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Fini le cavalier seul… Riner va reporter le kimono de l’équipe de France

Judo : Fini le cavalier seul… Teddy Riner va reporter le kimono de l’équipe de France

SPONSOREn 2018, le désormais triple champion olympique avait obtenu le droit de porter la tenue d’un autre sponsor que celui des Bleus
Nicolas Stival

N.S.

C’est peut-être un détail pour vous, mais pour la Fédération française de judo, ça veut dire beaucoup. Celle-ci a annoncé ce mercredi que Teddy Riner allait combattre sous les couleurs d’Adidas, le fournisseur officiel de la fédé depuis 2022. En 2018, le désormais triple champion olympique et décuple champion du monde avait été autorisé à faire bande à part, et utilisait depuis deux ans la marque qu’il a créée, Fight Art.

Elu président de la Fédération en novembre 2020, Stéphane Nomis souhaite que tous les internationaux portent le kimono de l’équipe de France. « Nous avions un problème de forme à régler, et nous l’avons fait dans les meilleures conditions, indique ce dernier. Je remercie Teddy d’être revenu sur des acquis. Je sais que nous partageons les mêmes valeurs chères au judo : entraide et prospérité mutuelle. »

Un accord valable seulement lors des compétitions

Lors des championnats du monde de Doha, du 7 au 14 mai, Riner (qui fêtera ses 34 ans vendredi) se présentera donc en Adidas. Mais il pourra s’habiller en Fight Art lors des entraînements, stages, et démonstrations.



La Fédération espère que cet accord pourra être dupliqué au cas de Clarisse Agbegnenou. En février, la double championne olympique avait concouru au Grand Slam de Tel-Aviv avec un kimono de son sponsor personnel, Mizuno. De retour à la compétition après un congé maternité, elle avait pris l’exemple de Riner pour se justifier. La Fédération l'avait sanctionnée en la privant de son entraîneur référent en équipe de France, Ludovic Delacotte, pour la compétition.


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Ce mercredi, après l’annonce du retour au bercail de Riner, Agbegnenou a réagi sur son compte Instagram : « En ce qui me concerne, j’étais et suis toujours en "négociation" avec la fédération, la solution de secours qui m’a été proposée de leur part, était, je cite "racheter mon contrat Mizuno", chose que j’ai refusée », explique-t-elle. « Double D [entreprise qui détient la licence mondiale Adidas dans les sports de combat] m’a également proposé une solution financière, même réponse de ma part. De notre côté, nous avons proposé trois possibilités en date du 23 mars, mais à ce jour aucun retour de leur part. » En cinq mots, ce n’est pas gagné.