F1 : Nelson Piquet s’« excuse de tout cœur » après ses propos racistes contre Lewis Hamilton

FORMULE 1 L’ancien champion brésilien de F1 Nelson Piquet avait déclenché un tollé après avoir qualifié Lewis Hamilton de « neguinho » (« petit noir ») dans un entretien

N.S. avec AFP
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Nelson Piquet (à droite) au côté de Jean Alesi et de Lewis Hamilton, lors des obsèques du triple champion du monde de Formule 1 Niki Lauda, le 29 mai 2019 à Vienne.
Nelson Piquet (à droite) au côté de Jean Alesi et de Lewis Hamilton, lors des obsèques du triple champion du monde de Formule 1 Niki Lauda, le 29 mai 2019 à Vienne. — Joe Klamar / AFP

Des excuses accompagnées d’une petite leçon de linguistique. C’est ainsi que Nelson Piquet a tenté de se sortir de la polémique déclenchée par ses propos à l’égard de Lewis Hamilton, sur fond de racisme. Le Brésilien, triple champion du monde de Formule 1, avait qualifié le Britannique, sept fois titré, de « petit noir » (« neguinho » en VO) dans la vidéo d’un entretien remontant à novembre 2021, mais ressortie ces derniers jours.

« Je m’excuse de tout cœur auprès de tous ceux qui ont été affectés, y compris Lewis, qui est un pilote incroyable », a fait savoir Piquet (69 ans) dans un communiqué, « mais la traduction dans certains médias qui circule maintenant sur les médias sociaux n’est pas correcte ».

« Le petit noir a mis sa voiture et l’a laissée parce qu’il n’y avait aucun moyen pour lui de dépasser [et d’avoir] deux voitures dans ce virage », avait déclaré le sexagénaire dans cette interview vidéo à Motorsports.com. Il faisait allusion au premier tour du Grand Prix de Grande-Bretagne 2021, où Max Verstappen (le compagnon de sa fille) avait fini violemment dans le mur, le contraignant à l’abandon.

« Un synonyme de "gars" ou de "personne" », selon Piquet

Mercredi, Piquet, soutien affiché du président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, a voulu « clarifier les histoires qui circulent dans les médias ». « Ce que j’ai dit était mal réfléchi et je ne m’en défends pas, mais je tiens à préciser que le terme utilisé est un terme qui a été largement et historiquement utilisé dans la langue portugaise brésilienne comme synonyme de "gars" ou de "personne" et qu’il n’a jamais été destiné à offenser », assure-t-il.

« Je n’utiliserais jamais le mot dont on m’a accusé dans certaines traductions. Je condamne fermement toute suggestion selon laquelle j’aurais utilisé ce mot dans le but de rabaisser un pilote en raison de sa couleur de peau », ajoute l’ancien pilote.

Mardi, Hamilton avait réagi : « Ce sont plus que des paroles. Ces mentalités archaïques doivent changer et n’ont pas de place dans notre sport ». Les propos de Piquet avaient aussi été largement condamnés dans le monde de la F1, par la Fédération internationale de l’automobile (FIA), par Formula 1, l’organisateur du Championnat du monde, et par des écuries et autres pilotes.