VIDEO. Fan absolu du TFC, biographe de Pascal Dupraz... Depuis Chypre, Andreas Nittis voit la vie en Violet

FOOTBALL Futur professeur des écoles à Chypre, Andreas Nittis (22 ans) vit au rythme du TFC depuis l’enfance…

Nicolas Stival

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Andreas Nittis, supporter chypriote du TFC, au côté de Pascal Dupraz, l'entraîneur du TFC.
Andreas Nittis, supporter chypriote du TFC, au côté de Pascal Dupraz, l'entraîneur du TFC. — A. Nittis
  • Depuis 2005, le jeune Chypriote reste fidèle au TFC, même dans les (nombreux) mauvais moments.
  • Il cherche à publier un ouvrage sur la vie de Pascal Dupraz, le désormais ancien entraîneur toulousain.

A notre connaissance, il reste à ce jour le seul être humain à arborer un tatouage de Pantxi Sirieix, à Chypre comme ailleurs. L’histoire d’Andreas Nittis est connue de tout supporter toulousain qui se respecte. Le jeune homme de 22 ans voue un culte au TFC depuis l'enfance, plus précisément depuis 2005.

Andreas Nittis, fan chypriote du TFC, à côté de Pantxi Sirieix, joueur emblématique du club qu'il s'est fait tatouer sur son avant-bras droit.

« Je voulais trouver un club avec une atmosphère familiale, explique le fondateur des Jokers chypriotes, groupe d’une vingtaine de fans Violets. Je souhaitais aussi être différent et je découvrais les clubs de Ligue 1. Tous les gens soutenaient Lyon  qui gagnait beaucoup de titres à l’époque, comme le PSG aujourd’hui. J’ai choisi Toulouse car les fans, sur Facebook, m’ont considéré d’emblée comme leur frère. »

Depuis 2007 et même pendant son service militaire de deux ans, obligatoire sur son île, le futur professeur des écoles n’a pas raté un match des Violets à la télé, sur son ordinateur, sur son portable ou au Stadium, où il tente de venir une à deux fois par an. « La dernière fois, c’était en novembre dernier contre Metz, où j’ai été honoré par mon équipe », raconte celui qui entretient des relations d’amitié avec de nombreux joueurs, anciens (Ali Ahamada, son chouchou toutes époques confondues, dont il anime la page Facebook) ou actuels (Kelvin Amian).

Le 0-0 bien tristoune face à la lanterne rouge lorraine ne valait pas forcément le voyage, mais l’essentiel était (presque) ailleurs. « J’ai interviewé Pascal Dupraz. J’écris un livre sur lui qui sera bientôt disponible. Il est fini à 95 %. » Reste à trouver un éditeur… et un traducteur, puisqu’Andreas Nittis est bien plus à l’aise en anglais qu’en français.

«J'étais harcelé pour ma passion pour le TFC»

« Si quelqu’un est intéressé, je profite de cet entretien pour faire passer le message ». C’est fait… « C’est un joli livre d'une centaine de pages, depuis son enfance jusqu’à aujourd’hui, avec des histoires qu’il n’avait jamais racontées. »

Le 22 janvier, Dupraz (qui n’a pas répondu à notre sollicitation) a cédé la place à Michaël Debève, mais Andreas continue de correspondre avec le technicien savoyard, dont le fameux discours d’Angers est également tatoué sur son bras droit.

« Il est si gentil, il ne m’a jamais oublié. J’essaierai de lui rendre visite chez lui. » Après l’avènement de Debève, l’étudiant à l’université de Nicosie craignait l’inexpérience du Picard. Depuis, son TFC a gagné deux matchs de L1 et s’est extirpé de la zone de relégation. « Je suis un petit peu plus optimiste, mais j’ai toujours peur », avoue-t-il. Le calendrier à venir, avec notamment les réceptions de Paris et Monaco, samedi puis le 24 février, ont il est vrai de quoi effrayer le supporter violet le plus enthousiaste.

Mais même en cas de catastrophe sportive en fin de saison, Andreas Nittis ne lâchera pas son club. Pas après ce qu’il a pu traverser, avec le soutien de sa famille.

« Au début, j’étais harcelé à cause de ma passion pour le TFC. A l’école, tout le monde me disait que mon club n’était pas assez fort pour mériter mon soutien. Mais j’ai eu raison de ne jamais abandonner. Aujourd’hui, je suis fier de cette histoire, et de mon équipe. »