OL-Hoffenheim: En vrai, cette égalisation coup de massue change tout en vue de la qualif' ou pas?

FOOTBALL Comme à l'aller, l'OL a lâché mercredi deux points dans le temps additionnel contre Hoffenheim (2-2). De quoi nourrir des regrets et des incertitudes pour la qualification en 8es de finale de Ligue des champions...

Jérémy Laugier

— 

Hoffenheim jubile après l'égalisation de son défenseur Pavel Kaderabek. Pour Houssem Aouar et l'OL, c'est la désillusion.
Hoffenheim jubile après l'égalisation de son défenseur Pavel Kaderabek. Pour Houssem Aouar et l'OL, c'est la désillusion. — Laurent Cipriani/AP/SIPA
  • Une nouvelle fois repris dans le temps additionnel, mercredi contre Hoffenheim (de 2-0 à 2-2, à 11 contre 10), l’OL s’est compliqué la vie dans son groupe de Ligue des champions.
  • « 20 Minutes » fait le point sur les chances de qualif des Lyonnais pour les 8es de finale de la compétition avant de recevoir Manchester City puis de se déplacer au Shakhtar.

« On laisse filer deux points qui nous qualifiaient quasiment pour les 8es. » A l’image de Bruno Genesio, tout l’OL était sonné mercredi, après avoir vu Hoffenheim lui remonter deux buts (2-2), à 10 contre 11 pendant près d’une mi-temps, avec en bonus track une égalisation dans le temps additionnel, comme deux semaines plus tôt en Allemagne (3-3). « Ce match peut se terminer à 4-0 en étant efficaces », estime même Jean-Michel Aulas.

Comme le président lyonnais était branché foot fiction mercredi, voici ce qu’on aurait retenu du groupe F, à deux journées de la fin, sans cette maudite égalisation de Pavel Kaderabek (2-2, 90e+2), qui a abandonné sans forcer le semblant de marquage de Bertrand Traoré.

  • On aurait retrouvé Manchester City à 9 points, l’OL à 8, Hoffenheim et le Shakhtar à 2.
  • Autant dire que Lyon aurait eu 8 orteils en 8es de finale, avec la possibilité d’un nul le 27 novembre au Parc OL contre la bande à Pep : ça aurait permis aux Lyonnais d’assurer définitivement leur qualif et aux Citizens d’être quasi certains de finir premiers de la poule.

« On reste malgré tout dans une bonne position »

Bon, on sait, on s’en fout pas mal de cette configuration tip top qui tendait les bras à l’OL pendant plus de 70 minutes mercredi. « On reste malgré tout dans une bonne position », assure Bruno Genesio, toujours invaincu cette année dans la compétition (1 victoire et 3 nuls). Voici la situation véritable du groupe F ce jeudi.

Au classement du groupe F de Ligue des champions, l'OL est toujours dans une posture favorable.
Au classement du groupe F de Ligue des champions, l'OL est toujours dans une posture favorable. - Capture d'écran UEFA.COM

Première info à avoir en tête : le calendrier des matchs avec OL-Manchester City donc et Hoffenheim-Shakhtar le 27 novembre, puis Shakhtar-OL et City-Hoffenheim le 12 décembre. Deux scénarios rêvés semblent se dégager pour déboucher le champagne dès ce mois-ci à Lyon :

  • L’OL réalise le même immense coup qu’à l’Etihad Stadium (1-2) et domine à nouveau le champion d’Angleterre en titre. En raison d’un goal-average particulier favorable sur Hoffenheim, les 8es de finale seraient officiellement atteints.
  • Dans ce groupe où le nul est roi pour les poursuivants de City, un statu quo avec des nuls sur les deux terrains dans trois semaines garantirait là aussi la qualif en 8es.

Aucun 8e de finale de Ligue des champions depuis 2012

Par contre, en cas de défaite le 27 novembre, il ne faut pas rêver, a minima un match nul devrait être nécessaire en Ukraine pour retrouver les phases finales de l’épreuve reine, sept ans après un dernier 8e de finale maudit contre l’Apoël Nicosie (1-0, 0-1, 3-4 aux tirs au but).

Les rendez-vous de championnat entourant OL-Man City seront extrêmement différents, avec West Ham et Bournemouth d’un côté, et le redoutable enchaînement ASSE puis LOSC de l’autre. Autant vous dire que rien qu’à cet énoncé, on peut légitimement redouter que la qualif soit bien à arracher le 12 décembre au Shakhtar, dans un véritable 16e de finale.