OM: Marseille colle un set à Metz mais Rami «a le sentiment d'avoir perdu» (et il n'a pas tout à fait tort)

FOOTBALL L’OM aborde une période de six matchs en vingt jours avec quelques interrogations, après avoir encaissé trois buts contre Metz... 

J.S.-M.

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Luiz Gustavo a encore été acclamé par le Vélodrome.
Luiz Gustavo a encore été acclamé par le Vélodrome. — B. Langlois / AFP
  • Match complètement dingue, ce vendredi, au Vélodrome : les attaquants marseillais se sont baladés face à Metz (six buts, un triplé de Thauvin, et des réalisations de Sanson, Germaine et Mitroglou).
  • Mais la défense a craqué, trois fois, en fin de deuxième mi-temps. 

Luiz Gustavo​ n’a besoin ni d’un brassard, ni même d’élever la voix pour remettre sèchement ses coéquipiers dans le droit chemin. « Les gars, c’est la dernière fois qu’on fait comme ça ! » a-t-il lancé. L'OM venait pourtant de coller un set au FC Metz… Ou d’encaisser trois buts face au dernier de Ligue 1, tout dépend dans quel sens on le prend ( 6-3).

Adil Rami a choisi de le prendre mal, très mal, même :

Il n’y a même pas la joie de gagner, on est hyper déçu. On a le sentiment d’avoir perdu. Il faut se remettre au boulot, c’est inadmissible de prendre trois buts. C’est bien de se faire plaisir, mais mon plaisir à titre individuel, c’est de ne pas prendre de buts. Je pense que je vais passer une sale nuit. Collectivement, il va falloir poser les bonnes questions.

Rami y va un peu fort quand il dénonce une « faute professionnelle » collective, mais il n’a pas tort, et il faut se poser les questions. On en voit trois, a minima.

>> Ce relâchement, c’était juste un faux pas ?

Une saison de Ligue 1 peut se jouer à pas grand-chose, Valère Germain est au courant. « A Monaco, l’an dernier, on encaissait peu de buts, car on sait que ça peut coûter cher en fin de saison », a-t-il soufflé. A 5-0, l'OM avait enfin rattrapé le goal-average de Lyon et s’approchait de celui de Monaco… Et pourtant, les Marseillais ont alors multiplié les fautes de concentration et lâché un peu le pressing. Précisons, à leur crédit, que c’est une première cette saison. « C’est bien qu’on soit puni cette fois, ça nous servira de leçon », souriait le capitaine Dimitri Payet (d’ailleurs dans un très bon soir).

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>> Pourquoi la défense semble-t-elle parfois si lente ?

C’est un de ses points forts cette saison : l’OM possède une des défenses les plus solides de Ligue 1 (la quatrième meilleure avant ce match, la huitième après). Possède ou possédait ? Depuis deux matchs, elle nous donne l’impression de retomber dans ses travers de la saison dernière : lenteur, manque de communication, erreurs stupides. L’ignoble relance de la tête de Rolando, sur le premier but de Mollet, est un bon exemple.

« Ça a crié dans le vestiaire, le coach nous a remontés les bretelles », avouait piteusement Thauvin. Et Payet  d’enchaîner : « Ils se sont amusés dans notre défense comme pas permis… L’OM doit être plus ambitieux défensivement. »

>> Mitroglou pas encore sorti d’affaire ?

On l’a enfin vu sourire. Pas longtemps, pas beaucoup, mais pour la première fois depuis longtemps, Kostas Mitroglou a esquissé autre chose qu’une moue boudeuse, ce vendredi. Avant de lâcher un « thank you » et un bisou sur le front à Dimitri Payet, qui lui a offert (littéralement) l’occasion d’enfin se relancer. Le Grec a marqué son premier but depuis trois mois, son troisième, seulement, depuis son arrivée à l’OM. Pourtant, il nous inquiète toujours autant : ses appels à contretemps, son manque de conviction pour aller gratter des ballons… Et ce dernier geste qui le fuit : avant ce but marqué dans un but vide, il s’est loupé à bout portant (ou disons que Kawashima l’a devancé), sur corner.

Des loupés inquiétants. Un manque de compréhension avec ses coéquipiers aussi. Mis à part cette passe quasi caritative de Payet, il n’a quasiment jamais été trouvé. « J’aurais pu mieux lui mettre certains centres », reconnaissait Valère Germain. Après le coup de sifflet, les deux hommes se sont expliqués, dans le rond central. Un échange moins musclé que le rappel à l’ordre de Luiz Gustavo… Mais tout aussi crucial. ​