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« Le combat le plus difficile de ma vie », raconte Evenepoel avant son retour

Flèche brabançonne : « Le combat le plus difficile de ma vie », raconte Remco Evenepoel avant son grand retour

come-backLe coureur belge a beaucoup souffert depuis son accident à l’entraînement aux mois de décembre
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

C’est l’heure pour Remco Evenepoel. Quatre mois après son grave accident lors d’un entraînement, le coureur belge effectue son grand retour vendredi, sur la Flèche brabançonne. Soulagé de remettre un dossard, chose dont il a réellement douté. Sa fracture à l’épaule droite héritée de ce choc violent avec la portière d’une camionnette de la poste belge, en décembre, avait laissé le double champion olympique de Paris au fond du trou.

« Le chemin pour arriver là où je suis aujourd’hui a été très dur et éprouvant. Sans aucun doute, c’est le combat le plus difficile de ma vie jusqu’à présent. Mentalement et physiquement, je peux honnêtement dire que j’ai touché le fond. J’étais sous terre. J’ai vraiment douté de mon avenir », a-t-il révélé cette semaine sur Instagram.

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Le champion belge de 25 ans en connu de nombreuses galères, pourtant, depuis le début de sa carrière. Il n’a jamais connu une saison tranquille, à l’exception de 2022, année de son doublé Vuelta-Mondiaux. En 2020, il s’était relevé avec une fracture du bassin après une terrible gamelle sur le Tour de Lombardie. En avril 2024, il avait subi des fractures de la clavicule et de l’omoplate au Tour du Pays basque.

Pas là « pour finir 34e »

Au final, ces expériences douloureuses lui ont permis, assure-t-il, de revenir « au moins aussi fort qu’avant », même si son épaule le fait encore souffrir, les nerfs ayant été sévèrement touchés. « Il est compétitif. Ses blessures font partie du passé. Il est totalement rétabli. Mais si nous considérons 100 % comme étant sa meilleure forme, il est évident qu’il n’y est pas encore », a estimé son entraîneur à la Soudal Quick-Step Koen Pelgrim au quotidien La Dernière Heure.

Vendredi, les 162 kilomètres d’un parcours exigeant dans la banlieue de Bruxelles serviront de révélateur. « Remco, c’est Remco, il ne vient pas pour finir 34e », a poursuivi Pelgrim. La tâche ne sera tout de même pas facile. Parmi ses adversaires figure notamment Wout Van Aert, qui ambitionne de sauver son printemps après les revers de ces dernières semaines (4e au Ronde et à Roubaix).

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Evenepoel, qui a fait du Tour de France le grand objectif de sa saison, enchaînera avec les trois classiques ardennaises : l’Amstel, la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Dimanche à Valkenburg, il retrouvera sur sa route Tadej Pogacar. Le champion du monde slovène, auteur d’une campagne flandrienne majuscule (vainqueur du Tour des Flandres et deuxième à Roubaix), est dans la forme de sa vie. Un duel qu’Evenepoel « attend avec impatience ».