VIDEO. Lyon: «Pépère» ou «complet avec beaucoup de cardio»… La marche nordique est-elle vraiment un sport?

DECOUVERTE L’événement NordicWalkinLyon permet aux Lyonnais de découvrir, les 13 et 14 octobre, la marche nordique. L’occasion de se demander si cette pratique « en plein boom » est perçue comme un véritable sport…

Jérémy Laugier

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Plus de 2.000 participants sont attendus samedi à Lyon pour cet événement de marche nordique d'ampleur unique pour une grande ville en France.
Plus de 2.000 participants sont attendus samedi à Lyon pour cet événement de marche nordique d'ampleur unique pour une grande ville en France. — Vincent Piccerelle
  • Lyon devrait accueillir plus de 2.000 personnes, samedi 13 et dimanche 14 octobre, pour NordicWalkinLyon.
  • Ce rendez-vous peut permettre de découvrir une discipline encore méconnue du grand public, bien qu'« en plein boom ».
  • 20 Minutes a cherché à savoir auprès des marcheurs nordiques s’ils considéraient leur passion, plutôt pratiquée par « des jeunes seniors », comme un sport à part entière.

Une semaine après la course, place à la marche à Lyon. L’incontournable Run in Lyon va en effet être suivi, samedi 13 et dimanche 14 octobre, du  NordicWalkin’Lyon. Importée de Finlande dans les années 90, la marche nordique est annoncée « en plein boom » en France, notamment depuis que la fédération d’athlétisme en est devenue délégataire en 2010.

« Je suis stupéfaite de voir tous les jours des pratiquants dans des parcs à Paris », indique Annabel Lascar Kam, organisatrice avec KCIOP de l’événement à Lyon, ainsi que de l’EuroNordicWalk Vercors en juin. Plus de 2.000 participants sont attendus pour cette troisième édition traversant Lyon, du parc de Gerland à la Croix-Rousse en passant par Confluence et Fourvière via des formules de 7 à 20 km (350 m de dénivelé positif). Finalement, a-t-on affaire ici à un véritable sport à part entière ?

« La dépense énergétique est digne d’une pratique sportive »

« On ne va pas se mentir, c’est un sport assez doux essentiellement pratiqué par des femmes ayant entre 40 et 65 ans, explique Annabel Lascar Kam. On peut faire un parallèle avec le fitness car ça papote pas mal durant un grand échauffement collectif et assez festif. » Même si l’événement du week-end à Lyon (le seul de cette ampleur dans une grande ville en France) s’effectue sans chrono (ni classement donc), il ne peut pas être seulement perçu comme un simple loisir. « Je peux vous assurer que lorsqu’il y a une maîtrise technique avec les bras propulsant les jambes, la dépense énergétique est digne d’une pratique sportive », confie Camille Génieux, directeur des opérations de NordicWalkin’Lyon.

Découvrant en 2013 qu’elle souffrait d’un grave problème cardiaque, Francine Turell (45 ans) a vu comme « une bouffée d’air frais » la pratique de la marche nordique. Ne pouvant plus prendre part à des courses à pied, la voici pour la deuxième fois à NordicWalkin’Lyon, où elle se fixe de marcher à environ 7 km/h. « C’est un sport très simple… mais pas si simple que ça. Il y a un geste à maîtriser et c’est très complet, avec notamment beaucoup de cardio », apprécie cette Drômoise, « convertie absolue ».

« Pour les ultra-trailers, c’est une bonne technique à acquérir »

« Des médecins vont jusqu’à prescrire la marche nordique à certains patients se remettant d’une maladie ou d’une greffe, tant c’est moins traumatisant que la course pour les articulations », insiste Annabel Lascar Kam. Accompagnateur en montagne et instructeur de marche, Xavier Bastien va encore plus loin.

« Il y a beaucoup d’idées reçues sur le sujet. La pratique de la marche nordique dépend de l’intensité qu’on veut y mettre. J’ai pu présenter l’activité de manière un peu pépère à un club du troisième âge comme encadrer le team Quechua de raid multisport. Pour les ultra-trailers, c’est une bonne technique à acquérir afin de préserver ses articulations. Ils peuvent économiser leurs dépenses énergétiques et réduire de 30 % les impacts au niveau des genoux et des cervicales en gérant au mieux le quatre pattes. »

Une jolie formule pour décrire cette activité où les bâtons jouent un rôle vraiment prépondérant… et sportif, non ?

De 22 à 33 euros. Inscriptions sur place avec prêt de bâtons possible, samedi 13 et dimanche 14 octobre au Palais des sports de Gerland. Plus d’informations ici.