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Est-ce une chance pour les Bleus d'avoir «les voyants qui clignotent»?

France-Etats-Unis: «On va aller au Mondial avec les voyants qui clignotent»... Et si finalement ce match servait aux Bleus?

FOOTBALLL'équipe de France a signé samedi un décevant nul (1-1), lors du dernier match de préparation contre les Etats-Unis, avant de s'envoler en Russie pour le Mondial...
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Incapables d’être efficaces et emballants dans le jeu, les Bleus ont dû se contenter d’un surprenant nul (1-1), samedi face à la sélection américaine.
  • Finalement, à une semaine du premier match de l’équipe de France lors de la Coupe du monde en Russie, ce dernier rendez-vous poussif n’est pas un mal pour un bien ?

Au Parc OL (Lyon),

« On n’a pas fait un très très très bon match. » Nos félicitations à Benjamin Pavard, auteur samedi à la fois d’une passe décisive sur l’égalisation de Kylian Mbappé (1-1, 78e) et de l’euphémisme de la soirée. Empruntés face à la défense à cinq américaine, en « manque de peps » (dixit Didier Deschamps), les Bleus ont bafouillé leur football pour leur dernier match de préparation avant le Mondial russe.

Mais dans le fond, ce ne serait pas une bonne chose, notamment après les multiples louanges reçues par l’attaque Griezmann-Mbappé-Dembélé la semaine passée contre l’Italie (3-1) ? « J'aurais préféré gagner 5-0, mais sous le coup de l’euphorie, on serait allé là-bas en se disant que ce n’est ''que l’Australie'', explique Didier Deschamps. Au moins, on va partir avec les voyants qui clignotent un peu. »

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« C’est perfectible mais tout n’est pas à jeter »

Un peu… ou beaucoup au vu du manque d’allant offensif montré samedi ? Ce 4-4-2 en losange récent n’a notamment pas porté chance à Olivier Giroud, hors du coup et sorti pour se faire recoudre six points de suture au niveau de l’arcade. L’attaquant de Chelsea était plutôt lucide sur les difficultés de ces Bleus-là.

« « On a essayé de se trouver mais c’est perfectible. On a eu du mal à jouer dans la verticalité et à trouver des joueurs entre leurs lignes. On ne peut pas être au top à chaque match. Il ne faut pas croire qu’on va tout le temps marquer trois buts. Il y a des fois où l’adversaire étudie bien votre jeu et vous tombez sur un os. Mais tout n’est pas à jeter. » »

« C’était compliqué car ils étaient cinq derrière »

Antoine Griezmann y est aussi allé de sa petite sortie sur ce 4-4-2 en losange, dans lequel il a occupé la pointe haute au milieu, comme Nabil Fekir face à l’Irlande (2-0). « Nous essayons de mettre en place un nouveau système de jeu qu’on essaie d’améliorer et de mettre un peu à notre sauce, indique le meilleur buteur de l’Atlético de Madrid. Il nous reste encore une semaine pour le maîtriser à la perfection. On va essayer de retrouver la justesse technique, mais je suis tranquille avec ça. »

Hormis ce losange encore frais, quelles sont les explications à cette véritable contre-performance. Benjamin Pavard met en avant « les jambes lourdes » du groupe en fin de préparation. Pour Antoine Griezmann, « c’était compliqué car ils étaient cinq derrière ». Une problématique face aux blocs défensifs bas que les habitués du Parc OL n’ont pas découvert seulement avec ce France-Etats-Unis cette saison.

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« C’est bien qu’on soit un peu en difficulté »

« C’est bien d’avoir eu ce match car c’est possible qu’on ait ce type d’opposition dès la première rencontre en Russie », se projette Raphaël Varane. Un sentiment partagé par un Antoine Griezmann assez cash : « Il n’y a pas de match facile, l’Australie et le Pérou, ça va être pareil. Le Danemark aussi, ça va être chiant ! » Un excellent teasing pour ceux qui ont déjà déchanté devant ce dernier match de préparation si peu emballant.

« Il ne faut pas dramatiser mais apprendre de nos erreurs », insiste Raphaël Varane, qui espère voir « une dynamique positive se créer » dès samedi prochain. Une dynamique positive que pourrait incarner Kylian Mbappé, encore décisif samedi et optimiste avant de rejoindre la Russie. « C’est bien qu’on soit un peu en difficulté, assure-t-il. On a vu que sur certains points, nous étions vulnérables et c’est enrichissant pour la suite. Il y a des moments où on n’a pas su emballer le match. C’est la stricte vérité, il y a encore des détails à régler, vous l’avez vu et nous aussi. » Si peu, si peu Kylian…