite adressé le centre en retrait décisif pour Tanguy Ndombele (2-0, 28e). Il a régalé Nabil Fekir de deux autres services qui aurait pu être décisifs (54e, 70e) et a même failli conclure des contres (60e, 90e). Rien que pour lui, ce système de jeu mériterait d’être revu.


Tout s’écroule à 11 contre 10. Après l’expulsion de Kasim Adams Nuhu (51e), et avec deux buts d’avance, tout semblait extrêmement bien embarqué pour l’OL, qui n’avait virtuellement besoin que d’un nul contre City ou au Shakhtar pour se qualifier en 8es de finale de Ligue des champions.

Mais plusieurs balles de break définitif manquées plus tard, avec notamment un Memphis Depay assez cata (et sifflé par le Parc OL), les Lyonnais ont vécu une fin de match immonde, entre la réduction de l’écart inattendue d’Andrej Kramaric (2-1, 65e), et l’égalisation trop attendue de Pavel Kaderabek (2-2, 90e+2). Sortis sous les huées de leur public, les partenaires de Nabil Fekir sont encore bien malades.