F1 : Nelson Piquet lourdement condamné pour ses propos racistes et homophobes contre Lewis Hamilton

DIscriminations Les déclarations du triple champion du monde brésilien lui coûtent l’équivalent de 880.000 euros

N.S.
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Nelson Piquet au côté du pilote de F1 Valtteri Bottas, le 30 juin 2018 en marge du Grand Prix d'Autriche.
Nelson Piquet au côté du pilote de F1 Valtteri Bottas, le 30 juin 2018 en marge du Grand Prix d'Autriche. — Glenn Dunbar / LAT Images / Sipa

Il a eu beau « s’excuser de tout cœur » et évoquer des propos mal traduits, lorsqu’ils avaient filtré en juin dernier, cela n’a pas suffi. Nelson Piquet a été condamné vendredi par le 20e Tribunal civil de Brasilia à une amende de 5 millions de reals (environ 880.000 euros) pour ses déclarations racistes et homophobes contre Lewis Hamilton. Quatre associations de défense de droits de l’homme avaient attaqué en justice le triple champion du monde, aujourd’hui âgé de 70 ans. Les fonds récoltés doivent servir à promouvoir l’égalité raciale et lutter contre les discriminations qui touchent la communauté LGBTQIA+.

Dans un entretien datant de novembre 2021, mais qui a fait scandale quelques mois plus tard, le septuagénaire avait traité le Britannique de « petit noir » (« neguinho » en version originale) en revenant sur un incident avec le Néerlandais Max Verstappen au premier tour du Grand Prix de Grande-Bretagne 2021. « Le petit noir a mis sa voiture et l’a laissée parce qu’il n’y avait aucun moyen pour lui de dépasser deux voitures dans ce virage », avait déclaré Piquet, dont la fille est la compagne de Verstappen, dans une interview vidéo accordée au site Motorsports.com.

« Une infraction intolérable » pour le juge

D’autres propos avaient ensuite filtré, où Piquet employait le même terme, couplé à des expressions homophobes, pour parler de la rivalité entre le septuple champion du monde et l’Allemand Nico Rosberg lorsque tous les deux pilotaient pour Mercedes.



Selon le site Internet du quotidien brésilién O Globo, le juge Pedro Matos de Arruda a évoqué une « infraction intolérable », « d’autant plus quand on considère l’impact qui lui est donné lorsqu’il s’agit d’une personne aussi reconnue et admirée que l’accusé ». « Reconnue » certes. « Admirée », peut-être pas.