Equipe de France: «On ne fait pas une course à la médiatisation», on ne parle que des attaquants mais c'est pas grave

FOOTBALL Raphaël Varane n’en veut pas à ses attaquants de monopoliser l’attention de tout le monde…

A Clairefontaine, N.C.

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Dembélé, Griezmann, Pogba et Mbappé à l'entraînement à Nice, le 31 mai 2018.
Dembélé, Griezmann, Pogba et Mbappé à l'entraînement à Nice, le 31 mai 2018. — Claude Paris/AP/SIPA

Le raid exceptionneeeeeeeel de Dembelé par-ci, le crochet fulgurant de Mbappé par-là, le coup de patte de Griezmann pour envelopper le tout… En équipe de France, ces derniers temps, il n’y en a que pour les attaquants. On se régale de leur jeunesse et de leur qualité technique, on se demande dans quel système les faire jouer pour exploiter au mieux leur talent.

Mais une Coupe du monde, ma bonne dame, ça se gagne aussi (et surtout) avec une grosse défense. Ce n’est pas Deschamps qui dira le contraire. Alors, est-ce qu’on ne se focaliserait pas un peu trop sur ce qui se passe devant ? Raphaël Varane était là pour répondre à la question, mercredi, à Clairefontaine.

« Franchement, ça ne nous dérange pas du tout. Ce n’est pas notre objectif qu’on parle de nous. Les attaquants ont toujours été plus médiatisés, mais c’est normal, ils peuvent être spectaculaires. On ne fait pas une course à la médiatisation, dit le défenseur du Real Madrid. Nous on se régale de les voir, sauf à l’entraînement ! En défense, la réponse est collective. En attaque, un joueur peut faire basculer le match, changer le destin d’une équipe. »

Il y en aurait, pourtant, des choses à dire sur la défense des Bleus. L’axe Varane-Umtiti n’est pas encore très rassurant, les latéraux ne sont pas fixés, avec Pavard et Hernandez qui poussent fort derrière Sidibé et Mendy… On est loin de la forteresse de 1998 ou 2006.

« Notre objectif est d’être solide. L’équipe de France doit être une équipe difficile à bouger, il faut que les adversaires craignent ça, explique Varane. On a encore des progrès à faire dans les automatismes, en club on joue dans des systèmes différents, avec des coachs qui ne demandent pas les mêmes choses dans le placement ou la relance. Il nous faut des repères, du temps pour jouer sans même réfléchir, se couvrir les uns les autres presque les yeux fermés. On est encore en rodage, je n’ai pas d’inquiétude. » Attention, c’est bientôt, quand même, le premier match.