Tour de France : « Voyons d’abord les parcours »… Remco Evenepoel ne dit pas (encore ?) non à la Grande Boucle

cyclisme Le prodige belge n'est pas censé disputer tout de suite le Tour de France, mais ses récents succès sur la Vuelta et aux Mondiaux pourraient changer la donne

N.C. avec AFP
Remco Evenpoel en avril 2022.
Remco Evenpoel en avril 2022. — /SIPA

La question brûle les lèvres de tous les amateurs de cyclisme, depuis la démonstration du petit prodige sur la Vuelta puis au championnat du monde. Remco Evenepoel va-t-il tenter dès l’année prochaine de mettre la main sur le Tour de France ? Pas sûr, mais le débat est en tout cas ouvert au sein de l’équipe Quick-Step, malgré les réticences du boss Patrick Lefevere. Le coureur belge de 22 ans va attendre de « voir les parcours » avant de décider sur quel grand Tour il s’alignera en 2023, a-t-il lui-même annoncé ce lundi lors d’une conférence de presse vidéo.

« Je sais qu’après mon succès en Espagne (en septembre), il y a eu beaucoup de commentaires de personnes qui veulent me voir très vite sur le Tour de France. Mais, je reste très calme par rapport à cela. Il faut avancer pas à pas, a déclaré Evenepoel. Avec l’équipe, on a un plan. Et, comme ce fut le cas cette année, nous n’avons jamais changé ce plan. Je n’ai que 22 ans et beaucoup d’années devant moi. La Vuelta a été un grand pas vers mon grand rêve (de remporter le Tour). Mais cela peut prendre beaucoup de temps pour atteindre son rêve. »

Une histoire de chronos

« Si ça ne tient qu’à moi, Remco ne disputera pas le Tour de France avant 2024 », avait dit son manager Patrick Lefevere, fin septembre. Mais la porte n’est donc pas fermée. « On va regarder les parcours et notamment les profils et les kilomètres (à parcourir) contre-la-montre. Quand on aura ces données, on pourra décider quelle course on fait. Pas avant », a détaillé le prodige flamand, premier vainqueur belge d’un grand tour depuis Johan De Muynck au Giro en 1978.

Dans cette optique, le prochain Tour d’Italie pourrait plaire au champion du monde puisque le Giro débutera par un contre-la-montre sélectif de 18 kilomètres qui devrait convenir à ses qualités de rouleur-grimpeur. Celui qui a aussi remporté Liège-Bastogne-Liège cette saison a par ailleurs répété qu’il ne compte pas quitter son équipe actuelle malgré des rumeurs l’envoyant chez Ineos.

« Je suis surpris par ce que j’ai entendu (concernant l’intérêt de plusieurs équipes, dont Ineos). Il n’y a rien. J’ai encore trois ans de contrat (avec Quick-Step). J’ai confiance en mes équipiers. Ils ont confiance en moi. Je n’ai aucune raison de partir », a conclu Evenepoel qui disputera mardi en Belgique Binche-Chimay-Binche, sa première course avec le maillot arc-en-ciel.